Le Palais était silencieux ces week-ends passés, mais le Sénégal regardait.
Depuis cette élévation-trahison dont le Président a fait l’objet par son propre parti et son propre leader politique, Bassirou Diomaye Diakhar Faye n’a pas eu droit au repos. À peine le décret n°2026-1128 publié, mettant fin aux fonctions de l’ancien premier ministre, et voilà le pays entier qui scrutait ses gestes, écoutait ses silences, décortiquait ses choix. Il y a des week-ends qui pèsent plus lourd que des mois entiers. Celui-ci en fait partie.
Il y a deux ans et demi, on les voyait ensemble : "Diomaye, c’est Sonko". La formule avait collé à la campagne, aux affiches, aux gorges des militants. Elle portait une promesse : la rupture. Une rupture de méthode, de gouvernance, de langage. Aujourd’hui, la formule est rangée. Le décret l’a actée, noir sur blanc.
Et c’est là que la vraie question se pose : la rupture, c’était un duo ou une méthode?
Heureusement, c’était une méthode!
Parce qu’un duo peut se défaire. Une méthode, elle, transforme et reste ancrée. Et c’est cette méthode que Diomaye devait faire valoir, pour de bon, ce week-end. Pas pour défendre un homme, mais pour défendre un projet et assurer ce “legacy”. Pour montrer que l’engagement de mars 2024 ne tenait pas à une personne, mais à une façon de gouverner.
Quand on suspend des chantiers du BTP "sur un coup de tête", les entreprises saignent. Les sous-traitants licencient et les banques resserrent le crédit. Quand on accuse de détournements sans déposer de dossier, les investisseurs s’inquiètent et attendent. Quand on parle des fonds de crise en Casamance comme de "fonds politiques", on ouvre la boîte de Pandore et on brouille les pistes dans une parfaite illégalité. Quand on crie à une dette publique cachée, les partenaires internationaux restent médusés.
Le FMI, les bailleurs, les opérateurs économiques et les Sénégalais lambda veulent une seule chose : de la prévisibilité. Le Président Diomaye est entrain de montrer que le Sénégal reste gouvernable, crédible. Que la parole de l’État engage encore. Et que la méthode tient. Car, assurément, l’homme qui sabotait n’est plus encombrant.
C’est cela, rassurer. C’est aussi montrer que l’État continue de construire. Et c’est là que ce week-end prend tout son sens. Samedi dernier, le Président a coupé le ruban de l’autoroute Thiadiaye-Fatick-Kaolack. Des kilomètres de bitume neuf qui désenclavent le Sine-Saloum, qui rapprochent Fatick et Kaolack de Dakar, et qui doivent faire baisser le coût du transport et du fret.
Sur le podium, il n’y avait pas de discours de rupture. Il y avait des chiffres, des délais tenus, des entreprises locales citées. Il y avait des paysans, des transporteurs, des femmes transformatrices venues voir "leur" route. C’était la méthode en action, au service des populations. Pendant que certains commentent les tensions politiques, l’État verse du béton. Pendant que l’on débat de qui a dit quoi, des camions vont gagner 3 heures sur la route.
Évidemment, ce chantier n’est pas né ce week-end. Il vient de loin. Et c’est l’occasion de remercier tous les anciens Présidents de la République dont les visions se sont complétées au fil des mandats. Mais l’inaugurer maintenant, c’est la preuve que la rupture n’était pas un slogan. C’est la preuve que la méthode, c’est : terminer ce qui a commencé, rendre des comptes, et construire pour les Sénégalais.
Le Président Diomaye sait bien que les gens ne mangent pas de décrets. Ils mangent du riz dont le sac est arrivé moins cher parce que la route est bonne. Ils envoient leurs enfants à l’école dans un car qui ne tombe plus en panne dans des routes délabrées. L’autoroute Thiadiaye-Fatick-Kaolack ne réglera pas toutes les tensions. Mais elle dit une chose essentielle : l’État travaille, et il travaillera.
