Des baux opaques et sans contreparties
L'audit mené par la SOGEPA a mis en exergue des pratiques de gestion héritées du passé, jugées préjudiciables pour la collectivité. Sur 19 contrats de baux emphytéotiques examinés, une grande partie ne prévoyait aucune contrepartie pour l'État.
« L'État cédait des biens de valeur, foncier et constructions compris, sans retour effectif », a déploré Elimane Pouye. Plusieurs de ces infrastructures avaient été attribuées à des particuliers ne disposant ni des capacités techniques ni des garanties financières pour les réhabiliter.
Un bilan financier et matériel impressionnant
La riposte de l'État s'est articulée autour de deux axes majeurs :
La Renégociation : 8 contrats ont été revus, permettant de sécuriser 25 milliards de FCFA de contreparties pour la puissance publique.
La Récupération : Une vingtaine d’immeubles, cédés dans des conditions opaques, ont été réintégrés dans le patrimoine bâti de l'État. La valeur totale de ces biens (foncier et bâti) dépasse les 50 milliards de FCFA.
Réduire la facture locative de l'État
Au-delà de ces récupérations, la SOGEPA s'attaque à un autre chantier de taille : la réduction des charges locatives. Actuellement, l’État dépense chaque année près de 16 milliards de FCFA pour loger ses services et son personnel. En récupérant et en valorisant son propre patrimoine, le gouvernement ambitionne de réduire drastiquement cette dépendance vis-à-vis du secteur locatif privé.
Cette réforme marque une étape décisive dans la stratégie du "Jubanti" (redressement), visant à optimiser chaque mètre carré appartenant à l'État pour le transformer en levier de développement économique.
L'audit mené par la SOGEPA a mis en exergue des pratiques de gestion héritées du passé, jugées préjudiciables pour la collectivité. Sur 19 contrats de baux emphytéotiques examinés, une grande partie ne prévoyait aucune contrepartie pour l'État.
« L'État cédait des biens de valeur, foncier et constructions compris, sans retour effectif », a déploré Elimane Pouye. Plusieurs de ces infrastructures avaient été attribuées à des particuliers ne disposant ni des capacités techniques ni des garanties financières pour les réhabiliter.
Un bilan financier et matériel impressionnant
La riposte de l'État s'est articulée autour de deux axes majeurs :
La Renégociation : 8 contrats ont été revus, permettant de sécuriser 25 milliards de FCFA de contreparties pour la puissance publique.
La Récupération : Une vingtaine d’immeubles, cédés dans des conditions opaques, ont été réintégrés dans le patrimoine bâti de l'État. La valeur totale de ces biens (foncier et bâti) dépasse les 50 milliards de FCFA.
Réduire la facture locative de l'État
Au-delà de ces récupérations, la SOGEPA s'attaque à un autre chantier de taille : la réduction des charges locatives. Actuellement, l’État dépense chaque année près de 16 milliards de FCFA pour loger ses services et son personnel. En récupérant et en valorisant son propre patrimoine, le gouvernement ambitionne de réduire drastiquement cette dépendance vis-à-vis du secteur locatif privé.
Cette réforme marque une étape décisive dans la stratégie du "Jubanti" (redressement), visant à optimiser chaque mètre carré appartenant à l'État pour le transformer en levier de développement économique.