Les États-Unis ont sanctionné vendredi une plateforme d'échange de cryptomonnaies non agréée, opérant dans plusieurs pays, l'accusant d'avoir traité des millions de dollars de transactions pour le compte des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), l'unité d'élite iranienne, ainsi que pour d'autres groupes liés à l'État iranien.
Une plateforme identifiée dans une enquête de Reuters
Cette désignation intervient après une enquête de Reuters publiée le 31 juillet, qui avait identifié la plateforme Shelbit, basée à Dubaï, comme le principal vecteur d'un système de contournement des sanctions iraniennes évalué à 4 milliards de dollars. L'enquête avait révélé que Shelbit avait fait transiter des cryptomonnaies pour le compte de la banque centrale iranienne, d'un des plus importants réseaux illégaux de jeux d'argent en ligne au monde, ainsi que vers des adresses identifiées par le gouvernement israélien comme liées aux Gardiens de la révolution.
Le fondateur de Shelbit également sanctionné
Le département du Trésor américain a également sanctionné le fondateur expatrié iranien de Shelbit et d'un réseau d'autres sociétés, Siavash Kayvanpour, pour avoir fourni un soutien matériel aux Gardiens de la révolution ainsi qu'à Nobitex, la plus grande plateforme d'échange de cryptomonnaies d'Iran. Washington avait déjà sanctionné Nobitex le 2 juin dernier, pour avoir permis au gouvernement iranien de contourner les sanctions occidentales, également à la suite d'une enquête de Reuters.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que son ministère continuerait à traquer et démanteler les réseaux financiers illicites permettant au régime iranien de se maintenir.
Une deuxième plateforme sanctionnée le même jour
Toujours vendredi, le Trésor américain a annoncé avoir sanctionné une autre plateforme, Aban Tether, basée en Iran, pour avoir traité des millions de dollars de transactions au profit d'entités iraniennes déjà sanctionnées, dont Nobitex.
Un site resté actif malgré les sanctions
Le site internet de Shelbit était resté hors ligne pendant plusieurs mois, empêchant ses clients d'effectuer des transactions, mais la plateforme aurait continué à traiter des fonds en coulisses, y compris durant la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Le site aurait été réactivé le lendemain de la publication de l'enquête de Reuters.
Dans un communiqué publié sur son site réactivé le 1er août, Shelbit a rejeté catégoriquement toute suggestion selon laquelle l'entreprise aurait sciemment participé à du blanchiment d'argent, à du financement du terrorisme, à des activités de jeu illégal, à un contournement de sanctions ou à des activités menées pour le compte d'une organisation sanctionnée, militaire ou gouvernementale. La société a par ailleurs affirmé avoir cessé ses activités en janvier 2026. Ni Shelbit ni Siavash Kayvanpour n'ont immédiatement répondu aux demandes de commentaires.
Un lien avec le minage de bitcoin et un réseau de jeux illégal
Selon Reuters, des dizaines de millions de dollars de cryptomonnaies ayant transité par Shelbit provenaient d'une opération présumée de minage de bitcoin en Iran, tandis que plusieurs millions de dollars supplémentaires étaient liés à un réseau de jeux d'argent illégal, animé par deux influenceurs iraniens très suivis sur les réseaux sociaux. Le Trésor américain a estimé que la tolérance du régime iranien à l'égard de ce réseau de jeux illustrait, selon lui, son hypocrisie et sa corruption.
Une infraction déjà signalée par le régulateur de Dubaï
Cette désignation de l'OFAC intervient peu de temps après que l'Autorité de régulation des actifs virtuels de Dubaï (VARA) a émis un avis indiquant que Shelbit enfreignait les lois relatives à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Selon un avis publié sur son site le 24 juillet, peu après que Reuters l'a contactée pour recueillir ses commentaires, l'autorité a estimé que les manquements identifiés dépassaient la seule protection des consommateurs et concernaient des transactions transfrontalières susceptibles d'affecter l'intégrité du système financier des Émirats arabes unis. La VARA n'a pas répondu aux demandes de commentaires.
Ces nouvelles sanctions américaines illustrent la volonté de Washington de cibler en profondeur les réseaux financiers utilisant les cryptomonnaies pour permettre à l'Iran de contourner les sanctions internationales, dans un contexte où plusieurs enquêtes journalistiques ont mis en lumière l'ampleur de ces circuits financiers parallèles.
