Tout commence le 7 mars 1987 avec la création de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) par Alioune Tine et Yacine Diallo, qualifiée par Kaba de « femme exceptionnelle, une avocate ». La RADDHO devient rapidement l’aînée des organisations de défense des droits de l’homme au Sénégal.
Le mouvement prend une dimension continentale en novembre 1992 à Lomé et Ouagadougou, avec la création de l’Union interafricaine des droits de l’homme. « Il fallait multiplier ces organisations sur l’ensemble du continent africain », explique l’auteur.
Conscient que les droits humains ne devaient pas rester l’apanage des intellectuels, Sidiki Kaba et ses compagnons lancent le concept « les droits de l’homme à la case », créant des ligues locales à travers tout le Sénégal : à Thiès avec le Dr Mamadou Diouf, à Diourbel avec Me Hassan Cissé, mais aussi à Tambacounda et Kaolack. « Nous avons été à la prison de Thiès pour rendre visite aux détenus, pour dire que les détenus aussi ont droit au respect de leurs droits », raconte-t-il, évoquant ses actions aux côtés du Professeur Seydou Madani Sy.
Un Africain à la tête de la FIDH
En 2007, Sidiki Kaba franchit une étape historique en devenant le premier Africain élu à la tête de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), organisation fondée en 1898 lors de l’affaire Dreyfus et qui compte aujourd’hui 188 organisations dans 144 pays. « C’est grâce à votre soutien que j’ai été le premier Africain élu à la tête de cette organisation », a-t-il déclaré devant d’anciens compagnons de lutte.
Il a salué sa génération, qui a permis l’émergence d’autres leaders africains dans les organisations internationales de défense des droits humains, rappelant le rôle central de l’engagement collectif et de la solidarité continentale.
Le mouvement prend une dimension continentale en novembre 1992 à Lomé et Ouagadougou, avec la création de l’Union interafricaine des droits de l’homme. « Il fallait multiplier ces organisations sur l’ensemble du continent africain », explique l’auteur.
Conscient que les droits humains ne devaient pas rester l’apanage des intellectuels, Sidiki Kaba et ses compagnons lancent le concept « les droits de l’homme à la case », créant des ligues locales à travers tout le Sénégal : à Thiès avec le Dr Mamadou Diouf, à Diourbel avec Me Hassan Cissé, mais aussi à Tambacounda et Kaolack. « Nous avons été à la prison de Thiès pour rendre visite aux détenus, pour dire que les détenus aussi ont droit au respect de leurs droits », raconte-t-il, évoquant ses actions aux côtés du Professeur Seydou Madani Sy.
Un Africain à la tête de la FIDH
En 2007, Sidiki Kaba franchit une étape historique en devenant le premier Africain élu à la tête de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), organisation fondée en 1898 lors de l’affaire Dreyfus et qui compte aujourd’hui 188 organisations dans 144 pays. « C’est grâce à votre soutien que j’ai été le premier Africain élu à la tête de cette organisation », a-t-il déclaré devant d’anciens compagnons de lutte.
Il a salué sa génération, qui a permis l’émergence d’autres leaders africains dans les organisations internationales de défense des droits humains, rappelant le rôle central de l’engagement collectif et de la solidarité continentale.