Ousmane Sonko désamorce les tensions institutionnelles: « Il n’y a pas de tiraillement, il n’y a pas de tensions »

À l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a voulu mettre fin aux spéculations sur une éventuelle crise institutionnelle au Sénégal. Le président de l’Assemblée nationale assure que les institutions fonctionnent normalement et réaffirme que le Parlement exercera pleinement les prérogatives que lui confèrent les textes.



Ousmane Sonko répond aux spéculations sur une crise institutionnelle

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a profité de l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’institution parlementaire pour clarifier sa position sur les commentaires faisant état de tensions entre les institutions sénégalaises.

Devant les députés, il a rejeté l’idée d’un quelconque affrontement institutionnel et appelé à s’en tenir au fonctionnement normal des institutions.

« Il n’y a pas de tiraillement, il n’y a pas de tensions. Il y a le fonctionnement normal des institutions », a-t-il déclaré.

Pour Ousmane Sonko, les débats politiques et les différences de positionnement ne doivent pas être automatiquement interprétés comme les signes d’une crise institutionnelle.

Une session extraordinaire consacrée à la DPG

Le président de l’Assemblée nationale a également rappelé les règles qui encadrent cette deuxième session extraordinaire.

Selon lui, l’ordre du jour ne comporte qu’un seul point : la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre.

La session extraordinaire devra donc prendre fin dès que ce point aura été examiné.

« Puisqu’il n’y a qu’un seul ordre du jour, la séance sera clôturée immédiatement après la DPG », a précisé Ousmane Sonko.

Cette précision intervient alors que le fonctionnement des institutions fait l’objet de nombreux commentaires dans le débat public.

« Les textes sont très clairs », affirme le président de l’Assemblée

Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de respecter strictement les dispositions qui encadrent les différentes institutions de la République.

Pour lui, les règles existantes sont suffisamment précises et ne nécessitent pas d’interprétations destinées à alimenter une supposée crise.

« Les textes sont très clairs. Ils seront appliqués autant qu’il le faudra », a-t-il assuré.

Le président de l’Assemblée nationale entend ainsi inscrire l’action du Parlement dans le respect du cadre juridique et institutionnel.

Le Sénégal comparé à l’expérience française

Pour illustrer son propos, Ousmane Sonko s’est référé au fonctionnement des institutions françaises, dont le système institutionnel a historiquement inspiré une partie du modèle sénégalais.

Il a notamment évoqué les trois périodes de cohabitation politique en France, intervenues entre 1986 et 1988, 1993 et 1995, puis 1997 et 2002.

Selon lui, ces périodes démontrent que des divergences politiques entre les différentes composantes du pouvoir ne débouchent pas nécessairement sur une crise institutionnelle.

« Cela n’a pas mis la France dans une crise. Il n’y a pas eu de tiraillement autre que le débat politique », a-t-il expliqué.

Sonko met en garde contre une « crise qui n’existe pas »

Le président de l’Assemblée nationale a également appelé à la prudence face aux discours susceptibles, selon lui, d'entretenir une perception erronée de la situation institutionnelle du pays.

Il estime que les Sénégalais ne doivent pas être amenés à croire qu’une crise institutionnelle serait actuellement installée.

« Je ne voudrais pas, aujourd’hui, qu’on essaie de tromper les Sénégalais en essayant d’installer une crise qui n’existe pas », a déclaré Ousmane Sonko.

Une mise au point qui intervient dans un contexte où les relations entre les différentes institutions font régulièrement l’objet de débats politiques et médiatiques.

L’Assemblée nationale entend exercer pleinement ses pouvoirs

Au-delà du démenti concernant une éventuelle crise, Ousmane Sonko a tenu à réaffirmer la place du Parlement dans le fonctionnement de la République.

Il assure que l’Assemblée nationale exercera pleinement les compétences qui lui sont attribuées par les textes, tout en respectant les prérogatives des autres institutions.

« L’Assemblée nationale, tant que nous serons là, exercera la plénitude de ses prérogatives, en respectant les prérogatives de toute autre institution, et les arbitres arbitreront », a-t-il affirmé.

Une déclaration qui traduit la volonté du président de l’Assemblée de défendre l’autonomie et les responsabilités du pouvoir législatif dans le respect du cadre institutionnel.

Une mise au point dans un contexte politique sensible

La sortie d’Ousmane Sonko intervient alors que le fonctionnement des institutions sénégalaises reste au cœur de nombreuses discussions politiques.

En rejetant l’idée d’un « tiraillement » entre institutions, le président de l’Assemblée nationale cherche à présenter la situation comme relevant du fonctionnement normal de la démocratie et du débat politique.

Son message repose sur deux principes : le respect des textes et l’exercice plein des prérogatives de chaque institution.

La deuxième session extraordinaire doit désormais se concentrer sur la Déclaration de politique générale du Premier ministre, avant sa clôture conformément à son ordre du jour.

Rédigé par le Mardi 1 Septembre 2026 à 19:01