Face à une personne victime d’un malaise, les premières minutes peuvent être déterminantes. Le cardiologue Mbaye Paye rappelle les principaux gestes à adopter, notamment la mise en position latérale de sécurité en cas de perte de connaissance, la surveillance de la victime et l’appel rapide aux secours en présence de signes de détresse.
Un malaise peut survenir brutalement et avoir des causes très diverses. Face à une telle situation, les premiers gestes permettent surtout de protéger la victime, surveiller son état et identifier rapidement une éventuelle urgence médicale.
Le cardiologue Mbaye Paye, dans un entretien avec l’APS, recommande plusieurs réflexes simples à adopter.
1. Installer correctement la victime
Lorsqu’une personne consciente est victime d’un malaise, elle doit être installée dans une position confortable, généralement allongée ou assise, les jambes étendues.
Les vêtements trop serrés, notamment au niveau du col ou de la ceinture, doivent être desserrés afin de faciliter la respiration.
Il est également important de rester auprès de la victime et de surveiller attentivement l’évolution de son état.
2. En cas de perte de connaissance : la position latérale de sécurité
Si la personne perd connaissance ou vomit, elle doit être placée en position latérale de sécurité (PLS), sur le côté.
Cette position permet notamment de limiter les risques liés aux vomissements et de maintenir les voies respiratoires aussi dégagées que possible.
Si la personne reprend connaissance après un malaise, une évaluation médicale reste recommandée, particulièrement lorsque la cause du malaise n’est pas connue.
3. Rechercher les antécédents et le traitement
Il est utile de s’informer, lorsque cela est possible, des antécédents médicaux de la victime, notamment si elle est suivie pour des malaises récurrents ou une maladie particulière.
Lorsqu’un traitement a été prescrit pour ces épisodes, le cardiologue indique qu’il est possible d’aider la personne à prendre son médicament, à condition de respecter strictement les prescriptions médicales.
Il ne faut pas administrer au hasard un médicament à une personne victime d’un malaise.
4. Identifier une éventuelle hypoglycémie
Une hypoglycémie peut notamment provoquer des étourdissements et une sensation de faim.
Si la victime est consciente et qu’une hypoglycémie est suspectée, le spécialiste recommande de lui donner du sucre ou un aliment sucré.
Si son état ne s’améliore pas rapidement, les secours doivent être contactés.
Attention : une personne inconsciente ne doit pas recevoir de nourriture ou de boisson par la bouche, en raison du risque de fausse route.
5. Appeler rapidement les secours en cas de détresse
Certains signes doivent immédiatement alerter : respiration irrégulière, sueurs froides, accélération du pouls, lèvres ou extrémités bleutées.
Ils peuvent notamment traduire une détresse respiratoire ou circulatoire. Dans ce cas, l’alerte doit être donnée rapidement afin qu’une équipe médicale puisse intervenir.
La « chaîne de survie » en cas d’arrêt cardiaque
Le cardiologue insiste également sur l’importance de la chaîne de survie lorsqu’un arrêt cardiaque est suspecté.
Elle repose notamment sur :
la reconnaissance rapide de l’urgence et l’appel aux secours ;
la réanimation cardiorespiratoire ;
la défibrillation ;
la prise en charge médicale spécialisée.
La défibrillation consiste à délivrer un choc électrique permettant, dans certaines situations d’arythmie ventriculaire, de tenter de rétablir un rythme cardiaque efficace. Plus elle intervient rapidement lorsqu’elle est indiquée, meilleures sont les chances de survie.
Former davantage aux gestes qui sauvent
L’accès à des défibrillateurs automatisés dans les lieux publics peut contribuer à améliorer la prise en charge des arrêts cardiaques.
Au-delà des équipements, le spécialiste souligne l’importance de la formation du grand public aux gestes de premiers secours.
Face à un malaise, le principe essentiel reste donc de protéger la victime, ne pas la laisser seule, surveiller sa respiration et son état de conscience et appeler rapidement les secours lorsque des signes de gravité apparaissent.
Un malaise peut survenir brutalement et avoir des causes très diverses. Face à une telle situation, les premiers gestes permettent surtout de protéger la victime, surveiller son état et identifier rapidement une éventuelle urgence médicale.
Le cardiologue Mbaye Paye, dans un entretien avec l’APS, recommande plusieurs réflexes simples à adopter.
1. Installer correctement la victime
Lorsqu’une personne consciente est victime d’un malaise, elle doit être installée dans une position confortable, généralement allongée ou assise, les jambes étendues.
Les vêtements trop serrés, notamment au niveau du col ou de la ceinture, doivent être desserrés afin de faciliter la respiration.
Il est également important de rester auprès de la victime et de surveiller attentivement l’évolution de son état.
2. En cas de perte de connaissance : la position latérale de sécurité
Si la personne perd connaissance ou vomit, elle doit être placée en position latérale de sécurité (PLS), sur le côté.
Cette position permet notamment de limiter les risques liés aux vomissements et de maintenir les voies respiratoires aussi dégagées que possible.
Si la personne reprend connaissance après un malaise, une évaluation médicale reste recommandée, particulièrement lorsque la cause du malaise n’est pas connue.
3. Rechercher les antécédents et le traitement
Il est utile de s’informer, lorsque cela est possible, des antécédents médicaux de la victime, notamment si elle est suivie pour des malaises récurrents ou une maladie particulière.
Lorsqu’un traitement a été prescrit pour ces épisodes, le cardiologue indique qu’il est possible d’aider la personne à prendre son médicament, à condition de respecter strictement les prescriptions médicales.
Il ne faut pas administrer au hasard un médicament à une personne victime d’un malaise.
4. Identifier une éventuelle hypoglycémie
Une hypoglycémie peut notamment provoquer des étourdissements et une sensation de faim.
Si la victime est consciente et qu’une hypoglycémie est suspectée, le spécialiste recommande de lui donner du sucre ou un aliment sucré.
Si son état ne s’améliore pas rapidement, les secours doivent être contactés.
Attention : une personne inconsciente ne doit pas recevoir de nourriture ou de boisson par la bouche, en raison du risque de fausse route.
5. Appeler rapidement les secours en cas de détresse
Certains signes doivent immédiatement alerter : respiration irrégulière, sueurs froides, accélération du pouls, lèvres ou extrémités bleutées.
Ils peuvent notamment traduire une détresse respiratoire ou circulatoire. Dans ce cas, l’alerte doit être donnée rapidement afin qu’une équipe médicale puisse intervenir.
La « chaîne de survie » en cas d’arrêt cardiaque
Le cardiologue insiste également sur l’importance de la chaîne de survie lorsqu’un arrêt cardiaque est suspecté.
Elle repose notamment sur :
la reconnaissance rapide de l’urgence et l’appel aux secours ;
la réanimation cardiorespiratoire ;
la défibrillation ;
la prise en charge médicale spécialisée.
La défibrillation consiste à délivrer un choc électrique permettant, dans certaines situations d’arythmie ventriculaire, de tenter de rétablir un rythme cardiaque efficace. Plus elle intervient rapidement lorsqu’elle est indiquée, meilleures sont les chances de survie.
Former davantage aux gestes qui sauvent
L’accès à des défibrillateurs automatisés dans les lieux publics peut contribuer à améliorer la prise en charge des arrêts cardiaques.
Au-delà des équipements, le spécialiste souligne l’importance de la formation du grand public aux gestes de premiers secours.
Face à un malaise, le principe essentiel reste donc de protéger la victime, ne pas la laisser seule, surveiller sa respiration et son état de conscience et appeler rapidement les secours lorsque des signes de gravité apparaissent.