Sécurité en Afrique: L'AILCT et le REPAM-CDS arment les parlements africains face au terrorisme à Grand-Bassam

Face à l'instabilité croissante et aux bouleversements stratégiques qui secouent le continent, les législateurs africains montent en première ligne. Ce mardi 7 juillet 2026 à Grand-Bassam (Côte d'Ivoire), l’Institut de Recherche Stratégique (IRS) de l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme (AILCT) a donné le coup d'envoi d'un séminaire de formation de haut niveau.



Organisé sur deux jours (les 7 et 8 juillet 2026) en étroite collaboration avec le Réseau des Parlementaires africains membres des Commissions Défense et Sécurité (REPAM-CDS), cet événement aborde une problématique brûlante : « Les parlements africains face aux mutations géopolitiques et au terrorisme ».

Décrypter les nouvelles menaces avec l'appui du Canada
Financé intégralement par le Canada, ce séminaire d'excellence se veut un laboratoire d'idées et un centre de renforcement des compétences opérationnelles pour les élus du peuple. L'objectif principal de cette session intensive est d'accroître la vigilance, d'affiner la compréhension macroéconomique et d'amplifier la capacité d’action des parlementaires face aux crises multidimensionnelles qui fragilisent l'Afrique.

En réunissant les présidents et membres des commissions parlementaires de défense, l'AILCT et le REPAM-CDS souhaitent vulgariser les nouveaux modes opératoires des groupes extrémistes armés. La formation met l'accent sur les mutations géopolitiques contemporaines, notamment la reconfiguration des alliances militaires régionales, l'impact de la désinformation numérique et le financement transfrontalier du terrorisme.

Le rôle pivot des députés dans la sécurité nationale
Trop souvent cantonnés à la seule ratification des traités, les députés et sénateurs africains sont désormais appelés à jouer un rôle proactif dans l'architecture sécuritaire de leurs pays respectifs. En tant que garants du contrôle budgétaire, ils possèdent un levier majeur pour allouer les ressources nécessaires aux forces de défense et de sécurité.

Ce séminaire de Grand-Bassam offre ainsi une plateforme de dialogue unique pour harmoniser les législations antiterroristes nationales, encourager le partage de renseignements interparlementaires et promouvoir une gouvernance démocratique du secteur de la sécurité. Les conclusions de ces deux jours de travaux devraient déboucher sur une feuille de route pour adapter le cadre légal africain aux réalités asymétriques de la guerre moderne.

Rédigé par le Mardi 7 Juillet 2026 à 20:54