Stade Léopold Sédar Senghor: une table de mixage volée en pleine journée lors d’une cérémonie officielle



Un vol de matériel a été signalé au stade Léopold Sédar Senghor, suscitant l’ouverture d’une enquête policière. L’Office de Gestion des Infrastructures Sportives (OGIS), structure rattachée au ministère de la Jeunesse et des Sports, a déposé une plainte contre X au commissariat d’arrondissement des Parcelles-Assainies pour le vol d’une table de mixage destinée à la sonorisation de la salle de conférence du stade.

Selon les informations recueillies, c’est Y. Sy, directeur de l’exploitation et de la maintenance de l’OGIS, qui a saisi les forces de l’ordre. Le vol aurait été constaté le 18 décembre 2025, aux environs de 20 heures, par A. Diatta, agent chargé de la gestion de la salle de conférence. Alerté, le directeur s’est immédiatement rendu sur place pour effectuer une constatation et confirmer la disparition du matériel.

L’exploitation des images issues des caméras de surveillance du stade a permis d’identifier un suspect. Les enregistrements montrent qu’un individu s’est introduit dans les lieux lors d’une cérémonie organisée le même jour, de 9 heures à 13 heures, par l’Association nationale des inspecteurs de la jeunesse et des sports à la retraite. La rencontre portait sur le thème de l’éducation à la citoyenneté active au Sénégal.

D’après les enquêteurs, le suspect n’était ni membre du personnel du stade, ni participant, ni invité à l’événement. Profitant de l’affluence, il aurait trompé la vigilance des organisateurs pour accéder à la salle de conférence. À l’issue de la cérémonie, il serait resté seul à l’intérieur afin de commettre le vol.

Les images de vidéosurveillance décrivent un homme de grande taille, portant des dreadlocks, vêtu d’une chemise noire et d’un jean. Malgré la qualité limitée de certaines caméras, on le voit dissimuler la table de mixage dans un sac avant de quitter les lieux en empruntant des zones peu couvertes par le dispositif de surveillance.

Le préjudice subi par l’OGIS est estimé entre 400 000 et 500 000 francs CFA. Informé des faits, le Procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’identifier et d’interpeller le mis en cause, dont un portrait-robot a pu être établi à partir des images disponibles.

Rédigé par Kamalenba le Dimanche 28 Décembre 2025 à 23:20

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