Un constat amer : « Des vies humaines, pas des statistiques »
La visite de terrain de Yassine Fall à Mbour n'était pas une simple formalité administrative. Dans un climat lourd, marqué par le décès récent du détenu Fallou Ndiaye, la ministre a confronté la réalité brutale de la surpopulation carcérale.
Selon la garde des Sceaux, l'engorgement de la MAC de Mbour est le symptôme d'un mal plus profond : un déficit d’investissements structurel depuis l'indépendance. Elle a pointé du doigt l'échec des projets passés qui, malgré des budgets conséquents, n'ont pas permis d'offrir des conditions de détention dignes.
« Les conditions de détention engagent des vies humaines qui ne sauraient être réduites à des statistiques », a-t-elle martelé.
Les 3 piliers de la réforme pénitentiaire
Pour désengorger durablement les établissements, le ministère de la Justice mise sur une stratégie multidimensionnelle :
Infrastructures modernes : La construction d’une nouvelle maison d’arrêt à Mbour, couplée à la création d’un Tribunal de Grande Instance (TGI).
Alternatives à l'incarcération : Développement du travail d’intérêt général et de la probation pour limiter le recours systématique au mandat de dépôt.
Digitalisation (E-Justice) : Déploiement d'une plateforme permettant notamment aux familles d'obtenir des permis de communiquer en ligne, humanisant ainsi le lien social.
Le drame de Fallou Ndiaye : l'urgence sanitaire
Le décès de Fallou Ndiaye, survenu il y a quelques jours, a cristallisé les tensions. Si les causes médicales sont évoquées, la question de la prise en charge sanitaire en milieu carcéral reste entière. Yassine Fall a assuré que le renforcement des ressources humaines — tant au niveau médical que judiciaire — était une priorité absolue pour la juridiction de Mbour.
La visite de terrain de Yassine Fall à Mbour n'était pas une simple formalité administrative. Dans un climat lourd, marqué par le décès récent du détenu Fallou Ndiaye, la ministre a confronté la réalité brutale de la surpopulation carcérale.
Selon la garde des Sceaux, l'engorgement de la MAC de Mbour est le symptôme d'un mal plus profond : un déficit d’investissements structurel depuis l'indépendance. Elle a pointé du doigt l'échec des projets passés qui, malgré des budgets conséquents, n'ont pas permis d'offrir des conditions de détention dignes.
« Les conditions de détention engagent des vies humaines qui ne sauraient être réduites à des statistiques », a-t-elle martelé.
Les 3 piliers de la réforme pénitentiaire
Pour désengorger durablement les établissements, le ministère de la Justice mise sur une stratégie multidimensionnelle :
Infrastructures modernes : La construction d’une nouvelle maison d’arrêt à Mbour, couplée à la création d’un Tribunal de Grande Instance (TGI).
Alternatives à l'incarcération : Développement du travail d’intérêt général et de la probation pour limiter le recours systématique au mandat de dépôt.
Digitalisation (E-Justice) : Déploiement d'une plateforme permettant notamment aux familles d'obtenir des permis de communiquer en ligne, humanisant ainsi le lien social.
Le drame de Fallou Ndiaye : l'urgence sanitaire
Le décès de Fallou Ndiaye, survenu il y a quelques jours, a cristallisé les tensions. Si les causes médicales sont évoquées, la question de la prise en charge sanitaire en milieu carcéral reste entière. Yassine Fall a assuré que le renforcement des ressources humaines — tant au niveau médical que judiciaire — était une priorité absolue pour la juridiction de Mbour.