Secteur de l’Eau au Sénégal: Le Président Bassirou Diomaye Faye ordonne une réforme structurelle majeure

Face aux enjeux climatiques et aux besoins croissants des populations, le Chef de l’État insuffle une dynamique nouvelle au secteur de l’Eau et de l’Assainissement. Entre grands transferts hydrauliques, dessalement et réformes institutionnelles, le Sénégal accélère sa marche vers une sécurité hydrique durable à l'horizon 2050.



Lors du dernier Conseil des Ministres, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a marqué un tournant décisif pour le secteur de l’eau. En réaffirmant le caractère vital de cette ressource pour le bien-être national, le Chef de l’État a exigé un repositionnement stratégique complet. Cette vision s’appuie sur le leadership international du Sénégal pour transformer les défis actuels en opportunités de développement durable et de résilience.

L’une des annonces phares concerne le lancement imminent du projet structurant de « Grand Transfert d’Eau ». Ce chantier colossal, couplé au nouveau Programme national de prévention et de gestion des inondations, constitue le socle de la nouvelle politique de sécurité hydrique. Pour le Président, il ne s'agit plus seulement de gérer l'urgence, mais de bâtir une infrastructure capable de répondre aux chocs climatiques tout en garantissant un accès universel à l'eau potable.

La mise en œuvre opérationnelle passera par une accélération des projets techniques sur l’ensemble du territoire. Le Président a ainsi ordonné le renouvellement immédiat des forages et ouvrages hydrauliques vieillissants, ainsi que l’intensification des unités de dessalement d’eau de mer. Cette diversification des sources d’approvisionnement est jugée cruciale pour réduire la dépendance aux nappes phréatiques et assurer une fourniture stable en zone urbaine comme rurale.

Au-delà de l'aspect technique, c’est une véritable refonte de la gouvernance qui est engagée. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a reçu pour mission de finaliser les réformes des sous-secteurs et de redéfinir les schémas directeurs à l’horizon 2050. L’objectif est clair : actualiser le modèle économique et les mécanismes de régulation pour instaurer plus de transparence et d’efficacité au service des usagers.

Pour ancrer ces changements dans la durée, le cadre juridique sera renforcé. Le Premier Ministre, Monsieur Ousmane Sonko, a été chargé de finaliser les textes d’application du Code de l’Eau et de l'Autorité de Régulation. Cette structuration institutionnelle est la condition sine qua non pour attirer les investissements et garantir une gestion rigoureuse des ressources partagées.

Enfin, l’ambition du Sénégal reste résolument régionale. Le Chef de l’État a instruit ses ministres d'assurer un suivi rigoureux des engagements au sein de l’OMVS et de l’OMVG. En veillant à la bonne exécution des projets transfrontaliers, le Sénégal réaffirme son rôle de moteur de l’intégration hydraulique et énergétique en Afrique de l’Ouest.

Rédigé par Kamalenba le Jeudi 5 Février 2026 à 00:56

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