Dans son analyse, Madana Kane dresse un constat alarmant de la situation budgétaire du Sénégal. À la fin de l’année 2024, le ratio dette/PIB atteindrait près de 119 %, hors dette des entreprises publiques, tandis que le déficit budgétaire serait estimé à environ 14 %. Des niveaux jugés critiques, qui réduisent considérablement les marges de manœuvre de l’État.
L’ancien ministre estime que le PRÉS, présenté le 1er août 2025, intervient dans un contexte marqué par le ralentissement de secteurs clés comme le BTP et par une croissance devenue largement dépendante des hydrocarbures. À cela s’ajoutent la dégradation de la note souveraine du Sénégal par les agences internationales et la suspension du programme avec le Fonds monétaire international, limitant l’accès aux financements concessionnels et renforçant la dépendance au marché financier sous-régional.
Face à cette situation, le PARÉ met l’accent sur une réforme profonde de la gouvernance budgétaire. Parmi les propositions phares figure la création d’un ministère dédié à la responsabilité budgétaire, distinct du ministère des Finances, afin de renforcer la transparence, le contrôle des dépenses publiques et la crédibilité des engagements de l’État. Le projet prévoit également la mise en place d’un comité national de notation, chargé d’anticiper et d’accompagner le processus de réhabilitation de la note souveraine du pays.
Sur la question de la dette, Madana Kane propose une gestion stratégique à deux niveaux. Pour la dette intérieure, il préconise un reprofilage et une restructuration de la dette bancaire afin de réduire les coûts liés aux refinancements fréquents. Concernant la dette extérieure, le PARÉ suggère d’envisager de manière proactive un reprofilage de la dette commerciale, estimant qu’une restructuration anticipée serait moins coûteuse qu’une intervention contrainte en cas d’aggravation de la situation.
À travers ce programme, le leader de DUNDU entend ouvrir le débat sur les choix économiques à opérer pour restaurer la soutenabilité des finances publiques et renforcer la crédibilité économique du Sénégal à moyen et long terme.
L’ancien ministre estime que le PRÉS, présenté le 1er août 2025, intervient dans un contexte marqué par le ralentissement de secteurs clés comme le BTP et par une croissance devenue largement dépendante des hydrocarbures. À cela s’ajoutent la dégradation de la note souveraine du Sénégal par les agences internationales et la suspension du programme avec le Fonds monétaire international, limitant l’accès aux financements concessionnels et renforçant la dépendance au marché financier sous-régional.
Face à cette situation, le PARÉ met l’accent sur une réforme profonde de la gouvernance budgétaire. Parmi les propositions phares figure la création d’un ministère dédié à la responsabilité budgétaire, distinct du ministère des Finances, afin de renforcer la transparence, le contrôle des dépenses publiques et la crédibilité des engagements de l’État. Le projet prévoit également la mise en place d’un comité national de notation, chargé d’anticiper et d’accompagner le processus de réhabilitation de la note souveraine du pays.
Sur la question de la dette, Madana Kane propose une gestion stratégique à deux niveaux. Pour la dette intérieure, il préconise un reprofilage et une restructuration de la dette bancaire afin de réduire les coûts liés aux refinancements fréquents. Concernant la dette extérieure, le PARÉ suggère d’envisager de manière proactive un reprofilage de la dette commerciale, estimant qu’une restructuration anticipée serait moins coûteuse qu’une intervention contrainte en cas d’aggravation de la situation.
À travers ce programme, le leader de DUNDU entend ouvrir le débat sur les choix économiques à opérer pour restaurer la soutenabilité des finances publiques et renforcer la crédibilité économique du Sénégal à moyen et long terme.