Une plateforme identifiée dans une enquête de Reuters
Cette désignation intervient après une enquête de Reuters publiée le 31 juillet, qui avait identifié la plateforme Shelbit, basée à Dubaï, comme le principal vecteur d'un système de contournement des sanctions iraniennes évalué à 4 milliards de dollars. L'enquête avait révélé que Shelbit avait fait transiter des cryptomonnaies pour le compte de la banque centrale iranienne, d'un des plus importants réseaux illégaux de jeux d'argent en ligne au monde, ainsi que vers des adresses identifiées par le gouvernement israélien comme liées aux Gardiens de la révolution.
Le fondateur de Shelbit également sanctionné
Le département du Trésor américain a également sanctionné le fondateur expatrié iranien de Shelbit et d'un réseau d'autres sociétés, Siavash Kayvanpour, pour avoir fourni un soutien matériel aux Gardiens de la révolution ainsi qu'à Nobitex, la plus grande plateforme d'échange de cryptomonnaies d'Iran. Washington avait déjà sanctionné Nobitex le 2 juin dernier, pour avoir permis au gouvernement iranien de contourner les sanctions occidentales, également à la suite d'une enquête de Reuters.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que son ministère continuerait à traquer et démanteler les réseaux financiers illicites permettant au régime iranien de se maintenir.
Une deuxième plateforme sanctionnée le même jour
Toujours vendredi, le Trésor américain a annoncé avoir sanctionné une autre plateforme, Aban Tether, basée en Iran, pour avoir traité des millions de dollars de transactions au profit d'entités iraniennes déjà sanctionnées, dont Nobitex.
Un site resté actif malgré les sanctions
Le site internet de Shelbit était resté hors ligne pendant plusieurs mois, empêchant ses clients d'effectuer des transactions, mais la plateforme aurait continué à traiter des fonds en coulisses, y compris durant la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Le site aurait été réactivé le lendemain de la publication de l'enquête de Reuters.
Dans un communiqué publié sur son site réactivé le 1er août, Shelbit a rejeté catégoriquement toute suggestion selon laquelle l'entreprise aurait sciemment participé à du blanchiment d'argent, à du financement du terrorisme, à des activités de jeu illégal, à un contournement de sanctions ou à des activités menées pour le compte d'une organisation sanctionnée, militaire ou gouvernementale. La société a par ailleurs affirmé avoir cessé ses activités en janvier 2026. Ni Shelbit ni Siavash Kayvanpour n'ont immédiatement répondu aux demandes de commentaires.
Un lien avec le minage de bitcoin et un réseau de jeux illégal
Selon Reuters, des dizaines de millions de dollars de cryptomonnaies ayant transité par Shelbit provenaient d'une opération présumée de minage de bitcoin en Iran, tandis que plusieurs millions de dollars supplémentaires étaient liés à un réseau de jeux d'argent illégal, animé par deux influenceurs iraniens très suivis sur les réseaux sociaux. Le Trésor américain a estimé que la tolérance du régime iranien à l'égard de ce réseau de jeux illustrait, selon lui, son hypocrisie et sa corruption.
Une infraction déjà signalée par le régulateur de Dubaï
Cette désignation de l'OFAC intervient peu de temps après que l'Autorité de régulation des actifs virtuels de Dubaï (VARA) a émis un avis indiquant que Shelbit enfreignait les lois relatives à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Selon un avis publié sur son site le 24 juillet, peu après que Reuters l'a contactée pour recueillir ses commentaires, l'autorité a estimé que les manquements identifiés dépassaient la seule protection des consommateurs et concernaient des transactions transfrontalières susceptibles d'affecter l'intégrité du système financier des Émirats arabes unis. La VARA n'a pas répondu aux demandes de commentaires.
Ces nouvelles sanctions américaines illustrent la volonté de Washington de cibler en profondeur les réseaux financiers utilisant les cryptomonnaies pour permettre à l'Iran de contourner les sanctions internationales, dans un contexte où plusieurs enquêtes journalistiques ont mis en lumière l'ampleur de ces circuits financiers parallèles.