Dans le Sine-Saloum, le message est passé. Fatick, c’est sa terre et Kaolack, c’est le grenier. Inaugurer cette route ici, c’est appliquer la méthode de l’équité territoriale: désenclaver les régions, rééquilibrer le territoire, ne pas tout concentrer sur Dakar. C’est répondre par des actes à ceux qui attendent des résultats, pas des querelles. C’est rappeler que la rupture, c’est aussi le développement partout. L’objectif même de l’Acte 4 de la décentralisation.
Alors oui, la rupture c’était une méthode.
Et le Président Diomaye va la faire valoir. Point par point.
Faire valoir la méthode, c’est d’abord la transparence. Sur les exonérations fiscales par exemple. Elles existent, elles sont dans la loi, elles servent à attirer et à créer des emplois. Mais les Sénégalais ont le droit de savoir qui en profite, pour combien, et en échange de quoi. C’est ça la rupture. Le Président ne va pas les supprimer, ni les cacher. Il va les mettre sur la table et laisser les corps de contrôle habilités faire leur travail.
Faire valoir la méthode, c’est la reddition des comptes vraie. Pas des suspicions jetées en pâture sur un plateau. Pas des "on sait" et des "on dit". S’il y a des preuves de détournements, la justice fera son travail. S’il n’y en a pas, le silence. La crédibilité de l’État se joue là. On ne gouverne pas à coup d’accusations, on gouverne à coup de dossiers solides, transmis, jugés.
Faire valoir la méthode, c’est aussi accepter pour tous les dirigeants des pouvoirs publics de se soumettre à une déclaration de patrimoine à l’entrée comme à la sortie, avec publicité. C’est une exigence de probité qui met tout le monde au même niveau.
Faire valoir la méthode, c’est la clarté sur les grands dossiers. Sur le pétrole et le gaz. Sur Yakaar-Teranga, sur les blocs où BP et Kosmos se sont retirés. Promettre que Petrosen va tout faire seule serait mentir au peuple. Dire comment on va faire, avec qui, à quel coût, avec quel calendrier, c’est gouverner. Le pétrole ne doit pas devenir une nouvelle source de division et de fantasme. Il doit devenir une ressource pour les écoles, les hôpitaux, les routes comme celle de Kaolack. Ce sera ça, la méthode Diomaye : transformer la ressource en service public.
Faire valoir la méthode, c’est le respect des institutions, même quand elles gênent. L’Assemblée, le Conseil Constitutionnel , la Cour des Comptes. La démocratie, c’est aussi accepter la lenteur et le contrôle. C’est accepter qu’on ne décide pas tout, tout seul. C’est accepter le débat, la contradiction, la vérification. Le Sénégal a besoin de cette maturité. Et c’est aussi ça, la rupture : accepter que le Président de la République est la clé de voûte des institutions, sans ambiguïté.
Faire valoir la méthode, c’est enfin l’autorité dans le respect. On peut arbitrer sans humilier. On peut diriger sans invective. La hauteur est une exigence de la fonction publique. Les Sénégalais en ont assez des cris. Ils veulent de la mesure, même dans le désaccord.
Le Président n’a pas le droit à l’erreur. Trop tarder, et le vide sera rempli par les rumeurs, la nostalgie du duo, le doute. Aller trop vite, et on accusera la précipitation. Alors il réfléchit. Dans le calme du Palais, entre deux appels, entre deux notes de conseillers bien avisés. Les gens veulent juste que ça marche. Que les prix baissent. Que les chantiers avancent sans à-coups. Que la parole publique redevienne crédible et mesurée.
L’inauguration de Thiadiaye-Fatick-Kaolack lui a donné un repère. Quelques heures où l’on a parlé de goudron plutôt que de décret. Quelques heures où l’on a vu la méthode en action, pas en crise. Ce week-end, Diomaye ne tranche pas seulement une crise politique. Il confirme une trajectoire. La rupture n’était pas la propriété de deux personnes. Elle est la propriété du peuple. Et le Président a pour mission de la faire valoir.
Entre le ruban coupé à Thiadiaye et les décisions prises à Dakar, il n’y a pas de contradiction. Il y a la continuité d’une méthode : décider, construire, rendre compte.
Heureusement, c’était une méthode.
Et elle commence maintenant, avec le râteau et le balai à venir cette semaine.
