Secrétaire général de l’ONU: pourquoi Macky Sall est présenté comme le candidat idéal

La course à la succession du prochain secrétaire général des Nations unies entre dans une phase décisive. Alors que les arguments en faveur d’une femme ou d’un candidat issu d’Amérique latine sont de plus en plus avancés, une contribution du CMF Forum de Crans Montana et de la World Diplomatic Academy défend une autre approche : privilégier avant tout l’expérience politique, l’autorité et la capacité à rétablir le dialogue international.



Dans cette perspective, Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal et ancien président de l’Union africaine, est présenté comme un candidat disposant des qualités nécessaires pour diriger une Organisation des Nations unies confrontée à une crise profonde.

La course à la tête de l’ONU au-delà des critères régionaux

Le document estime que la désignation du prochain secrétaire général de l’ONU ne devrait pas être déterminée uniquement par le genre ou l'origine géographique d'un candidat.

L'idée d'une femme à la tête des Nations unies ou celle d'un représentant de l'Amérique latine est jugée légitime. Mais ces considérations ne devraient pas, selon les auteurs du texte, constituer les principaux critères de sélection.

Le secrétaire général de l'ONU occupe en effet l'une des fonctions politiques les plus importantes au monde. Il doit être capable d'incarner l'universalité de l'organisation tout en disposant d'une autorité suffisante pour être entendu par les grandes puissances.

Une ONU confrontée à une crise majeure

Le plaidoyer en faveur de Macky Sall intervient dans un contexte international particulièrement tendu.

Le document décrit une Organisation des Nations unies dont l'autorité est fragilisée par les rivalités entre grandes puissances, alors que les conflits se multiplient et que le droit international est régulièrement contesté.

Dans ce contexte, le prochain secrétaire général ne pourrait pas être uniquement un administrateur ou un spécialiste des institutions internationales. Il devrait, selon les auteurs, être capable de dialoguer directement avec les chefs d'État, de rapprocher des dirigeants en conflit et de résister aux pressions politiques.

L'enjeu serait donc de redonner aux Nations unies une capacité d'initiative et une influence sur la scène internationale.

Pourquoi Macky Sall est mis en avant

C'est précisément sur ce terrain que le profil de Macky Sall est présenté comme particulièrement pertinent.

Ancien président de la République du Sénégal, il dispose d'une expérience directe de l'exercice du pouvoir et de la prise de décision. Le document met également en avant son passage à la présidence de l'Union africaine.

Selon cette contribution, Macky Sall y a œuvré à des rapprochements entre acteurs, défendu les intérêts du continent africain et contribué à préserver des espaces de dialogue dans des périodes difficiles.

Son expérience internationale dépasserait ainsi largement le cadre africain. Le texte estime qu'il dispose de réseaux et de contacts lui permettant de dialoguer avec des responsables africains, européens, américains, asiatiques et arabes.

Un candidat du Sud global

Le document insiste également sur la dimension géopolitique de la candidature de Macky Sall.

Selon cette analyse, choisir l'ancien président sénégalais ne reviendrait pas simplement à privilégier l'Afrique au détriment d'une autre région. Il s'agirait plutôt de porter à la tête de l'ONU une personnalité issue du Sud global, mais disposant d'une véritable stature internationale.

L'argument central est donc celui du profil et non celui d'un mécanisme de rotation régionale.

Expérience et capacité de médiation au cœur du plaidoyer

Pour les auteurs du document, le prochain secrétaire général doit avant tout posséder une forte expérience politique, une capacité de médiation et une autorité personnelle.

La question ne serait donc pas de savoir s'il faut choisir un homme ou une femme, un Africain ou un Latino-Américain, mais quelle personnalité serait réellement capable de restaurer la crédibilité et l'influence des Nations unies.

Dans cette logique, Macky Sall est présenté comme celui qui réunirait le plus clairement ces différentes qualités : expérience du pouvoir, capacité de dialogue, connaissance des dirigeants internationaux et dimension politique.

Un choix présenté comme historique

Le document conclut en appelant les membres appelés à participer à la désignation du prochain secrétaire général à mesurer la portée de leur décision.

Selon ses auteurs, le choix ne doit pas être dicté par les seuls équilibres diplomatiques, les préférences régionales ou les considérations de circonstance.

Ils estiment qu'un choix suffisamment ambitieux pourrait permettre aux Nations unies de retrouver une capacité à agir en faveur de la paix, du dialogue et de la défense du droit international.

À l'inverse, un choix jugé insuffisamment ambitieux risquerait, selon cette analyse, d'accélérer la marginalisation de l'Organisation et l'érosion de son autorité sur la scène internationale.

Macky Sall apparaît ainsi, dans cette contribution, comme un candidat dont l'expérience politique et internationale pourrait répondre aux défis auxquels les Nations unies sont aujourd'hui confrontées.

Rédigé par le Lundi 24 Aout 2026 à 18:58