Orpaillage clandestin: le ministre des Mines rencontre le CEMGA pour renforcer la coopération avec les Armées

Dakar — Le Vice-amiral d’escadre Oumar Wade, Chef d’état-major général des Armées (CEMGA), a reçu ce mardi 18 août 2026, au quartier Dial-Diop, le ministre des Mines et de la Géologie, Cheikhou Oumar Seck. Cette rencontre a porté notamment sur la contribution des Armées à la lutte contre l’orpaillage clandestin et sur les enjeux sécuritaires liés à cette activité.



Les échanges entre les deux délégations ont permis d’examiner les moyens de renforcer la collaboration entre le ministère des Mines, les Forces armées et les autres structures de l’État.

Les Armées mobilisées contre l’orpaillage clandestin

L’orpaillage clandestin constitue un défi à la fois sécuritaire, environnemental et social dans plusieurs zones minières du Sénégal.

La rencontre entre le ministre des Mines et le CEMGA intervient ainsi dans une volonté de renforcer la coordination des actions menées sur le terrain, notamment dans les régions de Kédougou et de Tambacounda, particulièrement concernées par les activités d’exploitation aurifère.

Pour les autorités, la lutte contre les activités minières clandestines nécessite une approche coordonnée associant les administrations compétentes et les forces chargées de la sécurité du territoire.

Une menace pour la sécurité et l’environnement

Au-delà de la question économique, l’orpaillage clandestin soulève plusieurs préoccupations liées à la sécurité des populations et à la protection de l’environnement.

L’exploitation illégale des ressources minières peut notamment favoriser l’occupation anarchique de certains sites, exposer les travailleurs et les communautés à différents risques et contribuer à la dégradation des écosystèmes.

Dans les zones concernées, ces activités peuvent également créer des tensions autour de l’accès aux ressources et compliquer le contrôle des espaces miniers.

Vers une collaboration renforcée entre les services de l’État

Les discussions entre les délégations du ministère des Mines et des Armées ont permis d’identifier plusieurs axes susceptibles de renforcer leur coopération.

Cette collaboration devrait également associer d’autres structures de l’État afin d’améliorer la coordination des interventions et de favoriser une réponse plus efficace face au phénomène.

L’objectif est de conjuguer les compétences des différents acteurs pour mieux lutter contre les activités clandestines tout en renforçant la sécurité des populations et la protection des zones concernées.

Kédougou et Tambacounda au cœur des préoccupations

Les régions de Kédougou et de Tambacounda figurent parmi les territoires particulièrement concernés par les enjeux liés à l’exploitation aurifère.

Le renforcement de la coopération entre le ministère des Mines, les Forces armées et les autres services de l’État doit ainsi permettre de mieux répondre aux défis rencontrés dans ces zones.

Cette démarche traduit la volonté des autorités de traiter l’orpaillage clandestin comme un phénomène nécessitant une réponse à la fois sécuritaire, administrative, économique et environnementale.

Une approche interministérielle privilégiée

La rencontre entre Cheikhou Oumar Seck et le Vice-amiral d’escadre Oumar Wade marque ainsi une nouvelle étape dans la coordination des efforts de l’État contre l’orpaillage clandestin.

À travers le renforcement de la collaboration entre les différentes institutions, les autorités entendent préserver les ressources minières, protéger l’environnement et contribuer à la sécurité des communautés vivant dans les principales zones aurifères du Sénégal.

Rédigé par le Mercredi 19 Aout 2026 à 01:24