Le SAMES passe à l’action
Le bras de fer se durcit entre le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) et les autorités sanitaires.
Le syndicat a annoncé une grève totale de 48 heures, prévue les mardi 8 et mercredi 9 septembre 2026. Cette décision intervient après plusieurs mois d’attente et de relances concernant une plateforme revendicative déposée en 2023.
Lors d’une conférence de presse tenue lundi au siège de la Confédération générale des travailleurs du Sénégal (CNTS), à Dakar, le secrétaire général du SAMES, Dr Diabel Dramé, a officiellement annoncé l’entrée de l’organisation dans une nouvelle phase de lutte syndicale.
« Le SAMES entre officiellement en phase de lutte syndicale », a-t-il déclaré, présentant cette conférence de presse comme une première étape de la mobilisation.
Le préavis arrivé à échéance le 9 août
Selon le secrétaire général du syndicat, le préavis de grève déposé par le SAMES est arrivé à échéance le 9 août 2026.
Le syndicat affirme avoir attendu une réponse des autorités avant de décider de passer à l’action.
« Nous avons attendu, nous avons espéré et nous avons également relancé. Malheureusement, aucune réponse plausible ne nous a été servie », a déploré Dr Diabel Dramé.
Pour le SAMES, l’absence de réponse concrète justifie désormais le déclenchement de la grève.
Une plateforme revendicative déposée depuis 2023
Le conflit trouve son origine dans une plateforme revendicative élaborée sous le précédent régime.
Le processus de négociation avait débuté en 2023, avant d’être interrompu au premier trimestre 2024 en raison du contexte politico-social du pays.
À l’arrivée des nouvelles autorités, le SAMES affirme avoir volontairement observé une période de grâce afin de permettre la reprise du dialogue.
Le syndicat avait également participé, sous l’égide de sa centrale syndicale, à l’élaboration du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID).
Le pacte de stabilité sociale en toile de fond
Le PNSS-CID a été conclu le 1er août 2025 entre le gouvernement, alors sous la conduite du Premier ministre Ousmane Sonko, les principales organisations syndicales de travailleurs et les organisations patronales.
L’accord réunissait notamment la CNTS, l’UNSAS, la CNTS/FC et la CSA du côté syndical, ainsi que le CNP, la CNES, l’UNACOIS et le MEDES du côté des employeurs.
L’objectif affiché était d’instaurer, pendant trois ans, un climat social plus apaisé afin de favoriser la compétitivité économique, l’équité sociale et le travail décent.
Le SAMES estime toutefois que les avancées attendues sur ses revendications ne sont toujours pas au rendez-vous.
Un dispositif de mobilisation déjà annoncé
La mobilisation ne devrait pas se limiter aux deux journées de grève.
Le secrétaire général du SAMES a annoncé la tenue d’une réunion extraordinaire du Comité exécutif national dès mardi.
Des assemblées générales de sensibilisation sont également prévues dans les différentes zones et sections du syndicat. Des points de presse locaux doivent par ailleurs être organisés à partir de mercredi.
Cette organisation vise à informer les professionnels de santé et à renforcer la mobilisation autour des revendications du syndicat.
Les urgences et le service minimum maintenus
Malgré l’annonce d’une grève totale, le SAMES précise que certaines dispositions seront maintenues afin d’assurer la continuité minimale des soins.
Le syndicat indique notamment que les urgences et le service minimum seront respectés.
Les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes mobilisés porteront également des brassards rouges durant le mouvement.
Une première évaluation de la situation est prévue le 10 septembre 2026. À l’issue de cette évaluation, le Bureau exécutif national du SAMES décidera des suites à donner au mouvement.
Le dialogue reste possible, selon le SAMES
Malgré le déclenchement de la grève, le syndicat affirme que la porte du dialogue reste ouverte.
Dr Diabel Dramé appelle les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes à faire preuve d’unité, de discipline et de mobilisation.
Mais pour le SAMES, les futures négociations devront déboucher sur des résultats mesurables.
Le syndicat réclame notamment des dates précises, des engagements chiffrés et vérifiables, ainsi que des décisions concrètes de la part des autorités.
Il souhaite également négocier avec des interlocuteurs disposant d’un véritable pouvoir de décision et demande la mise en place d’un agenda clair.
Les principales revendications du SAMES
La plateforme revendicative du SAMES comporte plusieurs volets concernant à la fois le statut des professionnels de santé, leur carrière et les conditions de travail.
Présentant les revendications, le Dr Ibrahima Sow, chargé de la presse et de l’information du Bureau exécutif national du SAMES, a notamment évoqué la nécessité d’élaborer un statut particulier pour le corps médical.
