Une trajectoire de réduction progressive du déficit public
Le retour à la soutenabilité des finances publiques constitue l'axe central du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029 du Sénégal. Le gouvernement y inscrit une réduction continue du déficit budgétaire, avec un objectif de 4,9% du PIB en 2027, 3,8% en 2028, puis 3% en 2029, conformément à la norme communautaire fixée par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Sur l'ensemble de la période triennale, les recettes prévues par la loi de finances atteignent 19 228 milliards de FCFA, contre 22 133 milliards de dépenses. Les recettes du budget général doivent progresser de 716 milliards de FCFA, tandis que les dépenses n'augmentent que de 350 milliards, traduisant une volonté de maîtrise budgétaire.
Rationaliser les dépenses courantes pour investir davantage
Le document explique cette orientation par une logique visant à limiter les dépenses qui ne produisent pas de transformation économique, au profit d'un renforcement des investissements porteurs de développement. Les dépenses courantes doivent ainsi reculer de 159 milliards de FCFA sur la période, grâce à une meilleure maîtrise de la masse salariale — dont le poids par rapport aux recettes fiscales resterait sous la barre des 35% — ainsi qu'à une rationalisation des subventions et transferts destinés au secteur parapublic.
Dans le même temps, les dépenses d'investissement doivent progresser de 510 milliards de FCFA, avec une orientation prioritaire vers les projets à fort impact économique et social.
Une pression fiscale qui franchirait pour la première fois le seuil de 20%
Sur le plan des recettes, le document prévoit que la pression fiscale dépasse pour la première fois le seuil communautaire de 20%, pour atteindre 21% dès 2027. Cette évolution reposerait sur une stratégie de recettes à moyen terme axée sur l'élargissement de l'assiette fiscale, l'intégration du secteur informel, la fiscalité foncière et la taxation de l'économie numérique, plutôt que sur un relèvement des taux d'imposition existants.
Des dépenses courantes en repli d'ici 2029
Selon les projections, les dépenses courantes s'établiraient à 4 326,3 milliards de FCFA en 2029, contre 4 485,7 milliards en 2027. Les intérêts sur la dette publique diminueraient également, passant de 1 303,9 milliards de FCFA en 2027 à 1 061,4 milliards en 2029.
Le document évalue par ailleurs les charges globales à 22 132,7 milliards de FCFA, pour des ressources attendues de 6 082,1 milliards de FCFA et des dépenses prévues à 7 242,3 milliards, ce qui se traduirait par un déficit budgétaire de 1 160,3 milliards de FCFA. Le Produit intérieur brut nominal est quant à lui estimé à 23 672,8 milliards de FCFA.
Des recettes internes en progression sur la période
Les recettes du budget général sont projetées à 18 286,0 milliards de FCFA sur l'ensemble du triennat, se répartissant entre 17 654,8 milliards de recettes internes et 631,2 milliards de recettes externes. Les recettes internes devraient passer de 5 527,0 milliards de FCFA en 2027 à 6 224,2 milliards en 2029, tandis que les ressources externes progresseraient de 201,4 à 220,2 milliards de FCFA sur la même période.
Les transferts courants, incluant les subventions destinées à différents secteurs, passeraient quant à eux de 1 220,3 milliards de FCFA en 2027 à 1 195 milliards en 2029. Le document évalue également le besoin global de financement de l'économie à 19 689,4 milliards de FCFA, et les Comptes spéciaux du Trésor à 941,9 milliards de FCFA sur la période.
Des collectivités territoriales aux ressources en légère hausse
Enfin, le document précise qu'en 2029, les recettes et dépenses des collectivités territoriales disposant de ressources propres devraient atteindre respectivement environ 389,3 milliards et 275,2 milliards de FCFA.
Le retour à la soutenabilité des finances publiques constitue l'axe central du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029 du Sénégal. Le gouvernement y inscrit une réduction continue du déficit budgétaire, avec un objectif de 4,9% du PIB en 2027, 3,8% en 2028, puis 3% en 2029, conformément à la norme communautaire fixée par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Sur l'ensemble de la période triennale, les recettes prévues par la loi de finances atteignent 19 228 milliards de FCFA, contre 22 133 milliards de dépenses. Les recettes du budget général doivent progresser de 716 milliards de FCFA, tandis que les dépenses n'augmentent que de 350 milliards, traduisant une volonté de maîtrise budgétaire.
Rationaliser les dépenses courantes pour investir davantage
Le document explique cette orientation par une logique visant à limiter les dépenses qui ne produisent pas de transformation économique, au profit d'un renforcement des investissements porteurs de développement. Les dépenses courantes doivent ainsi reculer de 159 milliards de FCFA sur la période, grâce à une meilleure maîtrise de la masse salariale — dont le poids par rapport aux recettes fiscales resterait sous la barre des 35% — ainsi qu'à une rationalisation des subventions et transferts destinés au secteur parapublic.
Dans le même temps, les dépenses d'investissement doivent progresser de 510 milliards de FCFA, avec une orientation prioritaire vers les projets à fort impact économique et social.
Une pression fiscale qui franchirait pour la première fois le seuil de 20%
Sur le plan des recettes, le document prévoit que la pression fiscale dépasse pour la première fois le seuil communautaire de 20%, pour atteindre 21% dès 2027. Cette évolution reposerait sur une stratégie de recettes à moyen terme axée sur l'élargissement de l'assiette fiscale, l'intégration du secteur informel, la fiscalité foncière et la taxation de l'économie numérique, plutôt que sur un relèvement des taux d'imposition existants.
Des dépenses courantes en repli d'ici 2029
Selon les projections, les dépenses courantes s'établiraient à 4 326,3 milliards de FCFA en 2029, contre 4 485,7 milliards en 2027. Les intérêts sur la dette publique diminueraient également, passant de 1 303,9 milliards de FCFA en 2027 à 1 061,4 milliards en 2029.
Le document évalue par ailleurs les charges globales à 22 132,7 milliards de FCFA, pour des ressources attendues de 6 082,1 milliards de FCFA et des dépenses prévues à 7 242,3 milliards, ce qui se traduirait par un déficit budgétaire de 1 160,3 milliards de FCFA. Le Produit intérieur brut nominal est quant à lui estimé à 23 672,8 milliards de FCFA.
Des recettes internes en progression sur la période
Les recettes du budget général sont projetées à 18 286,0 milliards de FCFA sur l'ensemble du triennat, se répartissant entre 17 654,8 milliards de recettes internes et 631,2 milliards de recettes externes. Les recettes internes devraient passer de 5 527,0 milliards de FCFA en 2027 à 6 224,2 milliards en 2029, tandis que les ressources externes progresseraient de 201,4 à 220,2 milliards de FCFA sur la même période.
Les transferts courants, incluant les subventions destinées à différents secteurs, passeraient quant à eux de 1 220,3 milliards de FCFA en 2027 à 1 195 milliards en 2029. Le document évalue également le besoin global de financement de l'économie à 19 689,4 milliards de FCFA, et les Comptes spéciaux du Trésor à 941,9 milliards de FCFA sur la période.
Des collectivités territoriales aux ressources en légère hausse
Enfin, le document précise qu'en 2029, les recettes et dépenses des collectivités territoriales disposant de ressources propres devraient atteindre respectivement environ 389,3 milliards et 275,2 milliards de FCFA.