Dakar, 18 août 2026 – Lors de l’examen à l’Assemblée nationale des projets de loi portant Code du travail et Code de la sécurité sociale, Me Aïssata Tall Sall a livré une intervention largement consacrée au dialogue social, aux préoccupations des syndicats et aux difficultés économiques auxquelles seraient confrontées les populations.
La députée a également interpellé le gouvernement sur la hausse annoncée des prix du carburant et ses conséquences potentielles sur le pouvoir d’achat des Sénégalais.
Les syndicats au cœur de son intervention
Prenant la parole dans l’hémicycle, Aïssata Tall Sall a d’abord rappelé le rôle central des travailleurs dans l’économie et la stabilité sociale du pays.
Elle a souligné leur contribution au fonctionnement des ménages, mais également au financement des mécanismes de solidarité nationale à travers leurs cotisations aux régimes de retraite et de protection sociale.
L’ancienne ministre a également rappelé que le droit social sénégalais s’est construit progressivement, à travers plusieurs réformes et de longues négociations entre les pouvoirs publics et les organisations syndicales.
« Si vous les avez écoutés, vous ne les avez pas entendus »
Me Aïssata Tall Sall a ensuite relayé les principales préoccupations qu’elle dit avoir recueillies auprès des syndicats.
Le premier grief concerne le manque de concertation dans l’élaboration des nouveaux textes.
S’adressant au ministre chargé du Travail, elle a lancé :
« Si vous les avez écoutés, vous ne les avez pas entendus. Si vous les avez entendus, vous n’avez tiré aucune conséquence de ce qu’ils vous ont dit. »
Pour la députée, le dialogue social ne doit pas être réduit à une formalité. Elle estime qu’il constitue une condition essentielle pour préserver la stabilité du pays et éviter que les désaccords ne dégénèrent en conflits sociaux.
Des désaccords sur plusieurs dispositions
La parlementaire a également fait état de critiques syndicales concernant certaines modifications apportées aux projets de loi.
Elle a notamment cité les dispositions relatives aux contrats à durée déterminée, au fonctionnement des organes de gouvernance des institutions de protection sociale comme l’IPRES et la Caisse de sécurité sociale, ainsi qu’au statut du travail journalier et occasionnel.
Selon les organisations syndicales rencontrées par son groupe parlementaire, certains compromis auraient été obtenus au cours des discussions, mais ne se retrouveraient pas intégralement dans les textes soumis aux députés.
Aïssata Tall Sall a toutefois pris soin de préciser qu’elle ne présentait pas nécessairement toutes ces accusations comme des faits établis, appelant plutôt le gouvernement à apporter des réponses précises.
« Il vaut mieux faire blabla que boum boum »
Pour illustrer son plaidoyer en faveur de la poursuite des négociations, la députée a utilisé une formule particulièrement remarquée :
« Il vaut mieux faire blabla que boum boum. »
Une manière de prévenir contre le risque de voir les tensions autour des nouveaux textes déboucher sur des mouvements sociaux.
Pour elle, même après l’adoption des projets de loi, le dialogue avec les partenaires sociaux doit se poursuivre afin de rechercher des solutions aux éventuels points de désaccord.
Du débat institutionnel aux « vraies difficultés » des Sénégalais
L’intervention de Me Aïssata Tall Sall a ensuite dépassé le cadre des textes sociaux.
La députée a évoqué les débats politiques récents autour des déclarations de patrimoine de plusieurs hauts responsables de l’État.
Mais elle estime que les parlementaires doivent également accorder une attention particulière aux difficultés quotidiennes des citoyens.
« On veut enquêter sur des fonds politiques. Peut-être demain le débat aura lieu. D’accord, débattons sur les fonds politiques. Mais est-ce que nous ne devons pas mener des enquêtes sur les difficultés, les vraies difficultés des Sénégalais ? »
Pour l’ancienne ministre, le coût de la vie, le pouvoir d’achat et les conditions économiques des ménages doivent occuper une place centrale dans les débats parlementaires.
Hausse du carburant : l’inquiétude sur les prix
Aïssata Tall Sall s’est enfin attaquée à la question de la hausse annoncée des prix du carburant.
