Après avoir créé la surprise lors du premier tour le 12 avril dernier et dominé les sondages pendant la majeure partie de la campagne, la candidate de droite a vu son avance fondre dans la dernière ligne droite. Selon une enquête d'opinion de l'institut Ipsos publiée ce jeudi, la modération de la plateforme politique de son rival, Roberto Sanchez, a totalement effacé l'écart entre les deux finalistes.
De Première dame à 19 ans à patronne absolue de l'opposition
Le parcours politique de Keiko Fujimori est unique dans l'histoire contemporaine du pays :
Un rôle précoce : En 1994, à seulement 19 ans, elle accepte de devenir la Première dame de son père, l'homme fort Alberto Fujimori, en plein divorce tumultueux de ses parents et sur fond d'accusations de torture contre les services secrets présidentiels.
Une constante politique : En trois décennies, elle est devenue la figure incontournable de la politique péruvienne, capable d'installer des alliés à des postes clés (Procureur général, Médiateur de la République) et de faire tomber ses adversaires.
Le plafond de verre : Malgré cette puissance institutionnelle, la présidence lui a toujours échappé, essuyant trois défaites successives lors de seconds tours face à des candidats moins connus.
L'ombre d'Alberto Fujimori et les fractures de l'électorat
La candidature de Keiko Fujimori cristallise les passions et les divisions profondes de la société péruvienne :
Nostalgie contre rejet : Ses partisans saluent en elle l'héritière d'Alberto Fujimori (décédé en 2024), crédité par une partie de la population d'avoir mis fin à une crise économique majeure et écrasé les rébellions de gauche. À l'inverse, ses détracteurs l'associent à l'impunité, rappelant que son parti a fait voter des lois d'amnistie pour les forces de l'ordre impliquées dans les dérives des années 1990.
Le vote du "moins pire" : Élevée dans les privilèges, diplômée aux États-Unis et divorcée en 2022 d'un entrepreneur italo-américain, Keiko peine structurellement à séduire les communautés rurales et autochtones. Celles-ci se souviennent des condamnations de son père pour crimes contre l'humanité et stérilisations forcées. Pour de nombreux citoyens indécis de Lima, le choix de ce dimanche se résume une nouvelle fois à voter pour le « moindre mal ».
De Première dame à 19 ans à patronne absolue de l'opposition
Le parcours politique de Keiko Fujimori est unique dans l'histoire contemporaine du pays :
Un rôle précoce : En 1994, à seulement 19 ans, elle accepte de devenir la Première dame de son père, l'homme fort Alberto Fujimori, en plein divorce tumultueux de ses parents et sur fond d'accusations de torture contre les services secrets présidentiels.
Une constante politique : En trois décennies, elle est devenue la figure incontournable de la politique péruvienne, capable d'installer des alliés à des postes clés (Procureur général, Médiateur de la République) et de faire tomber ses adversaires.
Le plafond de verre : Malgré cette puissance institutionnelle, la présidence lui a toujours échappé, essuyant trois défaites successives lors de seconds tours face à des candidats moins connus.
L'ombre d'Alberto Fujimori et les fractures de l'électorat
La candidature de Keiko Fujimori cristallise les passions et les divisions profondes de la société péruvienne :
Nostalgie contre rejet : Ses partisans saluent en elle l'héritière d'Alberto Fujimori (décédé en 2024), crédité par une partie de la population d'avoir mis fin à une crise économique majeure et écrasé les rébellions de gauche. À l'inverse, ses détracteurs l'associent à l'impunité, rappelant que son parti a fait voter des lois d'amnistie pour les forces de l'ordre impliquées dans les dérives des années 1990.
Le vote du "moins pire" : Élevée dans les privilèges, diplômée aux États-Unis et divorcée en 2022 d'un entrepreneur italo-américain, Keiko peine structurellement à séduire les communautés rurales et autochtones. Celles-ci se souviennent des condamnations de son père pour crimes contre l'humanité et stérilisations forcées. Pour de nombreux citoyens indécis de Lima, le choix de ce dimanche se résume une nouvelle fois à voter pour le « moindre mal ».