ONU: pourquoi Macky Sall ne fait face à aucune hostilité des cinq membres permanents lors du vote indicatif

Selon le consultant international Souleymane Ndiaye, l'ancien président sénégalais Macky Sall ne rencontrerait aucune opposition des cinq membres permanents du Conseil de sécurité dans la course à la succession du poste de Secrétaire général de l'ONU.



Le processus de désignation du futur Secrétaire général des Nations unies se poursuit à New York, où le vote indicatif organisé au sein du Conseil de sécurité continue de susciter des interprétations diverses. Le consultant international Souleymane Ndiaye livre son analyse des enjeux réels de ce scrutin et des atouts que présenterait, selon lui, la candidature de l'ancien président sénégalais Macky Sall.

Un vote indicatif avant tout consultatif

Selon le consultant, ce "straw poll", souvent perçu comme un moment décisif, demeure avant tout un exercice de consultation interne destiné à évaluer les rapports de force entre les prétendants. Il ne constitue ni une élection officielle ni une décision définitive. Le Conseil de sécurité y recourt traditionnellement pour sonder les préférences de ses quinze membres, chacun étant invité à attribuer à chaque candidat l'une des trois mentions : "encourage", "décourage" ou "sans opinion".

L'enjeu réel : l'absence de veto des grandes puissances

Pour Souleymane Ndiaye, l'enjeu véritable ne réside pas dans le classement issu des différents tours de vote, mais dans l'identification d'éventuels vétos des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Un candidat peut ainsi ne pas arriver en tête d'un vote indicatif tout en conservant intactes ses chances d'être finalement recommandé, dès lors qu'aucune de ces puissances ne s'y oppose.

C'est précisément ce point qui nourrirait l'optimisme du consultant au sujet de Macky Sall. Selon les informations dont il dispose, l'ancien chef de l'État sénégalais ne ferait face à aucune hostilité de la part des cinq membres permanents. Il rappelle que, dans l'histoire récente de l'ONU, l'absence de veto des grandes puissances a toujours constitué l'un des critères les plus déterminants dans le choix du Secrétaire général, ce qui ferait de Macky Sall, selon lui, le seul profil disposant d'un accès favorable auprès de l'ensemble des grandes puissances.

Une prudence recommandée sur l'interprétation des premiers tours

Le consultant international invite néanmoins à interpréter les résultats des premiers tours avec prudence. Ils offriraient, selon lui, une photographie temporaire des équilibres diplomatiques à un instant donné, sans préjuger de l'issue finale d'un processus souvent marqué par des compromis entre grandes puissances. Pour Macky Sall, l'essentiel resterait donc de préserver cette absence de veto et de continuer à consolider ses soutiens diplomatiques jusqu'au vote formel.

Un parcours diplomatique mis en avant

Le consultant met également en avant le parcours diplomatique de Macky Sall, forgé au cours de ses douze années à la tête du Sénégal, durant lesquelles il a représenté son pays dans les grandes enceintes internationales. Sa présidence de l'Union africaine lui aurait en outre permis de conduire des négociations de haut niveau avec les principales puissances mondiales et de porter la voix du continent sur des dossiers stratégiques.

Souleymane Ndiaye souligne enfin la connaissance approfondie que Macky Sall aurait démontrée, tout au long de sa campagne, sur les grands enjeux contemporains : réforme du multilatéralisme, résolution des conflits, financement du développement, lutte contre le changement climatique, transition énergétique, sécurité alimentaire, transformation numérique, intelligence artificielle et gouvernance économique mondiale.

Selon Souleymane Ndiaye, loin de fragiliser les ambitions de Macky Sall, ce vote indicatif s'inscrirait dans une tradition bien établie du fonctionnement des Nations unies, la décision déterminante appartenant en dernier ressort au Conseil de sécurité lors de la recommandation officielle du futur Secrétaire général.

Rédigé par le Jeudi 6 Aout 2026 à 22:09