À quelques jours de la désignation du prochain Secrétaire général des Nations unies, une voix influente vient s'ajouter au débat. Jean-Paul Carteron, fondateur du Forum de Crans Montana, a pris position en faveur de l'ancien président sénégalais Macky Sall, mettant en avant son expérience de la gouvernance et son réseau diplomatique international.
Rompre avec la logique des quotas
Le franco-suisse rejette l'idée selon laquelle le choix du prochain SG devrait obéir à une logique de rotation continentale ou de représentation genrée. Il estime que ni le genre, ni la nationalité, ni l'appartenance régionale d'un candidat ne permettent de juger de sa capacité réelle à diriger l'Organisation. Pour lui, seules comptent des qualités personnelles telles que l'autorité politique, le courage, la capacité de médiation et l'aptitude à dialoguer d'égal à égal avec les dirigeants des grandes puissances.
Carteron reconnaît la légitimité des aspirations à voir une femme ou un représentant de l'Amérique latine accéder à ce poste, mais juge qu'en faire des critères déterminants serait une erreur au regard de la gravité de la situation internationale actuelle.
Un plaidoyer pour l'expérience de Macky Sall
Selon Carteron, l'ancien chef d'État sénégalais réunit un profil rare : une expérience concrète de l'exercice du pouvoir, un passage remarqué à la présidence de l'Union africaine et un réseau diplomatique qui dépasse largement le continent africain. Il souligne que Macky Sall serait en mesure de s'adresser avec la même légitimité aux responsables africains, européens, américains, asiatiques et arabes.
Pour le fondateur du Forum de Crans Montana, désigner Macky Sall ne reviendrait donc pas à privilégier une région du monde, mais à choisir une personnalité du Sud global dotée d'une envergure véritablement internationale.
Une organisation en crise, selon Carteron
L'argumentaire s'appuie sur un constat plus large : celui d'une ONU affaiblie, dont l'autorité serait de plus en plus contestée et les initiatives paralysées par les rivalités entre grandes puissances. Dans ce contexte, Carteron estime que le futur Secrétaire général ne pourra pas se contenter d'être un bon gestionnaire des institutions internationales, mais devra incarner une personnalité politique capable de renouer le dialogue entre dirigeants et de résister aux pressions des puissances.
Il conclut que les États appelés à voter dans les prochains jours portent une responsabilité historique, le choix du futur SG pouvant déterminer, selon lui, si l'Organisation retrouve une capacité d'initiative ou si elle continue de s'affaiblir sur la scène internationale.
Rompre avec la logique des quotas
Le franco-suisse rejette l'idée selon laquelle le choix du prochain SG devrait obéir à une logique de rotation continentale ou de représentation genrée. Il estime que ni le genre, ni la nationalité, ni l'appartenance régionale d'un candidat ne permettent de juger de sa capacité réelle à diriger l'Organisation. Pour lui, seules comptent des qualités personnelles telles que l'autorité politique, le courage, la capacité de médiation et l'aptitude à dialoguer d'égal à égal avec les dirigeants des grandes puissances.
Carteron reconnaît la légitimité des aspirations à voir une femme ou un représentant de l'Amérique latine accéder à ce poste, mais juge qu'en faire des critères déterminants serait une erreur au regard de la gravité de la situation internationale actuelle.
Un plaidoyer pour l'expérience de Macky Sall
Selon Carteron, l'ancien chef d'État sénégalais réunit un profil rare : une expérience concrète de l'exercice du pouvoir, un passage remarqué à la présidence de l'Union africaine et un réseau diplomatique qui dépasse largement le continent africain. Il souligne que Macky Sall serait en mesure de s'adresser avec la même légitimité aux responsables africains, européens, américains, asiatiques et arabes.
Pour le fondateur du Forum de Crans Montana, désigner Macky Sall ne reviendrait donc pas à privilégier une région du monde, mais à choisir une personnalité du Sud global dotée d'une envergure véritablement internationale.
Une organisation en crise, selon Carteron
L'argumentaire s'appuie sur un constat plus large : celui d'une ONU affaiblie, dont l'autorité serait de plus en plus contestée et les initiatives paralysées par les rivalités entre grandes puissances. Dans ce contexte, Carteron estime que le futur Secrétaire général ne pourra pas se contenter d'être un bon gestionnaire des institutions internationales, mais devra incarner une personnalité politique capable de renouer le dialogue entre dirigeants et de résister aux pressions des puissances.
Il conclut que les États appelés à voter dans les prochains jours portent une responsabilité historique, le choix du futur SG pouvant déterminer, selon lui, si l'Organisation retrouve une capacité d'initiative ou si elle continue de s'affaiblir sur la scène internationale.