Bruxelles (Belgique) — Face à l'urgence migratoire, Bruxelles serre la vis sur les réseaux sociaux. La commissaire européenne à la Souveraineté technologique, à la Sécurité et à la Démocratie, Henna Virkkunen, a annoncé que les géants du numérique TikTok et Meta ont activé des protocoles de crise. Cette décision fait suite à une vague soudaine de tentatives d'entrées illégales de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, en grande partie alimentée par de fausses informations en ligne.
Un mécanisme ad hoc de coopération avec les fact-checkers
Dans le cadre de ce dispositif d’urgence mis en place ce lundi, la Commission européenne a connecté directement les plateformes Meta et TikTok à des réseaux de fact-checkers (vérificateurs de faits) spécialisés dans le contexte local.
Interrogé mardi, un porte-parole de la Commission, Balazs Ujvari, a précisé les modalités de cette collaboration :
Signalement ciblé : Les experts locaux alertent en temps réel les plateformes sur l’apparition de contenus problématiques et de « désinformation nuisible ».
Application des règles : Cette aide extérieure vise à épauler les réseaux sociaux dans l’application de leurs propres conditions d'utilisation, sachant que Meta et TikTok se sont tous deux engagés à bannir les contenus liés au trafic d'êtres humains.
Coordination renforcée : La Commission, Europol et les directions des plateformes maintiennent un contact quotidien et un niveau de coordination accru.
Le cadre du règlement européen sur les services numériques (DSA)
Cette action s'inscrit directement dans le cadre du code de conduite contre la désinformation prévu par le DSA (Digital Services Act), un outil fondé sur une coopération volontaire en temps de crise.
Si l'exécutif européen juge pour l'instant cet outil efficace, il se tient prêt à « aller plus loin si nécessaire ». Un groupe de travail sur l'intégrité de l'espace de l'information doit se réunir prochainement pour évaluer l'opportunité d'activer d'autres leviers coercitifs prévus par le règlement européen.
Une rumeur virale à l'origine de la tragédie
Fin juillet, des dizaines de milliers de personnes ont pris d'assaut la frontière terrestre et maritime de Ceuta, entraînant la mort par noyade de dizaines de migrants tentant de gagner l'enclave espagnole à la nage.
Cette ruée d'une ampleur inédite ces dernières années serait alimentée par une rumeur virale propagée sur les réseaux sociaux, affirmant faussement que toute personne parvenant à franchir la frontière de Ceuta obtiendrait automatiquement le droit de circuler librement en Europe. C'est précisément cette propagation numérique que Bruxelles et les plateformes entendent endiguer.
Un mécanisme ad hoc de coopération avec les fact-checkers
Dans le cadre de ce dispositif d’urgence mis en place ce lundi, la Commission européenne a connecté directement les plateformes Meta et TikTok à des réseaux de fact-checkers (vérificateurs de faits) spécialisés dans le contexte local.
Interrogé mardi, un porte-parole de la Commission, Balazs Ujvari, a précisé les modalités de cette collaboration :
Signalement ciblé : Les experts locaux alertent en temps réel les plateformes sur l’apparition de contenus problématiques et de « désinformation nuisible ».
Application des règles : Cette aide extérieure vise à épauler les réseaux sociaux dans l’application de leurs propres conditions d'utilisation, sachant que Meta et TikTok se sont tous deux engagés à bannir les contenus liés au trafic d'êtres humains.
Coordination renforcée : La Commission, Europol et les directions des plateformes maintiennent un contact quotidien et un niveau de coordination accru.
Le cadre du règlement européen sur les services numériques (DSA)
Cette action s'inscrit directement dans le cadre du code de conduite contre la désinformation prévu par le DSA (Digital Services Act), un outil fondé sur une coopération volontaire en temps de crise.
Si l'exécutif européen juge pour l'instant cet outil efficace, il se tient prêt à « aller plus loin si nécessaire ». Un groupe de travail sur l'intégrité de l'espace de l'information doit se réunir prochainement pour évaluer l'opportunité d'activer d'autres leviers coercitifs prévus par le règlement européen.
Une rumeur virale à l'origine de la tragédie
Fin juillet, des dizaines de milliers de personnes ont pris d'assaut la frontière terrestre et maritime de Ceuta, entraînant la mort par noyade de dizaines de migrants tentant de gagner l'enclave espagnole à la nage.
Cette ruée d'une ampleur inédite ces dernières années serait alimentée par une rumeur virale propagée sur les réseaux sociaux, affirmant faussement que toute personne parvenant à franchir la frontière de Ceuta obtiendrait automatiquement le droit de circuler librement en Europe. C'est précisément cette propagation numérique que Bruxelles et les plateformes entendent endiguer.