Sages-femmes au Sénégal : Bigué Ba Mbodji plaide pour un statut clair et une reconnaissance professionnelle



Lors des « Mercredis de l’AJSPD » organisés le mardi 23 décembre 2025 par l’Association des journalistes en Santé, Population et Développement (AJSPD), Mme Bigué Ba Mbodji, présidente de l’Association des Sages-Femmes d’État du Sénégal, a exposé les difficultés structurelles rencontrées par les sages-femmes dans l’exercice de leur profession.

Malgré la loi n°14-2017 du 20 janvier 2017 instituant l’Ordre national des sages-femmes et de la maïeutique, son application reste incomplète faute du décret d’application. Cette situation freine la reconnaissance officielle et pleine de la profession, qui a pourtant connu des avancées significatives en matière de formation et de pratique.

Mme Mbodji a rappelé que l’accès à la formation de sage-femme exige désormais le baccalauréat, suivi de trois années d’études, conduisant à un diplôme équivalent à une licence professionnelle. Les sages-femmes sénégalaises sont également affiliées à la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), l’instance mondiale définissant les compétences et champs d’intervention de la profession.

Parmi les principales difficultés pointées figure la confusion autour du statut des sages-femmes, souvent assimilées à des aides-médecins, alors qu’elles exercent une profession médicale autonome reconnue par l’OMS aux côtés des médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens. Mme Mbodji insiste sur la nécessité d’un cadre juridique clair pour permettre un exercice responsable, autonome et sécurisé, contribuant ainsi à l’amélioration de la santé maternelle et néonatale au Sénégal.

Rédigé par Kamalenba le Mercredi 24 Décembre 2025 à 18:41

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