TAMBACOUNDA — L'Antenne régionale de Tambacounda de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) a démantelé le 2 mai 2026 un réseau de traite d'êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle opérant dans la ville. Une ressortissante nigériane a été interpellée au quartier Liberté, poursuivie pour traite de personnes, exploitation sexuelle et proxénétisme.
Un schéma classique du trafic transnational
L'affaire a éclaté suite à la plainte d'une victime, elle aussi de nationalité nigériane. Recrutée au Nigeria en mars 2025 sous la promesse d'un emploi de vendeuse au Sénégal, elle a découvert à son arrivée à Tambacounda la réalité de sa situation : contrainte à la prostitution pour rembourser une prétendue dette de voyage fixée à 2 500 000 francs CFA. Un mécanisme bien documenté dans les réseaux de traite ouest-africains, où la dette fictive sert d'outil de contrôle sur la victime.
Au moment de son interpellation, la victime avait déjà versé 1 630 000 francs CFA, soit plus des deux tiers de la somme réclamée. Il lui restait encore 870 000 francs CFA à rembourser.
Des menaces mystiques pour maintenir l'emprise
Pour s'assurer de la soumission de sa victime, la mise en cause avait eu recours à des menaces d'ordre mystique. Elle avait sollicité les services d'un féticheur — un «Juju man» — basé au Nigeria, pratique couramment utilisée dans les réseaux de traite nigérians pour terroriser psychologiquement les victimes et les empêcher de fuir ou de porter plainte.
Lors de son interrogatoire, la suspecte a reconnu l'ensemble des faits. Elle a confirmé s'être associée à des compatriotes pour financer le voyage de la victime — 440 000 francs CFA — dans le seul but d'en tirer profit par l'exploitation sexuelle, et avoir délibérément utilisé les menaces mystiques comme levier de coercition.
Les preuves saisies à son domicile
La perquisition menée à son domicile a permis de saisir un téléphone portable, des documents d'identité dont une fausse carte d'identité nigériane produite au Bénin, des préservatifs, du lubrifiant ainsi qu'une somme d'argent directement issue de l'activité d'exploitation.
La mise en cause a été placée en garde à vue puis déférée au Tribunal de grande instance (TGI) de Tambacounda.
La police invite toute personne disposant d'informations utiles à contacter gratuitement le 800 00 17 00.
Un schéma classique du trafic transnational
L'affaire a éclaté suite à la plainte d'une victime, elle aussi de nationalité nigériane. Recrutée au Nigeria en mars 2025 sous la promesse d'un emploi de vendeuse au Sénégal, elle a découvert à son arrivée à Tambacounda la réalité de sa situation : contrainte à la prostitution pour rembourser une prétendue dette de voyage fixée à 2 500 000 francs CFA. Un mécanisme bien documenté dans les réseaux de traite ouest-africains, où la dette fictive sert d'outil de contrôle sur la victime.
Au moment de son interpellation, la victime avait déjà versé 1 630 000 francs CFA, soit plus des deux tiers de la somme réclamée. Il lui restait encore 870 000 francs CFA à rembourser.
Des menaces mystiques pour maintenir l'emprise
Pour s'assurer de la soumission de sa victime, la mise en cause avait eu recours à des menaces d'ordre mystique. Elle avait sollicité les services d'un féticheur — un «Juju man» — basé au Nigeria, pratique couramment utilisée dans les réseaux de traite nigérians pour terroriser psychologiquement les victimes et les empêcher de fuir ou de porter plainte.
Lors de son interrogatoire, la suspecte a reconnu l'ensemble des faits. Elle a confirmé s'être associée à des compatriotes pour financer le voyage de la victime — 440 000 francs CFA — dans le seul but d'en tirer profit par l'exploitation sexuelle, et avoir délibérément utilisé les menaces mystiques comme levier de coercition.
Les preuves saisies à son domicile
La perquisition menée à son domicile a permis de saisir un téléphone portable, des documents d'identité dont une fausse carte d'identité nigériane produite au Bénin, des préservatifs, du lubrifiant ainsi qu'une somme d'argent directement issue de l'activité d'exploitation.
La mise en cause a été placée en garde à vue puis déférée au Tribunal de grande instance (TGI) de Tambacounda.
La police invite toute personne disposant d'informations utiles à contacter gratuitement le 800 00 17 00.