Les coulisses de la Maison-Blanche sont secouées par une affaire inédite de délit d'initié 2.0. Gabriel Perez, technicien et assistant de Donald Trump chargé de faire défiler ses discours sur prompteur depuis 2016, est dans le collimateur de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), le gendarme financier des marchés dérivés américains.
L'employé fédéral est accusé d'avoir utilisé sa connaissance en avant-première des allocutions présidentielles pour réaliser des gains substantiels sur les « marchés de mentions » de la plateforme de prédiction Kalshi. Ces marchés très spécifiques permettent aux utilisateurs de parier sur la prononciation ou non de certains mots, thèmes ou expressions par des personnalités publiques lors d'événements officiels.
Des paris ultra-ciblés sur plus d'une dizaine de discours
Selon des sources proches de l'enquête, la vigilance de Kalshi a été éveillée par des mouvements de trading hautement suspects sur son réseau. L'entreprise a mené une enquête interne, gelé le compte de l'utilisateur pour bloquer environ 90 000 dollars de bénéfices non retirés, puis alerté la CFTC.
Les investigations révèlent que Gabriel Perez a parié sur plus d'une douzaine d'allocutions présidentielles sur une période de trois mois. Parmi les interventions ciblées figurent l'important discours sur l'état de l'Union prononcé en février, une allocution solennelle diffusée en première soirée en décembre, l'intervention de Donald Trump au Forum économique mondial de Davos en janvier, ainsi qu'une cérémonie de remise de la Médaille d'honneur en mars.
L'enquête a également mis en lumière l'étonnante réactivité de l'opérateur en plein direct. Trump étant connu pour s'écarter régulièrement de ses textes préparés, Gabriel Perez n'hésitait pas à ajuster ou retirer ses prédictions en temps réel lorsqu'il constatait que le président sautait un paragraphe contenant les mots clés sur lesquels il avait misé.
La colère de Donald Trump et mise à pied immédiate
La réaction au sommet de l'État a été immédiate après la révélation de l'affaire par les médias américains. La secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que le président avait personnellement qualifié cette affaire de « honte » et de situation « profondément regrettable ».
Gabriel Perez a été suspendu sans solde et ne travaillera plus pour l'administration présidentielle. Un coup d'arrêt brutal pour cet assistant de l'ombre qui figurait parmi les rares collaborateurs à avoir un accès direct aux dernières versions des discours présidentiels et à recueillir les corrections de dernière minute de Donald Trump.
Perez coopère actuellement de manière active avec la CFTC afin de négocier un accord à l'amiable. Ce règlement devrait l'obliger à restituer l'intégralité de ses gains et à s'engager à ne plus jamais spéculer sur ce type de marchés de prédiction. Bien que la justice fédérale à Manhattan ait refusé d'ouvrir des poursuites pénales, l'affaire relance le débat sur la régulation de ces plateformes de paris spéculatifs.
L'employé fédéral est accusé d'avoir utilisé sa connaissance en avant-première des allocutions présidentielles pour réaliser des gains substantiels sur les « marchés de mentions » de la plateforme de prédiction Kalshi. Ces marchés très spécifiques permettent aux utilisateurs de parier sur la prononciation ou non de certains mots, thèmes ou expressions par des personnalités publiques lors d'événements officiels.
Des paris ultra-ciblés sur plus d'une dizaine de discours
Selon des sources proches de l'enquête, la vigilance de Kalshi a été éveillée par des mouvements de trading hautement suspects sur son réseau. L'entreprise a mené une enquête interne, gelé le compte de l'utilisateur pour bloquer environ 90 000 dollars de bénéfices non retirés, puis alerté la CFTC.
Les investigations révèlent que Gabriel Perez a parié sur plus d'une douzaine d'allocutions présidentielles sur une période de trois mois. Parmi les interventions ciblées figurent l'important discours sur l'état de l'Union prononcé en février, une allocution solennelle diffusée en première soirée en décembre, l'intervention de Donald Trump au Forum économique mondial de Davos en janvier, ainsi qu'une cérémonie de remise de la Médaille d'honneur en mars.
L'enquête a également mis en lumière l'étonnante réactivité de l'opérateur en plein direct. Trump étant connu pour s'écarter régulièrement de ses textes préparés, Gabriel Perez n'hésitait pas à ajuster ou retirer ses prédictions en temps réel lorsqu'il constatait que le président sautait un paragraphe contenant les mots clés sur lesquels il avait misé.
La colère de Donald Trump et mise à pied immédiate
La réaction au sommet de l'État a été immédiate après la révélation de l'affaire par les médias américains. La secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé que le président avait personnellement qualifié cette affaire de « honte » et de situation « profondément regrettable ».
Gabriel Perez a été suspendu sans solde et ne travaillera plus pour l'administration présidentielle. Un coup d'arrêt brutal pour cet assistant de l'ombre qui figurait parmi les rares collaborateurs à avoir un accès direct aux dernières versions des discours présidentiels et à recueillir les corrections de dernière minute de Donald Trump.
Perez coopère actuellement de manière active avec la CFTC afin de négocier un accord à l'amiable. Ce règlement devrait l'obliger à restituer l'intégralité de ses gains et à s'engager à ne plus jamais spéculer sur ce type de marchés de prédiction. Bien que la justice fédérale à Manhattan ait refusé d'ouvrir des poursuites pénales, l'affaire relance le débat sur la régulation de ces plateformes de paris spéculatifs.