Un nouveau mouvement pour « réenraciner la citoyenneté »
L'ancien responsable politique de l'Alliance pour la République (Apr), Pape Mahawa Diouf, a lancé il y a un peu plus d'une semaine son propre mouvement politique baptisé Racine, pour Rassemblement citoyen pour la nation, l'éthique et la justice sociale. Dans un entretien, il explique cette initiative par la volonté de replacer la culture citoyenne au cœur de l'action publique et privée, à travers la sensibilisation, l'éducation populaire et une communication engagée, dans le respect des équilibres écologiques et du développement durable.
Pour Pape Mahawa Diouf, le Sénégal traverse aujourd'hui un nouveau tournant politique, après celui de l'indépendance puis celui de la modernisation des infrastructures portée par l'époque libérale. Il évoque une crise politique persistante depuis 2020-2021, marquée selon lui par des logiques claniques et le poids grandissant de l'argent, qui fragiliseraient l'unité nationale. Le nom du mouvement renvoie ainsi à trois dimensions : les racines culturelles, démocratiques et républicaines, présentées comme le socle commun des Sénégalais au-delà de leurs différences.
Une rupture de fait avec l'Apr, mais dans de bons termes avec Macky Sall
Interrogé sur son départ de l'Apr, Pape Mahawa Diouf précise que les statuts du parti ne permettent pas la création d'un mouvement politique parallèle, rendant la rupture automatique dès la création de Racine. Il indique avoir échangé avec l'ancien président Macky Sall avant le lancement, celui-ci lui ayant, selon ses propos, souhaité du succès dans cette nouvelle étape. Il évoque un compagnonnage politique long et formateur, tout en estimant qu'il s'agit désormais, pour lui, d'une fin de cycle.
Il justifie ce tournant par plusieurs constats : la faible part de l'Afrique dans les échanges commerciaux mondiaux, les départs de jeunes par voie migratoire irrégulière ou encore la menace djihadiste proche des frontières sénégalaises, autant d'enjeux qui appellent selon lui une phase de reconquête pour le continent.
Des ambitions électorales, à commencer par Yoff
Pape Mahawa Diouf confirme l'ambition électorale de son mouvement, en particulier dans sa commune d'origine, Yoff, où plusieurs soutiens l'encouragent à se positionner pour la mairie. Il annonce également l'intention de Racine de participer à d'autres échéances électorales, autour de thématiques comme l'unité nationale, la cohérence républicaine, la défense des institutions et les enjeux écologiques, qu'il présente aussi comme des questions économiques liées à la préservation des côtes et à la biodiversité.
Une possible collaboration avec le parti présidentiel Kiiraay
Interrogé sur une éventuelle alliance avec Kiiraay, la nouvelle formation politique lancée par le président Bassirou Diomaye Faye, Pape Mahawa Diouf affirme ne pas exclure de travailler avec ce parti, sous réserve du contenu du dialogue politique national à venir. Il insiste sur l'importance de principes communs tels que le respect des institutions, la cohésion nationale et la préservation du vivre-ensemble, estimant qu'il existe aujourd'hui une opposition claire entre ceux qui veulent construire le pays et ceux qui cherchent à le déstabiliser — une lecture qu'il dit défendre depuis plusieurs années, indépendamment du contexte électoral.
Pas de dualité institutionnelle entre Sonko et Diomaye Faye, selon lui
Concernant les interrogations sur une possible rivalité entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, Pape Mahawa Diouf écarte l'idée d'une dualité au sommet de l'État, rappelant que la Constitution sénégalaise fait du président la clé de voûte des institutions et le garant de leur bon fonctionnement en cas de blocage.
Restaurer la confiance économique et relancer le secteur agricole
Sur le plan économique, Pape Mahawa Diouf estime que la priorité doit être de restaurer la confiance des marchés, du secteur privé et des partenaires extérieurs. Il plaide pour une relance du secteur du bâtiment, jugé transversal pour l'économie nationale, ainsi que pour un soutien renforcé aux agriculteurs après deux campagnes agricoles difficiles, notamment à travers la mobilisation de ressources destinées à la commercialisation du riz produit dans la vallée du fleuve Sénégal.