Le syndicat demande également le recrutement obligatoire des praticiens appelés à servir dans le secteur public, le relèvement à 40 ans de l’âge de la titularisation et l’avancement systématique dans la fonction publique.
La question des retraites figure également parmi les revendications, avec une demande de revalorisation de la pension à hauteur de 80 % du dernier salaire.
Le SAMES réclame une meilleure prise en compte des contractuels
Le syndicat demande aussi une intégration prioritaire des contractuels exerçant dans les zones considérées comme difficiles.
Il souhaite que les années de contractualisation soient prises en compte dans la carrière des agents concernés et réclame une clarification des plans de carrière.
Pour le SAMES, ces mesures sont nécessaires pour améliorer l’attractivité du secteur public et réduire les difficultés liées à l’affectation et à la fidélisation des professionnels de santé.
Des revendications sur les infrastructures sanitaires
La plateforme porte également sur la réforme de la carte sanitaire.
Le SAMES demande notamment l’accélération de cette réforme et la création d’un établissement public de santé de niveau 2 dans chaque département.
Le syndicat réclame également la disponibilité d’équipements lourds, notamment des scanners et des IRM dans chaque région.
À cela s’ajoutent des demandes concernant les ambulances adaptées, les laboratoires fonctionnels et la création d’un véritable réseau de maintenance hospitalière.
Ressources humaines et indemnités au cœur des revendications
Le SAMES dénonce également ce qu’il qualifie d’« affectation intempestive des ressources humaines sans remplacement ».
Le syndicat demande par ailleurs le respect intégral des accords de 2022, ainsi que l’extension des indemnités à l’ensemble des médecins travaillant dans les secteurs public et parapublic.
Le paiement des passifs dus aux ayants droit figure également parmi les revendications.
Une rentrée sociale sous tension dans le secteur de la santé
Avec cette grève annoncée les 8 et 9 septembre 2026, le SAMES ouvre une nouvelle séquence dans ses relations avec les autorités.
La question sera désormais de savoir si le mouvement permettra de relancer les négociations et d’obtenir des engagements concrets ou s’il débouchera sur une mobilisation prolongée.
La prochaine échéance importante sera l’évaluation annoncée pour le 10 septembre, qui devrait permettre au Bureau exécutif national du syndicat de décider de la suite du mouvement.
Le bras de fer se durcit entre le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) et les autorités sanitaires.
Le syndicat a annoncé une grève totale de 48 heures, prévue les mardi 8 et mercredi 9 septembre 2026. Cette décision intervient après plusieurs mois d’attente et de relances concernant une plateforme revendicative déposée en 2023.
Lors d’une conférence de presse tenue lundi au siège de la Confédération générale des travailleurs du Sénégal (CNTS), à Dakar, le secrétaire général du SAMES, Dr Diabel Dramé, a officiellement annoncé l’entrée de l’organisation dans une nouvelle phase de lutte syndicale.
« Le SAMES entre officiellement en phase de lutte syndicale », a-t-il déclaré, présentant cette conférence de presse comme une première étape de la mobilisation.
Le préavis arrivé à échéance le 9 août
Selon le secrétaire général du syndicat, le préavis de grève déposé par le SAMES est arrivé à échéance le 9 août 2026.
Le syndicat affirme avoir attendu une réponse des autorités avant de décider de passer à l’action.
« Nous avons attendu, nous avons espéré et nous avons également relancé. Malheureusement, aucune réponse plausible ne nous a été servie », a déploré Dr Diabel Dramé.
Pour le SAMES, l’absence de réponse concrète justifie désormais le déclenchement de la grève.
Une plateforme revendicative déposée depuis 2023
Le conflit trouve son origine dans une plateforme revendicative élaborée sous le précédent régime.
Le processus de négociation avait débuté en 2023, avant d’être interrompu au premier trimestre 2024 en raison du contexte politico-social du pays.
À l’arrivée des nouvelles autorités, le SAMES affirme avoir volontairement observé une période de grâce afin de permettre la reprise du dialogue.
Le syndicat avait également participé, sous l’égide de sa centrale syndicale, à l’élaboration du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable (PNSS-CID).
Le pacte de stabilité sociale en toile de fond
Le PNSS-CID a été conclu le 1er août 2025 entre le gouvernement, alors sous la conduite du Premier ministre Ousmane Sonko, les principales organisations syndicales de travailleurs et les organisations patronales.
L’accord réunissait notamment la CNTS, l’UNSAS, la CNTS/FC et la CSA du côté syndical, ainsi que le CNP, la CNES, l’UNACOIS et le MEDES du côté des employeurs.
