Une méthode jugée opaque et sans concertation
Le premier grief du CDEPS porte sur la forme. Les professionnels affirment avoir été tenus à l'écart du processus législatif. "Nous dénonçons l'absence de concertation réelle et le défaut de partage du projet avant son adoption en Conseil des ministres", fustige le communiqué. Pour le patronat, ce manque de transparence est un signal alarmant depuis l'alternance du 24 mars 2024.
Un contournement de la Cour Suprême ?
Sur le fond, l'accusation est grave : le projet de loi viserait à briser les récents verrous judiciaires. Le CDEPS rappelle que la Cour Suprême, dans un arrêt historique du 11 décembre 2025, a sanctuarisé l'activité de presse comme une "liberté fondamentale" ne nécessitant "aucune autorisation préalable".
Pour les éditeurs, le texte du CNRM tente de redonner une base légale à des mécanismes de censure que la haute juridiction avait expressément annulés en juin et décembre 2025.
Un arsenal répressif sans contrôle judiciaire
Ce qui inquiète le plus le secteur, ce sont les pouvoirs "exorbitants" confiés au président du futur CNRM :
Fermeture administrative et suspension immédiate de médias.
Blocage de contenus et coupure d'accès aux plateformes.
Exécution instantanée des décisions sans recours suspensif.
Pouvoir solitaire : Le président de l'organe pourrait décider seul, sans délibération collégiale ni mise en demeure préalable.
Un appel aux forces vives de la nation
Le CDEPS refuse de limiter ce combat à une querelle corporatiste. Interpellant la société civile, les autorités religieuses et les partis politiques, l'organisation avertit : le Sénégal risque une « régression démocratique » majeure. L'enjeu est désormais de savoir si le pays saura moderniser sa régulation sans sacrifier l'héritage de ses libertés constitutionnelles.
Le premier grief du CDEPS porte sur la forme. Les professionnels affirment avoir été tenus à l'écart du processus législatif. "Nous dénonçons l'absence de concertation réelle et le défaut de partage du projet avant son adoption en Conseil des ministres", fustige le communiqué. Pour le patronat, ce manque de transparence est un signal alarmant depuis l'alternance du 24 mars 2024.
Un contournement de la Cour Suprême ?
Sur le fond, l'accusation est grave : le projet de loi viserait à briser les récents verrous judiciaires. Le CDEPS rappelle que la Cour Suprême, dans un arrêt historique du 11 décembre 2025, a sanctuarisé l'activité de presse comme une "liberté fondamentale" ne nécessitant "aucune autorisation préalable".
Pour les éditeurs, le texte du CNRM tente de redonner une base légale à des mécanismes de censure que la haute juridiction avait expressément annulés en juin et décembre 2025.
Un arsenal répressif sans contrôle judiciaire
Ce qui inquiète le plus le secteur, ce sont les pouvoirs "exorbitants" confiés au président du futur CNRM :
Fermeture administrative et suspension immédiate de médias.
Blocage de contenus et coupure d'accès aux plateformes.
Exécution instantanée des décisions sans recours suspensif.
Pouvoir solitaire : Le président de l'organe pourrait décider seul, sans délibération collégiale ni mise en demeure préalable.
Un appel aux forces vives de la nation
Le CDEPS refuse de limiter ce combat à une querelle corporatiste. Interpellant la société civile, les autorités religieuses et les partis politiques, l'organisation avertit : le Sénégal risque une « régression démocratique » majeure. L'enjeu est désormais de savoir si le pays saura moderniser sa régulation sans sacrifier l'héritage de ses libertés constitutionnelles.