Touba : la police de Ndamatou démantèle un réseau de faussaires aux méthodes audacieuses

Touba, le 25 février 2026 – Le commissariat d’arrondissement de Ndamatou a réussi un coup de filet majeur en mettant fin aux activités d’un réseau de faussaires particulièrement ingénieux. Six individus ont été interpellés et placés en garde à vue pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en documents administratifs. Ce groupe s’était spécialisé dans la production de documents de véhicules apocryphes, allant jusqu'à tenter de tromper la vigilance des enquêteurs au sein même de leur enceinte.



L’affaire a trouvé son origine dans la nuit du 23 au 24 février dernier, lors d’une patrouille de routine sur la corniche « Serigne Modou ». Les policiers ont intercepté une moto Jakarta circulant sans éclairage ni plaque d’immatriculation. Le conducteur a alors présenté un Certificat de Mise en Consommation (CMC) dont la non-conformité a immédiatement éveillé les soupçons des agents. Face à cette irrégularité, l'engin a été conduit à la fourrière du commissariat pour des vérifications approfondies.

C’est à ce moment que les malfaiteurs ont déployé une stratégie de contournement inédite. Un complice est parvenu à s’introduire discrètement dans la fourrière du commissariat pour photographier le numéro de châssis de la moto saisie. L’image a circulé via WhatsApp entre un mécanicien et un vendeur avant de parvenir à un confectionneur de faux documents. Ce dernier a produit, en un temps record, un nouveau certificat calqué sur les caractéristiques réelles de l'engin pour tenter de récupérer la moto légalement.

La supercherie a été rapidement démasquée par les enquêteurs lors de la présentation du second document. Grâce à l’exploitation minutieuse des traces numériques et des échanges téléphoniques, la police a pu remonter toute la chaîne criminelle, aboutissant à l’arrestation de six suspects. Cette enquête, qui se poursuit actuellement, met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue face à la modernisation des méthodes utilisées par les réseaux de faussaires dans la ville sainte de Touba.

Rédigé par Kamalenba le Mercredi 25 Février 2026 à 17:30

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