« Autant il est facile de créer une structure, autant il est difficile de la supprimer »
Si le gouvernement sénégalais s'est engagé dès 2024 dans un vaste chantier de réorganisation administrative face aux contraintes budgétaires, le patron du BOM rappelle que la suppression d'organismes publics engendre des coûts cachés complexes (juridiques, financiers et sociaux).
« La rationalisation ne consiste pas seulement à fusionner ou à supprimer des structures. Il faut aussi agir sur les ressources humaines, les procédures et les modes de fonctionnement », explique Amadou Lamine Sy.
Pour illustrer ses propos, il cite les dissolutions passées d'entreprises publiques telles que la SIAS, la SOTRAC, l'ancienne Société nationale des chemins de fer ou AMA Sénégal. Des années après leur fermeture, l’État continue de régler leur passif social face aux revendications d'anciens salariés. De plus, la fermeture d'une entité ne supprime pas automatiquement sa masse salariale, qui représente souvent la charge budgétaire la plus lourde à reclasser.
Laisser la main à l’administration pour anticiper les impacts
Pour réussir cette transformation sans bloquer l'appareil d'État, Amadou Lamine Sy préconise d'extirper ce débat de l'arène strictement politique :
Éviter les annonces prématurées qui créent de l'instabilité sociale ;
Laisser l'expertise administrative évaluer les implications juridiques et financières en amont ;
Anticiper le reclassement des agents concernés.
Mieux vaut prévenir que supprimer : Le rôle clé de la Commission d’évaluation
La véritable rigueur budgétaire commence dès la phase de création d'une entité. Le directeur du BOM salue la réactivation effective de la Commission d’évaluation des agences (créée en 2010) et du Comité de suivi du secteur parapublic.
Désormais, toute création de structure publique est conditionnée par une étude d’opportunité rigoureuse, ayant déjà conduit au rejet de plusieurs projets superflus.
Maîtriser les dépenses sans affaiblir les services publics
Au-delà de la carte administrative, le plan de rationalisation repose sur des leviers de gouvernance directe pour maîtriser le budget de fonctionnement :
L'encadrement des rémunérations dans les autorités administratives indépendantes ;
La limitation stricte des missions à l’étranger ;
La mutualisation des achats publics ;
L’audit biométrique en cours dans la fonction publique pour assainir la masse salariale.
L'objectif final affiché est clair : moderniser en profondeur les règles de gestion de l’État pour dégager des marges de manœuvre financières au profit des politiques publiques prioritaires.
Si le gouvernement sénégalais s'est engagé dès 2024 dans un vaste chantier de réorganisation administrative face aux contraintes budgétaires, le patron du BOM rappelle que la suppression d'organismes publics engendre des coûts cachés complexes (juridiques, financiers et sociaux).
« La rationalisation ne consiste pas seulement à fusionner ou à supprimer des structures. Il faut aussi agir sur les ressources humaines, les procédures et les modes de fonctionnement », explique Amadou Lamine Sy.
Pour illustrer ses propos, il cite les dissolutions passées d'entreprises publiques telles que la SIAS, la SOTRAC, l'ancienne Société nationale des chemins de fer ou AMA Sénégal. Des années après leur fermeture, l’État continue de régler leur passif social face aux revendications d'anciens salariés. De plus, la fermeture d'une entité ne supprime pas automatiquement sa masse salariale, qui représente souvent la charge budgétaire la plus lourde à reclasser.
Laisser la main à l’administration pour anticiper les impacts
Pour réussir cette transformation sans bloquer l'appareil d'État, Amadou Lamine Sy préconise d'extirper ce débat de l'arène strictement politique :
Éviter les annonces prématurées qui créent de l'instabilité sociale ;
Laisser l'expertise administrative évaluer les implications juridiques et financières en amont ;
Anticiper le reclassement des agents concernés.
Mieux vaut prévenir que supprimer : Le rôle clé de la Commission d’évaluation
La véritable rigueur budgétaire commence dès la phase de création d'une entité. Le directeur du BOM salue la réactivation effective de la Commission d’évaluation des agences (créée en 2010) et du Comité de suivi du secteur parapublic.
Désormais, toute création de structure publique est conditionnée par une étude d’opportunité rigoureuse, ayant déjà conduit au rejet de plusieurs projets superflus.
Maîtriser les dépenses sans affaiblir les services publics
Au-delà de la carte administrative, le plan de rationalisation repose sur des leviers de gouvernance directe pour maîtriser le budget de fonctionnement :
L'encadrement des rémunérations dans les autorités administratives indépendantes ;
La limitation stricte des missions à l’étranger ;
La mutualisation des achats publics ;
L’audit biométrique en cours dans la fonction publique pour assainir la masse salariale.
L'objectif final affiché est clair : moderniser en profondeur les règles de gestion de l’État pour dégager des marges de manœuvre financières au profit des politiques publiques prioritaires.