L’ANAM face aux députés
Les parlementaires ont entendu Mamadou Thiaw, directeur général de l’ANAM, et Bécaye Diop, ancien directeur général de l’Agence, en fonction de novembre 2024 à juillet 2026. Les échanges ont porté sur l’immatriculation et le suivi des navires sous pavillon sénégalais, les contrôles techniques, la fiabilité des registres maritimes et les procédures de jaugeage. Ils ont aussi abordé les critères de sénégalisation, les permis de navigabilité et le rôle de l’ANAM dans l’attribution des licences de pêche.
Immatriculation et navigabilité : deux notions distinctes
Mamadou Thiaw a insisté sur la différence entre immatriculation et navigabilité. Le registre national identifie chaque navire grâce à ses caractéristiques, sa date d’immatriculation et un numéro unique. Il n’existe en revanche aucun registre spécifique à la navigabilité : elle est attestée par un permis délivré après les visites de sécurité réglementaires, dont les résultats déterminent aussi la durée de validité du document.
Une flotte de 271 navires immatriculés
Selon les données présentées, la flotte nationale en activité compte 271 navires immatriculés. Parmi eux, 187 sont affectés à la pêche, à l’industrie, à la recherche et à la formation, soit environ 69 % de l’effectif. Les 84 autres sont notamment destinés à la plaisance, au transport de passagers et à la formation maritime. Côté sorties de flotte, le tableau de suivi recense 258 radiations, dont 123 pertes totales, 9 annulations d’immatriculation, 4 démolitions et 2 destructions. Le directeur général y voit la preuve qu’il faut tenir et actualiser les registres pour assurer la traçabilité des navires et la sécurité maritime.
Licences de pêche : l’ancien DG plaide pour une réforme
Bécaye Diop a rappelé que la délivrance des licences relève du ministre chargé des Pêches, l’ANAM apportant son expertise technique à la Commission consultative d’attribution des licences de pêche (CCALP). Selon lui, le pouvoir de décision reste entre les mains du ministre, même quand son avis diffère de celui de la Commission. Il juge donc nécessaire de réviser les textes et recommande un mécanisme de recherche de consensus entre le ministre et la Commission.
Inspecteurs, jaugeage et audit de la flotte industrielle
Sous son mandat, l’ancien directeur général affirme avoir renforcé les capacités de l’Agence, avec un nombre d’inspecteurs maritimes passé de trois à dix-sept. Il a fait état de mesures d’immobilisation et de blocage de navires présentant des manquements en matière de sécurité, d’assurance ou de conformité administrative. Sur le jaugeage, il a expliqué que certains écarts peuvent venir de méthodes de calcul issues de conventions internationales différentes. Ces opérations sont réalisées par des sociétés de classification agréées, et non directement par l’ANAM. Il a enfin présenté les résultats d’un audit de la flotte industrielle qui aurait relevé des cas présumés de sénégalisation fictive et des anomalies dans les registres de jaugeage.
Potentiel du secteur et pistes de modernisation
Bécaye Diop estime que le niveau d’exploitation du potentiel de la pêche sénégalaise reste limité, autour de 30 à 40 % selon son appréciation. Il a souligné les débouchés des métiers de la mer et la nécessité de renforcer la formation des jeunes. Parmi ses pistes de modernisation figurent la digitalisation des procédures, la sécurisation des certificats et permis maritimes et une plateforme de gestion des réclamations des marins et des armateurs. Il préconise aussi la réorganisation de l’ANAM et le dragage des chenaux d’accès à certains ports secondaires pour améliorer la sécurité de la navigation.
Les parlementaires ont entendu Mamadou Thiaw, directeur général de l’ANAM, et Bécaye Diop, ancien directeur général de l’Agence, en fonction de novembre 2024 à juillet 2026. Les échanges ont porté sur l’immatriculation et le suivi des navires sous pavillon sénégalais, les contrôles techniques, la fiabilité des registres maritimes et les procédures de jaugeage. Ils ont aussi abordé les critères de sénégalisation, les permis de navigabilité et le rôle de l’ANAM dans l’attribution des licences de pêche.
Immatriculation et navigabilité : deux notions distinctes
Mamadou Thiaw a insisté sur la différence entre immatriculation et navigabilité. Le registre national identifie chaque navire grâce à ses caractéristiques, sa date d’immatriculation et un numéro unique. Il n’existe en revanche aucun registre spécifique à la navigabilité : elle est attestée par un permis délivré après les visites de sécurité réglementaires, dont les résultats déterminent aussi la durée de validité du document.
Une flotte de 271 navires immatriculés
Selon les données présentées, la flotte nationale en activité compte 271 navires immatriculés. Parmi eux, 187 sont affectés à la pêche, à l’industrie, à la recherche et à la formation, soit environ 69 % de l’effectif. Les 84 autres sont notamment destinés à la plaisance, au transport de passagers et à la formation maritime. Côté sorties de flotte, le tableau de suivi recense 258 radiations, dont 123 pertes totales, 9 annulations d’immatriculation, 4 démolitions et 2 destructions. Le directeur général y voit la preuve qu’il faut tenir et actualiser les registres pour assurer la traçabilité des navires et la sécurité maritime.
Licences de pêche : l’ancien DG plaide pour une réforme
Bécaye Diop a rappelé que la délivrance des licences relève du ministre chargé des Pêches, l’ANAM apportant son expertise technique à la Commission consultative d’attribution des licences de pêche (CCALP). Selon lui, le pouvoir de décision reste entre les mains du ministre, même quand son avis diffère de celui de la Commission. Il juge donc nécessaire de réviser les textes et recommande un mécanisme de recherche de consensus entre le ministre et la Commission.
Inspecteurs, jaugeage et audit de la flotte industrielle
Sous son mandat, l’ancien directeur général affirme avoir renforcé les capacités de l’Agence, avec un nombre d’inspecteurs maritimes passé de trois à dix-sept. Il a fait état de mesures d’immobilisation et de blocage de navires présentant des manquements en matière de sécurité, d’assurance ou de conformité administrative. Sur le jaugeage, il a expliqué que certains écarts peuvent venir de méthodes de calcul issues de conventions internationales différentes. Ces opérations sont réalisées par des sociétés de classification agréées, et non directement par l’ANAM. Il a enfin présenté les résultats d’un audit de la flotte industrielle qui aurait relevé des cas présumés de sénégalisation fictive et des anomalies dans les registres de jaugeage.
Potentiel du secteur et pistes de modernisation
Bécaye Diop estime que le niveau d’exploitation du potentiel de la pêche sénégalaise reste limité, autour de 30 à 40 % selon son appréciation. Il a souligné les débouchés des métiers de la mer et la nécessité de renforcer la formation des jeunes. Parmi ses pistes de modernisation figurent la digitalisation des procédures, la sécurisation des certificats et permis maritimes et une plateforme de gestion des réclamations des marins et des armateurs. Il préconise aussi la réorganisation de l’ANAM et le dragage des chenaux d’accès à certains ports secondaires pour améliorer la sécurité de la navigation.