Selon des témoins de la scène, la réunion a tourné à l’affrontement verbal direct. Donald Trump s'est engagé dans une violente altercation avec le sénateur républicain Bill Cassidy. Ce dernier a exigé que la Maison-Blanche s'explique de manière transparente sur l'accord-cadre signé la semaine dernière avec Téhéran. Cet accord prévoit d'importantes incitations financières pour l'Iran sans pour autant atteindre les objectifs militaires initialement fixés par Washington au début des hostilités. Le sénateur Cassidy a publiquement martelé devant les journalistes que le peuple américain avait le droit de savoir et que le conflit ne prenait pas la tournure annoncée.
Une guerre impopulaire qui pèse sur les élections de novembre
Cette confrontation interne illustre à quel point la guerre en Iran fragilise la position de Donald Trump à l’approche des élections législatives cruciales de novembre prochain. Selon un sondage Reuters Ipsos, seul un Américain sur quatre estime aujourd'hui que cette guerre en vaut les coûts, faisant chuter la popularité du président à son niveau le plus bas depuis son retour au pouvoir. Cet incident intervient de surcroît 24 heures après un vote de censure symbolique du Sénat exigeant la fin des opérations militaires, soutenu par les démocrates et quatre républicains, dont Bill Cassidy. Donald Trump a minimisé l'incident, qualifiant le vote du Sénat d'insignifiant face aux autorités iraniennes.
Pendant ce temps, la rallonge de 70 milliards de dollars demandée au Congrès viendra s’ajouter au budget militaire américain record de 867 milliards de dollars. Sur le plan économique, la signature de cet accord initial a tout de même permis de débloquer le détroit d'Hormuz, une voie maritime vitale par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial. En conséquence, les cours mondiaux du pétrole ont chuté ce mercredi à leur niveau le plus bas depuis le début de la guerre.
Scepticisme au Moyen-Orient et incertitudes en Israël
Toutefois, l'accord suscite un immense scepticisme au Moyen-Orient, notamment auprès des alliés du Golfe. Ces derniers redoutent que le fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars promis à l'Iran et la levée de certaines sanctions ne permettent à Téhéran de rebâtir sa puissance militaire, d'autant que le texte n'encadre pas la capacité balistique iranienne. De plus, Téhéran a déjà laissé entendre qu'il pourrait imposer des taxes de navigation dans le détroit à l'issue de la période de trêve de 60 jours, une option fermement rejetée par le secrétaire d'État américain Marco Rubio, actuellement en déplacement à Koweït.
Parallèlement à ces négociations, des discussions parrainées par les États-Unis se tiennent à Washington entre le Liban et Israël concernant un projet de retrait des forces israéliennes du territoire libanais occupé au profit de l'armée régulière. Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a douché les espoirs en affirmant qu'Israël ne retirerait pas ses troupes. Les combats continuent de faire rage sur le terrain contre le Hezbollah, soutenu par Téhéran, alors qu'une frappe de drone israélienne a fait deux nouvelles victimes dans le sud du Liban ce mercredi, illustrant la fragilité extrême de ce processus de paix global.
Une guerre impopulaire qui pèse sur les élections de novembre
Cette confrontation interne illustre à quel point la guerre en Iran fragilise la position de Donald Trump à l’approche des élections législatives cruciales de novembre prochain. Selon un sondage Reuters Ipsos, seul un Américain sur quatre estime aujourd'hui que cette guerre en vaut les coûts, faisant chuter la popularité du président à son niveau le plus bas depuis son retour au pouvoir. Cet incident intervient de surcroît 24 heures après un vote de censure symbolique du Sénat exigeant la fin des opérations militaires, soutenu par les démocrates et quatre républicains, dont Bill Cassidy. Donald Trump a minimisé l'incident, qualifiant le vote du Sénat d'insignifiant face aux autorités iraniennes.
Pendant ce temps, la rallonge de 70 milliards de dollars demandée au Congrès viendra s’ajouter au budget militaire américain record de 867 milliards de dollars. Sur le plan économique, la signature de cet accord initial a tout de même permis de débloquer le détroit d'Hormuz, une voie maritime vitale par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial. En conséquence, les cours mondiaux du pétrole ont chuté ce mercredi à leur niveau le plus bas depuis le début de la guerre.
Scepticisme au Moyen-Orient et incertitudes en Israël
Toutefois, l'accord suscite un immense scepticisme au Moyen-Orient, notamment auprès des alliés du Golfe. Ces derniers redoutent que le fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars promis à l'Iran et la levée de certaines sanctions ne permettent à Téhéran de rebâtir sa puissance militaire, d'autant que le texte n'encadre pas la capacité balistique iranienne. De plus, Téhéran a déjà laissé entendre qu'il pourrait imposer des taxes de navigation dans le détroit à l'issue de la période de trêve de 60 jours, une option fermement rejetée par le secrétaire d'État américain Marco Rubio, actuellement en déplacement à Koweït.
Parallèlement à ces négociations, des discussions parrainées par les États-Unis se tiennent à Washington entre le Liban et Israël concernant un projet de retrait des forces israéliennes du territoire libanais occupé au profit de l'armée régulière. Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a douché les espoirs en affirmant qu'Israël ne retirerait pas ses troupes. Les combats continuent de faire rage sur le terrain contre le Hezbollah, soutenu par Téhéran, alors qu'une frappe de drone israélienne a fait deux nouvelles victimes dans le sud du Liban ce mercredi, illustrant la fragilité extrême de ce processus de paix global.