Le monde de la culture sénégalaise est en deuil. Khar Mbaye Madiaga, cantatrice reconnue et gardienne de la tradition lébou, est décédée ce samedi matin à Rufisque, à l’âge de 87 ans. Son inhumation est prévue le même jour à 17 heures dans sa ville natale.
Née le 4 février 1938, Khar Mbaye Madiaga a marqué de son empreinte le patrimoine immatériel du peuple lébou. Dotée d’une voix grave et puissante, elle s’est imposée comme l’une des grandes figures du chant traditionnel, notamment dans l’univers de la lutte sénégalaise, où ses interprétations accompagnaient les grands rendez-vous et portaient les récits, les valeurs et la mémoire collective.
Profondément attachée à son terroir, l’artiste a consacré toute sa vie à la transmission des traditions, faisant du chant un outil de sauvegarde culturelle et d’éducation sociale. À travers ses prestations, elle perpétuait des thématiques identitaires aujourd’hui de plus en plus rares dans le paysage musical contemporain.
La reconnaissance institutionnelle de son immense contribution était intervenue le 18 juin dernier, lorsque la Maison des arts de Rufisque a été baptisée à son nom. À cette occasion, le maire Oumar Cissé avait salué une artiste à la « voix rare, grave et puissante », symbole d’un héritage culturel précieux.
Avec la disparition de Khar Mbaye Madiaga, Rufisque perd l’une de ses plus illustres filles et le Sénégal une véritable gardienne de la mémoire lébou. Sa voix s’est tue, mais son héritage continuera de résonner à travers les générations.
Née le 4 février 1938, Khar Mbaye Madiaga a marqué de son empreinte le patrimoine immatériel du peuple lébou. Dotée d’une voix grave et puissante, elle s’est imposée comme l’une des grandes figures du chant traditionnel, notamment dans l’univers de la lutte sénégalaise, où ses interprétations accompagnaient les grands rendez-vous et portaient les récits, les valeurs et la mémoire collective.
Profondément attachée à son terroir, l’artiste a consacré toute sa vie à la transmission des traditions, faisant du chant un outil de sauvegarde culturelle et d’éducation sociale. À travers ses prestations, elle perpétuait des thématiques identitaires aujourd’hui de plus en plus rares dans le paysage musical contemporain.
La reconnaissance institutionnelle de son immense contribution était intervenue le 18 juin dernier, lorsque la Maison des arts de Rufisque a été baptisée à son nom. À cette occasion, le maire Oumar Cissé avait salué une artiste à la « voix rare, grave et puissante », symbole d’un héritage culturel précieux.
Avec la disparition de Khar Mbaye Madiaga, Rufisque perd l’une de ses plus illustres filles et le Sénégal une véritable gardienne de la mémoire lébou. Sa voix s’est tue, mais son héritage continuera de résonner à travers les générations.