Sommet de l'OTAN: Donald Trump prêt à livrer des F-35 à la Turquie et à lever les sanctions

Un revirement géopolitique majeur s'est opéré à Ankara. Lors de la première journée du sommet de l'OTAN ce mardi 7 juillet 2026, le président américain Donald Trump a annoncé qu'il envisageait sérieusement d'autoriser la vente d'avions de chasse F-35 à la Turquie, ouvrant la voie à une levée prochaine des sanctions économiques.



Cette déclaration marque un tournant radical, alors que Washington bloquait ces livraisons depuis six ans en raison de l'acquisition par Ankara de systèmes de défense antiaérienne russes S-400.

La "loyauté" d'Erdogan saluée face aux réticences européennes
Lors d'un tête-à-tête avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan au complexe présidentiel de Bestepe, Donald Trump n'a pas tari d'éloges sur son hôte. « La Turquie s'est montrée, à bien des égards, beaucoup plus loyale que d'autres pays », a affirmé le président américain pour justifier ce déblocage historique concernant le F-35, qu'il qualifie de « meilleur avion de chasse au monde, de loin ».

Le vice-président JD Vance avait déjà vendu la mèche la semaine dernière, évoquant un examen du dossier par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, tandis que Donald Trump avait alors prophétisé un « cadeau » à venir pour la Turquie. Le président américain a également souligné que les États-Unis avaient l'obligation d'entretenir les moteurs des appareils turcs, saluant l'aide d'Ankara sur le dossier iranien.

Trump tacle la France et l'Allemagne et menace de boycotter l'OTAN
Ce rapprochement spectaculaire avec la Turquie s'accompagne d'une nouvelle charge virulente de Donald Trump contre ses alliés européens traditionnels. Le locataire de la Maison-Blanche a vivement reproché à l'Allemagne, la France et l'Italie leur refus de s'associer aux opérations militaires américaines pour sécuriser et patrouiller dans le détroit d'Hormuz, face à l'Iran.

« J'ai été très déçu par l'OTAN. Et franchement, si le sommet ne se tenait pas en Turquie, où mon ami s'avère être un leader très fort, il est possible que je n'aurais pas fait le déplacement », a lâché Donald Trump devant les journalistes. Interrogé sur les risques de sécurité liés à la présence simultanée de technologies militaires russes et américaines en Turquie, le président américain s'est montré inflexible : « Je n'ai absolument aucune inquiétude ».

Rédigé par le Mercredi 8 Juillet 2026 à 18:20