Trois responsables entendus sur la gestion du programme
La commission d’enquête parlementaire consacrée au programme « Un étudiant, un ordinateur » a poursuivi ses investigations avec l’audition de trois responsables, anciens et actuels, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI).
Présidée par El Hadji Guèye, la commission a entendu Malick Sow, secrétaire général du ministère de 2016 à 2019, Fary Sèye, qui occupe cette fonction depuis 2019, ainsi que le professeur Amadou Abdoul Sow, ancien directeur général de la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES) entre 2017 et 2024.
Les députés ont notamment cherché à clarifier les responsabilités de chacun dans le fonctionnement du ministère et leur niveau d’implication dans la conduite du programme. Les relations entre le secrétariat général, le ministre et les différentes directions ont ainsi constitué un axe central des échanges.
Malick Sow affirme n’avoir signé aucun acte lié au programme
Au cours de son audition, Malick Sow a déclaré n’avoir jamais reçu de rapports de la DGES concernant le programme « Un étudiant, un ordinateur ». Il a également affirmé n’avoir signé aucun acte relatif à sa mise en œuvre.
L’ancien secrétaire général a par ailleurs soulevé la question de l’absence du programme dans le plan de passation des marchés. Cette observation renvoie aux interrogations de la commission sur les procédures retenues pour engager les dépenses et conclure les marchés liés à l’acquisition des ordinateurs.
Les députés ont également examiné l’autonomie financière de la DGES, consacrée par un décret signé en 2011, afin de mieux comprendre la répartition des compétences entre les structures du ministère.
Fary Sèye met en avant les limites du rôle du secrétaire général
Nommé secrétaire général du MESRI en 2019, Fary Sèye a, pour sa part, soutenu que cette fonction n’était pas directement associée à la gestion du programme.
Il a notamment évoqué les limites de son intervention dans le contrôle de la régularité des contrats conclus par la DGES, au regard de la répartition des compétences entre les différentes structures administratives.
Ces déclarations ont contribué aux échanges sur le circuit administratif du programme, notamment sur les mécanismes de supervision, de contrôle et de validation des actes liés aux marchés.
Amadou Abdoul Sow défend le manuel de procédures du programme
L’audition du professeur Amadou Abdoul Sow, directeur général de la DGES de 2017 à 2024, a principalement porté sur les fondements juridiques ayant servi à lancer et à attribuer les marchés du programme « Un étudiant, un ordinateur ».
L’ancien responsable a maintenu que le manuel de procédures élaboré spécifiquement pour le programme constituait le cadre de référence de sa mise en œuvre. Selon ses explications, ce document permettait de soustraire les opérations concernées à l’application du Code des marchés publics.
Il a également indiqué que les documents qu’il signait étaient, selon lui, des conventions conformes aux dispositions de ce manuel, même lorsque certains portaient la mention « contrat ».
Cette question du cadre juridique constitue un point important des investigations parlementaires. La commission cherche notamment à déterminer les règles effectivement appliquées lors de la contractualisation des marchés et les fondements sur lesquels reposaient les décisions prises.
Les déclarations de l’ancien directeur général constituent, à ce stade, des éléments recueillis dans le cadre de l’enquête et ne suffisent pas, à elles seules, à établir la régularité ou l’irrégularité des procédures contestées.
Treize comptes bancaires évoqués lors de l’audition
Les députés ont également interrogé Amadou Abdoul Sow sur les treize comptes bancaires attribués à la DGES.
Sur ce point, l’ancien directeur général a renvoyé les membres de la commission vers le directeur du financement de l’enseignement supérieur (DFES), sans apporter de précisions détaillées sur l’ensemble des comptes concernés.
Il a toutefois identifié principalement le compte de dépôt utilisé pour le paiement des fournisseurs d’ordinateurs ainsi qu’un compte ouvert auprès d’Ecobank, destiné au fonctionnement de la direction générale.
La question des comptes bancaires et des circuits de paiement s’inscrit dans l’examen plus large des flux financiers liés au programme. Les informations recueillies doivent permettre aux députés de mieux comprendre les modalités de gestion des ressources et les responsabilités des différents intervenants.
La commission poursuit ses investigations
À travers ces auditions, la commission d’enquête parlementaire cherche à reconstituer la chaîne administrative, juridique et financière du programme « Un étudiant, un ordinateur ».
La répartition des responsabilités entre le secrétariat général et la DGES, le recours à un manuel de procédures spécifique, l’absence évoquée du programme dans le plan de passation des marchés et l’utilisation des comptes bancaires figurent parmi les questions examinées.
Les conclusions définitives dépendront de l’ensemble des témoignages recueillis et des documents analysés par les députés.
