Une tontine pharaonique et un système mis en cause
L’affaire trouve son origine en décembre 2025, lorsque la prévenue lance une nouvelle phase d'une tontine d'envergure organisée à Keur Massar. Le montage financier prévoyait dix souscriptions : chaque participante devait verser la somme mensuelle de 1,2 million de FCFA pendant onze mois, avec à la clé une cagnotte globale de 12,6 millions de FCFA.
Cependant, selon les révélations de L'Observateur, le système s’est brutalement enrayé en avril 2026. À la barre, la gestionnaire s’est défendue en rejetant la faute sur les premiers bénéficiaires : plusieurs membres, après avoir touché leur cagnotte, auraient cessé d'honorer leurs cotisations, provoquant un effet domino et l'effondrement irrémédiable de la chaîne de paiement. Cinq participantes se sont ainsi retrouvées lésées, sans recevoir les fonds promis.
Des plaignantes de la diaspora lourdement pénalisées
L'enquête et les débats d'audience ont mis en lumière le lourd préjudice subi par les victimes, au premier rang desquelles figurent des compatriotes vivant en Italie :
D. Camara, installée dans la péninsule, affirme avoir injecté un total de 4,8 millions de FCFA dans cette opération après une première expérience positive. En plus du préjudice financier, elle a dû effectuer trois allers-retours entre l'Italie et le Sénégal pour suivre la procédure judiciaire, multipliant les frais de transport et de séjour. Un remboursement partiel d'un million de FCFA lui avait toutefois été versé après son dépôt de plainte à la gendarmerie.
A. Dianko, également basée en Italie, a raconté avoir cotisé 1,2 million de FCFA chaque mois durant un semestre sur la recommandation d'un proche, sans jamais voir la couleur de la cagnotte escomptée.
Face au tribunal, la défense des parties civiles a exigé des réparations à la hauteur des sacrifices consentis. Pour D. Camara, le préjudice financier brut couplé aux frais de voyage a été évalué à plusieurs millions, tandis que pour A. Dianko, l'avocat a réclamé le remboursement de six millions de FCFA assortis de quatre millions de dommages et intérêts.
Une défense axée sur la bonne foi, rejetée par la justice
Tout au long du procès, l'avocat de la prévenue a vigoureusement contesté la qualification d’escroquerie préméditée, plaidant plutôt pour une simple défaillance financière involontaire liée aux impayés de certains membres. S. Carlos, tout en livrant des versions parfois contradictoires sur le nombre exact de victimes, a réaffirmé sa volonté de rembourser l'intégralité des sommes dues et a imploré la clémence du juge.
Des promesses jugées insuffisantes par la juridiction répressive, qui a validé la constitution d'escroquerie en raison des engagements non tenus et des reports successifs constatés depuis le début de l'affaire. La couturière devra purger une peine d’emprisonnement ferme de deux mois, assortie de quatre mois avec sursis, tout en restant sous le coup de l'obligation de dédommager les plaignantes.
L’affaire trouve son origine en décembre 2025, lorsque la prévenue lance une nouvelle phase d'une tontine d'envergure organisée à Keur Massar. Le montage financier prévoyait dix souscriptions : chaque participante devait verser la somme mensuelle de 1,2 million de FCFA pendant onze mois, avec à la clé une cagnotte globale de 12,6 millions de FCFA.
Cependant, selon les révélations de L'Observateur, le système s’est brutalement enrayé en avril 2026. À la barre, la gestionnaire s’est défendue en rejetant la faute sur les premiers bénéficiaires : plusieurs membres, après avoir touché leur cagnotte, auraient cessé d'honorer leurs cotisations, provoquant un effet domino et l'effondrement irrémédiable de la chaîne de paiement. Cinq participantes se sont ainsi retrouvées lésées, sans recevoir les fonds promis.
Des plaignantes de la diaspora lourdement pénalisées
L'enquête et les débats d'audience ont mis en lumière le lourd préjudice subi par les victimes, au premier rang desquelles figurent des compatriotes vivant en Italie :
D. Camara, installée dans la péninsule, affirme avoir injecté un total de 4,8 millions de FCFA dans cette opération après une première expérience positive. En plus du préjudice financier, elle a dû effectuer trois allers-retours entre l'Italie et le Sénégal pour suivre la procédure judiciaire, multipliant les frais de transport et de séjour. Un remboursement partiel d'un million de FCFA lui avait toutefois été versé après son dépôt de plainte à la gendarmerie.
A. Dianko, également basée en Italie, a raconté avoir cotisé 1,2 million de FCFA chaque mois durant un semestre sur la recommandation d'un proche, sans jamais voir la couleur de la cagnotte escomptée.
Face au tribunal, la défense des parties civiles a exigé des réparations à la hauteur des sacrifices consentis. Pour D. Camara, le préjudice financier brut couplé aux frais de voyage a été évalué à plusieurs millions, tandis que pour A. Dianko, l'avocat a réclamé le remboursement de six millions de FCFA assortis de quatre millions de dommages et intérêts.
Une défense axée sur la bonne foi, rejetée par la justice
Tout au long du procès, l'avocat de la prévenue a vigoureusement contesté la qualification d’escroquerie préméditée, plaidant plutôt pour une simple défaillance financière involontaire liée aux impayés de certains membres. S. Carlos, tout en livrant des versions parfois contradictoires sur le nombre exact de victimes, a réaffirmé sa volonté de rembourser l'intégralité des sommes dues et a imploré la clémence du juge.
Des promesses jugées insuffisantes par la juridiction répressive, qui a validé la constitution d'escroquerie en raison des engagements non tenus et des reports successifs constatés depuis le début de l'affaire. La couturière devra purger une peine d’emprisonnement ferme de deux mois, assortie de quatre mois avec sursis, tout en restant sous le coup de l'obligation de dédommager les plaignantes.