Waly Diouf Bodian recadre Me Omar Youm sur le rôle de l’Assemblée nationale

Face aux sorties critiques de l’ancien ministre Me Omar Youm concernant le travail de l’Assemblée nationale et la contestation budgétaire, le responsable politique Waly Diouf Bodian est monté au créneau. Dénonçant une posture sélective et amnésique, l'ancien haut responsable pointe l’incohérence de l’opposition et rappelle les principes constitutionnels d’un Parlement souverain.



La confrontation politique se poursuit entre la nouvelle majorité et les figures de l’ancien régime. Intervenant sur les débats qui secouent l'hémicycle, Waly Diouf Bodian a fermement répliqué aux attaques de l'ancien ministre et responsable de l'opposition, Me Omar Youm, au sujet des tensions entre les députés et les propositions budgétaires de l'exécutif.

Waly Diouf Bodian a tenu à rappeler le passé ministériel de Me Omar Youm sous la présidence de Macky Sall, déplorant une mémoire à géométrie variable. Selon lui, l'ancien ministre est resté silencieux à une époque où l’Assemblée nationale se pliait quasi systématiquement à la volonté du chef de l'État : « Lorsque Macky Sall était à la fois président de la République et chef de parti, l’Assemblée nationale se pliait systématiquement à la volonté de l’exécutif. À cette époque, Omar Youm était ministre, mais il ne dénonçait pas une situation dans laquelle la volonté d’un seul homme semblait s’imposer aux députés. »

Défendant la légitimité du contrôle parlementaire actuel, le responsable politique souligne que la confrontation démocratique fait partie intégrante de la vie institutionnelle. Pour Waly Diouf Bodian, le Parlement constitue le lieu par excellence du débat contradictoire, et la majorité parlementaire est parfaitement fondée à rejeter un budget qu'elle juge contraire aux intérêts sociaux de la population.

Face aux accusations d'imblocage ou de crise institutionnelle brandies par l'opposition, Waly Diouf Bodian a conclu son intervention en renvoyant ses contradicteurs aux textes fondamentaux : si la nouvelle dynamique parlementaire déplaît aux tenants de l'ancien régime, il appartient aux autorités compétentes de conseiller l'usage des prérogatives constitutionnelles, notamment la dissolution de l'Assemblée nationale, pour trancher la représentativité politique devant le peuple.

Rédigé par le Mardi 20 Octobre 2026 à 17:21