L’objectif affiché était d’instaurer, pendant trois ans, un climat social plus apaisé afin de favoriser la compétitivité économique, l’équité sociale et le travail décent.
Le SAMES estime toutefois que les avancées attendues sur ses revendications ne sont toujours pas au rendez-vous.
Un dispositif de mobilisation déjà annoncé
La mobilisation ne devrait pas se limiter aux deux journées de grève.
Le secrétaire général du SAMES a annoncé la tenue d’une réunion extraordinaire du Comité exécutif national dès mardi.
Des assemblées générales de sensibilisation sont également prévues dans les différentes zones et sections du syndicat. Des points de presse locaux doivent par ailleurs être organisés à partir de mercredi.
Cette organisation vise à informer les professionnels de santé et à renforcer la mobilisation autour des revendications du syndicat.
Les urgences et le service minimum maintenus
Malgré l’annonce d’une grève totale, le SAMES précise que certaines dispositions seront maintenues afin d’assurer la continuité minimale des soins.
Le syndicat indique notamment que les urgences et le service minimum seront respectés.
Les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes mobilisés porteront également des brassards rouges durant le mouvement.
Une première évaluation de la situation est prévue le 10 septembre 2026. À l’issue de cette évaluation, le Bureau exécutif national du SAMES décidera des suites à donner au mouvement.
Le dialogue reste possible, selon le SAMES
Malgré le déclenchement de la grève, le syndicat affirme que la porte du dialogue reste ouverte.
Dr Diabel Dramé appelle les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes à faire preuve d’unité, de discipline et de mobilisation.
Mais pour le SAMES, les futures négociations devront déboucher sur des résultats mesurables.
Le syndicat réclame notamment des dates précises, des engagements chiffrés et vérifiables, ainsi que des décisions concrètes de la part des autorités.
Il souhaite également négocier avec des interlocuteurs disposant d’un véritable pouvoir de décision et demande la mise en place d’un agenda clair.
Les principales revendications du SAMES
La plateforme revendicative du SAMES comporte plusieurs volets concernant à la fois le statut des professionnels de santé, leur carrière et les conditions de travail.
Présentant les revendications, le Dr Ibrahima Sow, chargé de la presse et de l’information du Bureau exécutif national du SAMES, a notamment évoqué la nécessité d’élaborer un statut particulier pour le corps médical.
Le syndicat demande également le recrutement obligatoire des praticiens appelés à servir dans le secteur public, le relèvement à 40 ans de l’âge de la titularisation et l’avancement systématique dans la fonction publique.
La question des retraites figure également parmi les revendications, avec une demande de revalorisation de la pension à hauteur de 80 % du dernier salaire.
Le SAMES réclame une meilleure prise en compte des contractuels
Le syndicat demande aussi une intégration prioritaire des contractuels exerçant dans les zones considérées comme difficiles.
Il souhaite que les années de contractualisation soient prises en compte dans la carrière des agents concernés et réclame une clarification des plans de carrière.
Pour le SAMES, ces mesures sont nécessaires pour améliorer l’attractivité du secteur public et réduire les difficultés liées à l’affectation et à la fidélisation des professionnels de santé.
Des revendications sur les infrastructures sanitaires
La plateforme porte également sur la réforme de la carte sanitaire.
Le SAMES demande notamment l’accélération de cette réforme et la création d’un établissement public de santé de niveau 2 dans chaque département.
Le syndicat réclame également la disponibilité d’équipements lourds, notamment des scanners et des IRM dans chaque région.
À cela s’ajoutent des demandes concernant les ambulances adaptées, les laboratoires fonctionnels et la création d’un véritable réseau de maintenance hospitalière.
Ressources humaines et indemnités au cœur des revendications
Le SAMES dénonce également ce qu’il qualifie d’« affectation intempestive des ressources humaines sans remplacement ».
Le syndicat demande par ailleurs le respect intégral des accords de 2022, ainsi que l’extension des indemnités à l’ensemble des médecins travaillant dans les secteurs public et parapublic.
Le paiement des passifs dus aux ayants droit figure également parmi les revendications.
Une rentrée sociale sous tension dans le secteur de la santé
Avec cette grève annoncée les 8 et 9 septembre 2026, le SAMES ouvre une nouvelle séquence dans ses relations avec les autorités.
La question sera désormais de savoir si le mouvement permettra de relancer les négociations et d’obtenir des engagements concrets ou s’il débouchera sur une mobilisation prolongée.
La prochaine échéance importante sera l’évaluation annoncée pour le 10 septembre, qui devrait permettre au Bureau exécutif national du syndicat de décider de la suite du mouvement.