Khar Ndofene Diouf
Membre Kiiraay
Les Patriotes Républicains
Depuis cette élévation-trahison dont le Président a fait l’objet par son propre parti et son propre leader politique, Bassirou Diomaye Diakhar Faye n’a pas eu droit au repos. À peine le décret n°2026-1128 publié, mettant fin aux fonctions de l’ancien premier ministre, et voilà le pays entier qui scrutait ses gestes, écoutait ses silences, décortiquait ses choix. Il y a des week-ends qui pèsent plus lourd que des mois entiers. Celui-ci en fait partie.
Il y a deux ans et demi, on les voyait ensemble : "Diomaye, c’est Sonko". La formule avait collé à la campagne, aux affiches, aux gorges des militants. Elle portait une promesse : la rupture. Une rupture de méthode, de gouvernance, de langage. Aujourd’hui, la formule est rangée. Le décret l’a actée, noir sur blanc.
Et c’est là que la vraie question se pose : la rupture, c’était un duo ou une méthode?
Heureusement, c’était une méthode!
Parce qu’un duo peut se défaire. Une méthode, elle, transforme et reste ancrée. Et c’est cette méthode que Diomaye devait faire valoir, pour de bon, ce week-end. Pas pour défendre un homme, mais pour défendre un projet et assurer ce “legacy”. Pour montrer que l’engagement de mars 2024 ne tenait pas à une personne, mais à une façon de gouverner.
Quand on suspend des chantiers du BTP "sur un coup de tête", les entreprises saignent. Les sous-traitants licencient et les banques resserrent le crédit. Quand on accuse de détournements sans déposer de dossier, les investisseurs s’inquiètent et attendent. Quand on parle des fonds de crise en Casamance comme de "fonds politiques", on ouvre la boîte de Pandore et on brouille les pistes dans une parfaite illégalité. Quand on crie à une dette publique cachée, les partenaires internationaux restent médusés.
Le FMI, les bailleurs, les opérateurs économiques et les Sénégalais lambda veulent une seule chose : de la prévisibilité. Le Président Diomaye est entrain de montrer que le Sénégal reste gouvernable, crédible. Que la parole de l’État engage encore. Et que la méthode tient. Car, assurément, l’homme qui sabotait n’est plus encombrant.
C’est cela, rassurer. C’est aussi montrer que l’État continue de construire. Et c’est là que ce week-end prend tout son sens. Samedi dernier, le Président a coupé le ruban de l’autoroute Thiadiaye-Fatick-Kaolack. Des kilomètres de bitume neuf qui désenclavent le Sine-Saloum, qui rapprochent Fatick et Kaolack de Dakar, et qui doivent faire baisser le coût du transport et du fret.
Sur le podium, il n’y avait pas de discours de rupture. Il y avait des chiffres, des délais tenus, des entreprises locales citées. Il y avait des paysans, des transporteurs, des femmes transformatrices venues voir "leur" route. C’était la méthode en action, au service des populations. Pendant que certains commentent les tensions politiques, l’État verse du béton. Pendant que l’on débat de qui a dit quoi, des camions vont gagner 3 heures sur la route.
Évidemment, ce chantier n’est pas né ce week-end. Il vient de loin. Et c’est l’occasion de remercier tous les anciens Présidents de la République dont les visions se sont complétées au fil des mandats. Mais l’inaugurer maintenant, c’est la preuve que la rupture n’était pas un slogan. C’est la preuve que la méthode, c’est : terminer ce qui a commencé, rendre des comptes, et construire pour les Sénégalais.
Le Président Diomaye sait bien que les gens ne mangent pas de décrets. Ils mangent du riz dont le sac est arrivé moins cher parce que la route est bonne. Ils envoient leurs enfants à l’école dans un car qui ne tombe plus en panne dans des routes délabrées. L’autoroute Thiadiaye-Fatick-Kaolack ne réglera pas toutes les tensions. Mais elle dit une chose essentielle : l’État travaille, et il travaillera.
