Sénégal: Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement sur la transparence des recrutements et les diktats du FMI

Dakar, 24 juin 2026 – Le député panafricaniste Guy Marius Sagna a honoré de sa présence la cérémonie officielle de remise de diplômes de la promotion 2023-2024 des étudiants en Master d'enseignement des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT). Tout en adressant ses chaleureuses félicitations aux 318 nouveaux diplômés, à leurs parents et au corps enseignant, le parlementaire a profité de cette tribune pour délivrer un discours engagé, axé sur la bonne gouvernance, l'emploi des jeunes et la souveraineté nationale.



Devant un public conquis, Guy Marius Sagna a réaffirmé sa posture de sentinelle de la République à travers quatre points cardinaux :

Premièrement, il a fermement condamné le clientélisme dans l'accès à l'emploi. Le député a rappelé que l'État et ses démembrements ont l'obligation d'assurer des recrutements transparents, basés exclusivement sur le mérite et des critères objectifs. Il a révélé avoir déjà adressé plusieurs questions écrites au gouvernement à ce sujet.

Deuxièmement, il a réitéré son intransigeance face aux détournements de deniers publics, soulignant que chaque centime détourné équivaut à des milliers d'emplois détruits pour la jeunesse.

Troisièmement, le parlementaire a promis de continuer sa lutte contre le pillage des ressources nationales au profit des intérêts impérialistes.

Quatrièmement, il a ouvert le débat sur les politiques économiques imposées de l'extérieur. Selon lui, contester les directives du Fonds Monétaire International (FMI) revient à refuser des diktats qui empêchent l'État sénégalais de recruter massivement pour répondre aux besoins réels du peuple.

Le calvaire des étudiants du privé en ligne de mire

Au-delà de la célébration du jour, Guy Marius Sagna a partagé une pensée pieuse pour les milliers d'étudiants sénégalais, orientés ou non par l'État dans les instituts et universités privés, qui font face à des blocages administratifs depuis des années. Privés de leurs notes, de leurs bulletins et de leurs parchemins en raison de contentieux financiers ou techniques, ces jeunes vivent dans la précarité.

Le député a rappelé qu'il avait interpellé le gouvernement à plusieurs reprises sur cette crise systémique et a promis de maintenir la pression parlementaire jusqu'à ce que ce problème récurrent ne devienne qu'un vieux souvenir pour le système éducatif sénégalais.



Rédigé par le Mercredi 24 Juin 2026 à 18:23