La commission d’enquête parlementaire consacrée au programme « Un étudiant, un ordinateur » a poursuivi ses investigations avec l’audition de trois responsables, anciens et actuels, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI).
Présidée par El Hadji Guèye, la commission a entendu Malick Sow, secrétaire général du ministère de 2016 à 2019, Fary Sèye, qui occupe cette fonction depuis 2019, ainsi que le professeur Amadou Abdoul Sow, ancien directeur général de la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES) entre 2017 et 2024.
Les députés ont notamment cherché à clarifier les responsabilités de chacun dans le fonctionnement du ministère et leur niveau d’implication dans la conduite du programme. Les relations entre le secrétariat général, le ministre et les différentes directions ont ainsi constitué un axe central des échanges.
Malick Sow affirme n’avoir signé aucun acte lié au programme
Au cours de son audition, Malick Sow a déclaré n’avoir jamais reçu de rapports de la DGES concernant le programme « Un étudiant, un ordinateur ». Il a également affirmé n’avoir signé aucun acte relatif à sa mise en œuvre.
L’ancien secrétaire général a par ailleurs soulevé la question de l’absence du programme dans le plan de passation des marchés. Cette observation renvoie aux interrogations de la commission sur les procédures retenues pour engager les dépenses et conclure les marchés liés à l’acquisition des ordinateurs.
Les députés ont également examiné l’autonomie financière de la DGES, consacrée par un décret signé en 2011, afin de mieux comprendre la répartition des compétences entre les structures du ministère.
Fary Sèye met en avant les limites du rôle du secrétaire général
Nommé secrétaire général du MESRI en 2019, Fary Sèye a, pour sa part, soutenu que cette fonction n’était pas directement associée à la gestion du programme.
Il a notamment évoqué les limites de son intervention dans le contrôle de la régularité des contrats conclus par la DGES, au regard de la répartition des compétences entre les différentes structures administratives.
Ces déclarations ont contribué aux échanges sur le circuit administratif du programme, notamment sur les mécanismes de supervision, de contrôle et de validation des actes liés aux marchés.
Amadou Abdoul Sow défend le manuel de procédures du programme
L’audition du professeur Amadou Abdoul Sow, directeur général de la DGES de 2017 à 2024, a principalement porté sur les fondements juridiques ayant servi à lancer et à attribuer les marchés du programme « Un étudiant, un ordinateur ».
L’ancien responsable a maintenu que le manuel de procédures élaboré spécifiquement pour le programme constituait le cadre de référence de sa mise en œuvre. Selon ses explications, ce document permettait de soustraire les opérations concernées à l’application du Code des marchés publics.
Il a également indiqué que les documents qu’il signait étaient, selon lui, des conventions conformes aux dispositions de ce manuel, même lorsque certains portaient la mention « contrat ».
Cette question du cadre juridique constitue un point important des investigations parlementaires. La commission cherche notamment à déterminer les règles effectivement appliquées lors de la contractualisation des marchés et les fondements sur lesquels reposaient les décisions prises.
Les déclarations de l’ancien directeur général constituent, à ce stade, des éléments recueillis dans le cadre de l’enquête et ne suffisent pas, à elles seules, à établir la régularité ou l’irrégularité des procédures contestées.
Treize comptes bancaires évoqués lors de l’audition
Les députés ont également interrogé Amadou Abdoul Sow sur les treize comptes bancaires attribués à la DGES.
Sur ce point, l’ancien directeur général a renvoyé les membres de la commission vers le directeur du financement de l’enseignement supérieur (DFES), sans apporter de précisions détaillées sur l’ensemble des comptes concernés.
Il a toutefois identifié principalement le compte de dépôt utilisé pour le paiement des fournisseurs d’ordinateurs ainsi qu’un compte ouvert auprès d’Ecobank, destiné au fonctionnement de la direction générale.
La question des comptes bancaires et des circuits de paiement s’inscrit dans l’examen plus large des flux financiers liés au programme. Les informations recueillies doivent permettre aux députés de mieux comprendre les modalités de gestion des ressources et les responsabilités des différents intervenants.
La commission poursuit ses investigations
À travers ces auditions, la commission d’enquête parlementaire cherche à reconstituer la chaîne administrative, juridique et financière du programme « Un étudiant, un ordinateur ».
La répartition des responsabilités entre le secrétariat général et la DGES, le recours à un manuel de procédures spécifique, l’absence évoquée du programme dans le plan de passation des marchés et l’utilisation des comptes bancaires figurent parmi les questions examinées.
Les conclusions définitives dépendront de l’ensemble des témoignages recueillis et des documents analysés par les députés.