Ormuz : Trump minimise les exigences iraniennes malgré l'escalade régionale

Alors que l'Iran pose ses conditions pour rouvrir le détroit d'Ormuz, Trump semble privilégier la pression économique, tandis que les Houthis frappent une raffinerie saoudienne.



Les rebelles Houthis du Yémen ont indiqué dimanche 9 août avoir mené de nouvelles frappes contre une raffinerie située sur la côte ouest de l'Arabie saoudite, au bord de la mer Rouge, mais aussi au Yémen dans la zone de Mokha. Selon le site Axios, le président Donald Trump a laissé entendre qu'il était prêt à laisser la pression économique s'intensifier contre l'Iran, semblant renoncer à ordonner de nouvelles frappes militaires alors même que Téhéran formule des exigences fermes en vue d'un déblocage du détroit d'Ormuz.

Nouvelles frappes houthies en Arabie saoudite et au Yémen

Les Houthis yéménites pro-iraniens ont indiqué dimanche avoir frappé une raffinerie à Jazan, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite. Les rebelles ont également tiré des missiles balistiques et des drones au Yémen, visant des troupes saoudiennes et des dépôts d'armes dans la zone de Mokha.

Les conditions posées par Téhéran

Selon Axios, Donald Trump minimise les exigences de l'Iran, qui continue de bloquer le détroit d'Ormuz. Samedi 8 août, Téhéran a posé ses conditions à la réouverture du détroit. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a précisé que l'Iran exige des États-Unis qu'ils mettent fin définitivement à la guerre et qu'ils lèvent le blocus imposé sur les ports iraniens. Téhéran réclame également la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés ainsi qu'une indemnisation intégrale des dommages causés par le conflit.

Oman évoque des discussions « positives »

Oman a fait état samedi de discussions positives avec l'Iran sur le dossier du détroit d'Ormuz, tout en mettant en garde contre les attaques de navires sur cette voie maritime stratégique.

Un pétrolier émirien visé


Les Émirats arabes unis ont accusé l'Iran d'avoir ciblé un pétrolier émirien dans le détroit d'Ormuz samedi 8 août, sans faire de victime. Dans un communiqué, le ministère émirati des Affaires étrangères a condamné cette attaque hostile menée à l'aide d'un missile contre un pétrolier appartenant à Adnoc alors qu'il traversait le détroit.

Alors que l'Iran maintient des exigences fermes pour rouvrir le détroit d'Ormuz et que les Houthis multiplient les frappes en Arabie saoudite et au Yémen, Donald Trump semble privilégier l'intensification de la pression économique plutôt que de nouvelles frappes militaires contre Téhéran.

Rédigé par le Lundi 10 Aout 2026 à 02:02