Santé publique: L’Assemblée nationale s'arme sur les Droits en Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR)

Les 9 et 10 juillet 2026, l'Assemblée nationale du Sénégal a été le cadre d'une réflexion approfondie sur les questions de santé publique. La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, présidée par l'honorable député Me Abdoulaye Tall, s'est associée à la Commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale, dirigée par l'honorable députée Khady Sar, pour organiser un atelier stratégique consacré aux Droits en Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR).



Cette initiative parlementaire a été menée en partenariat avec l'organisation des Juristes Volontaires pour la Cause des Femmes (JUVOFEM).

Une approche pluridisciplinaire entre droit, médecine et religion
Pour éclairer les législateurs, les travaux ont réuni un panel d'experts aux profils complémentaires. Des juristes, des gynécologues, des Badiènou Gokh (marraines de quartier) ainsi qu'un spécialiste des sciences islamiques ont animé les différentes sessions de communication.

Les discussions ont abordé plusieurs dimensions essentielles :

L'analyse du cadre juridique national, régional et international régissant les droits en santé reproductive,

L'évaluation des implications directes de ces droits sur la formulation des politiques publiques sénégalaises,

Une conciliation nécessaire avec les réalités socioculturelles, ainsi que les valeurs et croyances religieuses du pays.

Conforter le rôle de contrôle et de législation de l'hémicycle
Au-delà des enjeux sociétaux, cet atelier a permis de clarifier et de renforcer le rôle des parlementaires dans l'exercice de leurs fonctions constitutionnelles. En améliorant la maîtrise des députés sur les DSSR, l'Assemblée nationale consolide sa capacité à légiférer avec précision, à contrôler l'action du gouvernement et à évaluer l'efficacité des politiques de protection sociale, de la famille et des droits fondamentaux.

À travers cette démarche inclusive fondée sur le dialogue, les deux commissions permanentes réaffirment leur engagement à protéger les populations, en particulier les femmes, les jeunes filles et les personnes en situation de vulnérabilité.

Rédigé par le Samedi 11 Juillet 2026 à 14:07