Réforme constitutionnelle et électorale : Diomaye Faye dévoile sa vision lors de sa grande interview

Le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye a accordé ce vendredi 2 mai 2026 une grande interview à la presse nationale. Au-delà de la question de l'éligibilité d'Ousmane Sonko, le chef de l'État a livré des déclarations importantes sur la réforme constitutionnelle en cours, le processus électoral et la création d'une nouvelle commission électorale indépendante.



La révision constitutionnelle : un travail de fond
Sur le chantier de la réforme constitutionnelle, le Président Faye a expliqué la méthode adoptée par son gouvernement. Les propositions issues des différents dialogues ont été passées au crible par un comité de relecture chargé de vérifier leur cohérence avec la vision présidentielle.
« Certaines propositions se sont recoupées, notamment celles relatives à la Cour constitutionnelle et au processus électoral. Le comité de relecture a ensuite analysé si les consensus qui se sont dégagés lors des dialogues ont été clairement matérialisés et s'ils n'étaient pas en déphasage avec notre vision », a précisé le chef de l'État.

Légiférer, un exercice complexe
Le Président a tenu à rappeler aux Sénégalais la difficulté inhérente au travail législatif, en particulier pour des réformes d'une telle ambition.
« Ce n'est pas facile de légiférer. Il faut que les Sénégalais comprennent que le processus législatif, pour autant de lois, qui sont aussi révolutionnaires, n'est pas chose aisée », a-t-il affirmé, appelant à la patience et à la compréhension face au rythme des réformes engagées.

La CENA remplacée par une CENI
L'annonce la plus structurante de cette interview concerne le système électoral. Le Président Faye a confirmé que la Commission électorale nationale autonome (CENA) sera remplacée par une Commission électorale nationale indépendante (CENI), dotée de prérogatives élargies.
« La Commission électorale nationale autonome sera remplacée par une Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui exercera les prérogatives de la Direction générale des élections, pour éviter les suspicions », a déclaré le chef de l'État.
Cette réforme vise à renforcer la transparence et la crédibilité du processus électoral sénégalais, en regroupant sous une même autorité indépendante les fonctions jusqu'ici partagées entre la CENA et la Direction générale des élections.

Un agenda réformiste assumé
Ces déclarations confirment la volonté du Président Faye de mener à bien un agenda de transformation institutionnelle profonde, malgré la complexité technique et politique des réformes engagées. La création de la CENI, la réforme de la Cour constitutionnelle et la refonte du processus électoral s'inscrivent dans une démarche globale visant à consolider l'État de droit et la confiance des citoyens dans les institutions.


Rédigé par le Dimanche 3 Mai 2026 à 01:00

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