L'ancien responsable politique de l'Alliance pour la République (Apr), Pape Mahawa Diouf, a lancé il y a un peu plus d'une semaine son propre mouvement politique baptisé Racine, pour Rassemblement citoyen pour la nation, l'éthique et la justice sociale. Dans un entretien, il explique cette initiative par la volonté de replacer la culture citoyenne au cœur de l'action publique et privée, à travers la sensibilisation, l'éducation populaire et une communication engagée, dans le respect des équilibres écologiques et du développement durable.
Pour Pape Mahawa Diouf, le Sénégal traverse aujourd'hui un nouveau tournant politique, après celui de l'indépendance puis celui de la modernisation des infrastructures portée par l'époque libérale. Il évoque une crise politique persistante depuis 2020-2021, marquée selon lui par des logiques claniques et le poids grandissant de l'argent, qui fragiliseraient l'unité nationale. Le nom du mouvement renvoie ainsi à trois dimensions : les racines culturelles, démocratiques et républicaines, présentées comme le socle commun des Sénégalais au-delà de leurs différences.
Une rupture de fait avec l'Apr, mais dans de bons termes avec Macky Sall
Interrogé sur son départ de l'Apr, Pape Mahawa Diouf précise que les statuts du parti ne permettent pas la création d'un mouvement politique parallèle, rendant la rupture automatique dès la création de Racine. Il indique avoir échangé avec l'ancien président Macky Sall avant le lancement, celui-ci lui ayant, selon ses propos, souhaité du succès dans cette nouvelle étape. Il évoque un compagnonnage politique long et formateur, tout en estimant qu'il s'agit désormais, pour lui, d'une fin de cycle.
Il justifie ce tournant par plusieurs constats : la faible part de l'Afrique dans les échanges commerciaux mondiaux, les départs de jeunes par voie migratoire irrégulière ou encore la menace djihadiste proche des frontières sénégalaises, autant d'enjeux qui appellent selon lui une phase de reconquête pour le continent.
Des ambitions électorales, à commencer par Yoff
Pape Mahawa Diouf confirme l'ambition électorale de son mouvement, en particulier dans sa commune d'origine, Yoff, où plusieurs soutiens l'encouragent à se positionner pour la mairie. Il annonce également l'intention de Racine de participer à d'autres échéances électorales, autour de thématiques comme l'unité nationale, la cohérence républicaine, la défense des institutions et les enjeux écologiques, qu'il présente aussi comme des questions économiques liées à la préservation des côtes et à la biodiversité.
Une possible collaboration avec le parti présidentiel Kiiraay
Interrogé sur une éventuelle alliance avec Kiiraay, la nouvelle formation politique lancée par le président Bassirou Diomaye Faye, Pape Mahawa Diouf affirme ne pas exclure de travailler avec ce parti, sous réserve du contenu du dialogue politique national à venir. Il insiste sur l'importance de principes communs tels que le respect des institutions, la cohésion nationale et la préservation du vivre-ensemble, estimant qu'il existe aujourd'hui une opposition claire entre ceux qui veulent construire le pays et ceux qui cherchent à le déstabiliser — une lecture qu'il dit défendre depuis plusieurs années, indépendamment du contexte électoral.
Pas de dualité institutionnelle entre Sonko et Diomaye Faye, selon lui
Concernant les interrogations sur une possible rivalité entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, Pape Mahawa Diouf écarte l'idée d'une dualité au sommet de l'État, rappelant que la Constitution sénégalaise fait du président la clé de voûte des institutions et le garant de leur bon fonctionnement en cas de blocage.
Restaurer la confiance économique et relancer le secteur agricole
Sur le plan économique, Pape Mahawa Diouf estime que la priorité doit être de restaurer la confiance des marchés, du secteur privé et des partenaires extérieurs. Il plaide pour une relance du secteur du bâtiment, jugé transversal pour l'économie nationale, ainsi que pour un soutien renforcé aux agriculteurs après deux campagnes agricoles difficiles, notamment à travers la mobilisation de ressources destinées à la commercialisation du riz produit dans la vallée du fleuve Sénégal.