Dans le Sine-Saloum, le message est passé. Fatick, c’est sa terre et Kaolack, c’est le grenier. Inaugurer cette route ici, c’est appliquer la méthode de l’équité territoriale: désenclaver les régions, rééquilibrer le territoire, ne pas tout concentrer sur Dakar. C’est répondre par des actes à ceux qui attendent des résultats, pas des querelles. C’est rappeler que la rupture, c’est aussi le développement partout. L’objectif même de l’Acte 4 de la décentralisation.
Alors oui, la rupture c’était une méthode.
Et le Président Diomaye va la faire valoir. Point par point.
Faire valoir la méthode, c’est d’abord la transparence. Sur les exonérations fiscales par exemple. Elles existent, elles sont dans la loi, elles servent à attirer et à créer des emplois. Mais les Sénégalais ont le droit de savoir qui en profite, pour combien, et en échange de quoi. C’est ça la rupture. Le Président ne va pas les supprimer, ni les cacher. Il va les mettre sur la table et laisser les corps de contrôle habilités faire leur travail.
Faire valoir la méthode, c’est la reddition des comptes vraie. Pas des suspicions jetées en pâture sur un plateau. Pas des "on sait" et des "on dit". S’il y a des preuves de détournements, la justice fera son travail. S’il n’y en a pas, le silence. La crédibilité de l’État se joue là. On ne gouverne pas à coup d’accusations, on gouverne à coup de dossiers solides, transmis, jugés.
Faire valoir la méthode, c’est aussi accepter pour tous les dirigeants des pouvoirs publics de se soumettre à une déclaration de patrimoine à l’entrée comme à la sortie, avec publicité. C’est une exigence de probité qui met tout le monde au même niveau.
Faire valoir la méthode, c’est la clarté sur les grands dossiers. Sur le pétrole et le gaz. Sur Yakaar-Teranga, sur les blocs où BP et Kosmos se sont retirés. Promettre que Petrosen va tout faire seule serait mentir au peuple. Dire comment on va faire, avec qui, à quel coût, avec quel calendrier, c’est gouverner. Le pétrole ne doit pas devenir une nouvelle source de division et de fantasme. Il doit devenir une ressource pour les écoles, les hôpitaux, les routes comme celle de Kaolack. Ce sera ça, la méthode Diomaye : transformer la ressource en service public.
Faire valoir la méthode, c’est le respect des institutions, même quand elles gênent. L’Assemblée, le Conseil Constitutionnel , la Cour des Comptes. La démocratie, c’est aussi accepter la lenteur et le contrôle. C’est accepter qu’on ne décide pas tout, tout seul. C’est accepter le débat, la contradiction, la vérification. Le Sénégal a besoin de cette maturité. Et c’est aussi ça, la rupture : accepter que le Président de la République est la clé de voûte des institutions, sans ambiguïté.
Faire valoir la méthode, c’est enfin l’autorité dans le respect. On peut arbitrer sans humilier. On peut diriger sans invective. La hauteur est une exigence de la fonction publique. Les Sénégalais en ont assez des cris. Ils veulent de la mesure, même dans le désaccord.
Le Président n’a pas le droit à l’erreur. Trop tarder, et le vide sera rempli par les rumeurs, la nostalgie du duo, le doute. Aller trop vite, et on accusera la précipitation. Alors il réfléchit. Dans le calme du Palais, entre deux appels, entre deux notes de conseillers bien avisés. Les gens veulent juste que ça marche. Que les prix baissent. Que les chantiers avancent sans à-coups. Que la parole publique redevienne crédible et mesurée.
L’inauguration de Thiadiaye-Fatick-Kaolack lui a donné un repère. Quelques heures où l’on a parlé de goudron plutôt que de décret. Quelques heures où l’on a vu la méthode en action, pas en crise. Ce week-end, Diomaye ne tranche pas seulement une crise politique. Il confirme une trajectoire. La rupture n’était pas la propriété de deux personnes. Elle est la propriété du peuple. Et le Président a pour mission de la faire valoir.
Entre le ruban coupé à Thiadiaye et les décisions prises à Dakar, il n’y a pas de contradiction. Il y a la continuité d’une méthode : décider, construire, rendre compte.
Heureusement, c’était une méthode.
Et elle commence maintenant, avec le râteau et le balai à venir cette semaine.
Khar Ndofene Diouf
Membre Kiiraay
Les Patriotes Républicains