Alors que l’Assemblée nationale envisage de saisir la Haute Cour de Justice pour l'y traduire, le maire de Ourossogui affiche une sérénité totale. Il a annoncé prendre des congés professionnels immédiats pour rejoindre Dakar, affirmant n'avoir aucune intention de fuir devant ce qu'il qualifie de harcèlement politique.
Sur le plan juridique, l'ancien Agent judiciaire de l'État avance des arguments techniques de poids pour contester la validité des poursuites engagées contre lui. Me Thiam rappelle que sa gestion ministérielle n'a été épinglée par aucun rapport officiel, qu'il s'agisse de la Cour des comptes, de l'Inspection Générale d'État (IGE), de la CENTIF ou de l'IGF. Plus encore, il soulève une exception d'inconstitutionnalité majeure. Selon lui, le Conseil constitutionnel, dans une décision rendue le 24 juillet 2025, a déclaré inconstitutionnel l'article 134 du règlement intérieur de l'Assemblée nationale relatif à la Haute Cour de Justice, ce qui, de son point de vue, vide la procédure actuelle de toute base légale.
Sur le fond du dossier, l'avocat s'interroge sur la pertinence des accusations de détournement de deniers publics. Il pointe une contradiction majeure dans les faits reprochés, arguant qu'il s'agit de fonds privés perçus par une entreprise privée pour des travaux routiers ayant été officiellement réceptionnés par les services techniques de l'État. Pour l'ancien ministre, le dossier manque de consistance matérielle et ne résisterait pas à l'examen d'un magistrat indépendant, soulignant qu'aucun autre acteur impliqué dans cette affaire n'est actuellement inquiété.
Au-delà de la bataille de droit, Me Moussa Bocar Thiam assume une posture de combat politique. Il accuse le pouvoir actuel de créer des « contre-feux » judiciaires pour détourner l'attention de l'opinion publique des crises nationales, notamment la mort de l'étudiant Abdoulaye Ba et les difficultés économiques du pays. Fort du soutien qu'il revendique auprès de la diaspora et des populations du Fouta, il se dit prêt à faire face à ce qu'il appelle l'intimidation d'un « régime à l'agonie ».
L'ancien ministre conclut sa déclaration sur une note de défi, affirmant que rien n'arrêtera sa détermination dans la quête d'une reconquête du pouvoir. En annonçant son retour imminent sur le sol sénégalais, Me Moussa Bocar Thiam transforme ce qui devait être une procédure judiciaire en un véritable bras de fer politique. Il mise sur la solidité de ses arguments de procédure pour paralyser l'action de l'Assemblée nationale et réaffirme que son engagement reste intact face aux menaces de mandats de dépôt qu'il juge techniquement impossibles.
Sur le plan juridique, l'ancien Agent judiciaire de l'État avance des arguments techniques de poids pour contester la validité des poursuites engagées contre lui. Me Thiam rappelle que sa gestion ministérielle n'a été épinglée par aucun rapport officiel, qu'il s'agisse de la Cour des comptes, de l'Inspection Générale d'État (IGE), de la CENTIF ou de l'IGF. Plus encore, il soulève une exception d'inconstitutionnalité majeure. Selon lui, le Conseil constitutionnel, dans une décision rendue le 24 juillet 2025, a déclaré inconstitutionnel l'article 134 du règlement intérieur de l'Assemblée nationale relatif à la Haute Cour de Justice, ce qui, de son point de vue, vide la procédure actuelle de toute base légale.
Sur le fond du dossier, l'avocat s'interroge sur la pertinence des accusations de détournement de deniers publics. Il pointe une contradiction majeure dans les faits reprochés, arguant qu'il s'agit de fonds privés perçus par une entreprise privée pour des travaux routiers ayant été officiellement réceptionnés par les services techniques de l'État. Pour l'ancien ministre, le dossier manque de consistance matérielle et ne résisterait pas à l'examen d'un magistrat indépendant, soulignant qu'aucun autre acteur impliqué dans cette affaire n'est actuellement inquiété.
Au-delà de la bataille de droit, Me Moussa Bocar Thiam assume une posture de combat politique. Il accuse le pouvoir actuel de créer des « contre-feux » judiciaires pour détourner l'attention de l'opinion publique des crises nationales, notamment la mort de l'étudiant Abdoulaye Ba et les difficultés économiques du pays. Fort du soutien qu'il revendique auprès de la diaspora et des populations du Fouta, il se dit prêt à faire face à ce qu'il appelle l'intimidation d'un « régime à l'agonie ».
L'ancien ministre conclut sa déclaration sur une note de défi, affirmant que rien n'arrêtera sa détermination dans la quête d'une reconquête du pouvoir. En annonçant son retour imminent sur le sol sénégalais, Me Moussa Bocar Thiam transforme ce qui devait être une procédure judiciaire en un véritable bras de fer politique. Il mise sur la solidité de ses arguments de procédure pour paralyser l'action de l'Assemblée nationale et réaffirme que son engagement reste intact face aux menaces de mandats de dépôt qu'il juge techniquement impossibles.