Sénégal : Doudou Wade dénonce les « alibis » et la « calomnie » d'Ousmane Sonko

DAKAR, Sénégal — Le paysage politique sénégalais s’est de nouveau embrasé ce mardi 6 janvier 2026, à la suite d’une intervention remarquée de l'ancien député Doudou Wade sur les ondes de la chaîne CNM. Dans une analyse sans concession, le vétéran du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) a fustigé l'action du Premier ministre Ousmane Sonko, l'accusant de privilégier sa propre image et ses enjeux personnels au détriment des urgences nationales.



Pour Doudou Wade, le chef du gouvernement est engagé dans une stratégie d’évitement systématique. « Ousmane Sonko est toujours dans la solution de ses propres problèmes », a-t-il affirmé, suggérant que le Premier ministre utilise sa fonction comme un bouclier plutôt que comme un levier de transformation. L'ancien parlementaire a particulièrement critiqué ce qu'il qualifie de recours à « la calomnie et des accusations gratuites », des méthodes qui, selon lui, visent à détourner l'attention des réalités socio-économiques du pays.

L'analyse de Doudou Wade souligne un malaise plus profond concernant la méthode de gouvernance actuelle. Il estime que le Premier ministre manque de franchise et de courage politique pour affronter les obstacles avec les instruments légaux et institutionnels à sa disposition. « Il ne peut pas affronter les difficultés honnêtement avec les armes qu’il a dans la vérité et dans la durée », a-t-il martelé, dépeignant un leader en quête perpétuelle d'échappatoires.

Cette charge intervient dans un contexte de tensions croissantes, où l'opposition multiplie les critiques sur la gestion de dossiers sensibles, de la vie chère aux récentes polémiques sur les marchés publics de l'Assemblée nationale. Doudou Wade est allé jusqu'à suggérer que face à l'ampleur des défis, le Premier ministre devrait envisager la démission s'il ne parvient pas à assumer ses responsabilités de manière transparente.

En conclusion, l'ancien député a exhorté Ousmane Sonko à cesser de multiplier les « diversions » et les « alibis » pour masquer un bilan qu'il juge insuffisant. Cette sortie, largement relayée sur les réseaux sociaux, marque une nouvelle étape dans l'offensive de l'ancienne garde politique contre la nouvelle administration, illustrant une fracture persistante au sommet de l'État.

Rédigé par Kamalenba le Mercredi 7 Janvier 2026 à 02:57

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