Un casse-tête éditorial et politique majeur secoue les directions de l’audiovisuel américain. Les grands réseaux de télévision du pays évaluent l'opportunité de retransmettre en direct l'adresse à la nation que doit prononcer le président Donald Trump ce jeudi soir. Traditionnellement, les diffuseurs accordent ce temps d'antenne aux déclarations présidentielles au nom de l'intérêt public, mais le sujet de l'intervention et le passif du locuteur compliquent fortement la donne.
Selon des sources internes à la Maison-Blanche, l'exécutif envisage d'utiliser cette tribune pour divulguer des renseignements confidentiels concernant les intentions ou la capacité de la Chine à interférer dans le scrutin présidentiel de 2020. Une initiative qui préoccupe certains responsables de l'administration Trump eux-mêmes, ces derniers craignant que la présentation de ces données ne soit trompeuse.
La pression de la Maison-Blanche et la colère des démocrates
Lors d'un point de presse tenu jeudi, la secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a fait monter la pression d'un cran. Elle a souligné qu'il était « tout à fait possible » que Donald Trump aborde également d'autres sujets brûlants, tels que l'économie et les tensions actuelles avec l'Iran, estimant qu'il s'agissait là d'une « raison de plus » pour que les réseaux diffusent l'événement en direct.
De leur côté, les voix de l'opposition s'élèvent pour réclamer un boycott pur et simple de l'antenne. Plusieurs figures démocrates, à l'image de la représentante Alexandria Ocasio-Cortez, ont exhorté les chaînes à ne pas diffuser le discours, arguant que le président risquait d'en profiter pour réitérer ses affirmations infondées sur la falsification des scrutins passés, le vote par correspondance ou la participation supposée de non-citoyens.
Des géants des médias sous haute surveillance
Pour les diffuseurs, la décision est lourde de conséquences commerciales et réglementaires. Refuser de diffuser l'allocution risquerait d'attirer les foudres d'une administration Trump qui exerce déjà une pression inédite sur le paysage médiatique :
ABC (propriété de Walt Disney) : La chaîne fait face à deux enquêtes de la Commission fédérale des communications (FCC), dont une portant sur une éventuelle violation des règles d'égalité de temps de parole lors d'une interview de son émission The View.
NBC (propriété de Comcast) : Régulièrement ciblée par le président qui la qualifie de « réseau corrompu », NBC traverse une phase de restructuration après l'annonce par Comcast d'une scission prochaine de ses activités médias.
CBS : La reprise récente de sa maison mère Paramount par David Ellison, dont le père milliardaire Larry Ellison est un allié de Trump, suscite de vives tensions internes et des accusations d'ingérence éditoriale que la direction dément.
Fox News : Bien que généralement encline à diffuser l'intégralité des interventions de Donald Trump, la chaîne conservatrice reste prudente après avoir dû verser 787 millions de dollars en 2023 pour clore les poursuites en diffamation liées aux allégations infondées sur l'élection de 2020.
À l'heure actuelle, aucun des grands réseaux — ABC, CBS, NBC, CNN ou Fox News — n'a officiellement confirmé s'il ouvrirait son antenne en direct pour cette allocution présidentielle.
Selon des sources internes à la Maison-Blanche, l'exécutif envisage d'utiliser cette tribune pour divulguer des renseignements confidentiels concernant les intentions ou la capacité de la Chine à interférer dans le scrutin présidentiel de 2020. Une initiative qui préoccupe certains responsables de l'administration Trump eux-mêmes, ces derniers craignant que la présentation de ces données ne soit trompeuse.
La pression de la Maison-Blanche et la colère des démocrates
Lors d'un point de presse tenu jeudi, la secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a fait monter la pression d'un cran. Elle a souligné qu'il était « tout à fait possible » que Donald Trump aborde également d'autres sujets brûlants, tels que l'économie et les tensions actuelles avec l'Iran, estimant qu'il s'agissait là d'une « raison de plus » pour que les réseaux diffusent l'événement en direct.
De leur côté, les voix de l'opposition s'élèvent pour réclamer un boycott pur et simple de l'antenne. Plusieurs figures démocrates, à l'image de la représentante Alexandria Ocasio-Cortez, ont exhorté les chaînes à ne pas diffuser le discours, arguant que le président risquait d'en profiter pour réitérer ses affirmations infondées sur la falsification des scrutins passés, le vote par correspondance ou la participation supposée de non-citoyens.
Des géants des médias sous haute surveillance
Pour les diffuseurs, la décision est lourde de conséquences commerciales et réglementaires. Refuser de diffuser l'allocution risquerait d'attirer les foudres d'une administration Trump qui exerce déjà une pression inédite sur le paysage médiatique :
ABC (propriété de Walt Disney) : La chaîne fait face à deux enquêtes de la Commission fédérale des communications (FCC), dont une portant sur une éventuelle violation des règles d'égalité de temps de parole lors d'une interview de son émission The View.
NBC (propriété de Comcast) : Régulièrement ciblée par le président qui la qualifie de « réseau corrompu », NBC traverse une phase de restructuration après l'annonce par Comcast d'une scission prochaine de ses activités médias.
CBS : La reprise récente de sa maison mère Paramount par David Ellison, dont le père milliardaire Larry Ellison est un allié de Trump, suscite de vives tensions internes et des accusations d'ingérence éditoriale que la direction dément.
Fox News : Bien que généralement encline à diffuser l'intégralité des interventions de Donald Trump, la chaîne conservatrice reste prudente après avoir dû verser 787 millions de dollars en 2023 pour clore les poursuites en diffamation liées aux allégations infondées sur l'élection de 2020.
À l'heure actuelle, aucun des grands réseaux — ABC, CBS, NBC, CNN ou Fox News — n'a officiellement confirmé s'il ouvrirait son antenne en direct pour cette allocution présidentielle.