Elle redoute un effet domino sur l’économie, notamment à travers l’augmentation des coûts du transport et de la production, avec des répercussions potentielles sur les prix des produits de consommation.
La députée a ainsi demandé au gouvernement de mieux communiquer auprès des populations et d’expliquer les décisions prises dans un contexte économique qu’elle juge difficile.
Elle a interpellé directement l’exécutif :
« Pendant ce temps, où est le gouvernement ? Il est absent ? Il est en vacances ? Il est évanescent ? »
« Le peuple est en souffrance »
Au terme de son intervention, Me Aïssata Tall Sall a résumé son inquiétude concernant la situation économique et sociale par une formule particulièrement forte :
« Le peuple est en souffrance. »
À travers cette intervention, la députée a donc placé deux questions au centre du débat parlementaire : la nécessité de préserver un véritable dialogue avec les partenaires sociaux et l’urgence de répondre aux préoccupations économiques des Sénégalais, notamment face aux conséquences potentielles de la hausse du carburant.
La députée a également interpellé le gouvernement sur la hausse annoncée des prix du carburant et ses conséquences potentielles sur le pouvoir d’achat des Sénégalais.
Les syndicats au cœur de son intervention
Prenant la parole dans l’hémicycle, Aïssata Tall Sall a d’abord rappelé le rôle central des travailleurs dans l’économie et la stabilité sociale du pays.
Elle a souligné leur contribution au fonctionnement des ménages, mais également au financement des mécanismes de solidarité nationale à travers leurs cotisations aux régimes de retraite et de protection sociale.
L’ancienne ministre a également rappelé que le droit social sénégalais s’est construit progressivement, à travers plusieurs réformes et de longues négociations entre les pouvoirs publics et les organisations syndicales.
« Si vous les avez écoutés, vous ne les avez pas entendus »
Me Aïssata Tall Sall a ensuite relayé les principales préoccupations qu’elle dit avoir recueillies auprès des syndicats.
Le premier grief concerne le manque de concertation dans l’élaboration des nouveaux textes.
S’adressant au ministre chargé du Travail, elle a lancé :
« Si vous les avez écoutés, vous ne les avez pas entendus. Si vous les avez entendus, vous n’avez tiré aucune conséquence de ce qu’ils vous ont dit. »
Pour la députée, le dialogue social ne doit pas être réduit à une formalité. Elle estime qu’il constitue une condition essentielle pour préserver la stabilité du pays et éviter que les désaccords ne dégénèrent en conflits sociaux.
Des désaccords sur plusieurs dispositions
La parlementaire a également fait état de critiques syndicales concernant certaines modifications apportées aux projets de loi.
Elle a notamment cité les dispositions relatives aux contrats à durée déterminée, au fonctionnement des organes de gouvernance des institutions de protection sociale comme l’IPRES et la Caisse de sécurité sociale, ainsi qu’au statut du travail journalier et occasionnel.
Selon les organisations syndicales rencontrées par son groupe parlementaire, certains compromis auraient été obtenus au cours des discussions, mais ne se retrouveraient pas intégralement dans les textes soumis aux députés.
Aïssata Tall Sall a toutefois pris soin de préciser qu’elle ne présentait pas nécessairement toutes ces accusations comme des faits établis, appelant plutôt le gouvernement à apporter des réponses précises.
« Il vaut mieux faire blabla que boum boum »
Pour illustrer son plaidoyer en faveur de la poursuite des négociations, la députée a utilisé une formule particulièrement remarquée :
« Il vaut mieux faire blabla que boum boum. »
Une manière de prévenir contre le risque de voir les tensions autour des nouveaux textes déboucher sur des mouvements sociaux.
Pour elle, même après l’adoption des projets de loi, le dialogue avec les partenaires sociaux doit se poursuivre afin de rechercher des solutions aux éventuels points de désaccord.
Du débat institutionnel aux « vraies difficultés » des Sénégalais
L’intervention de Me Aïssata Tall Sall a ensuite dépassé le cadre des textes sociaux.
La députée a évoqué les débats politiques récents autour des déclarations de patrimoine de plusieurs hauts responsables de l’État.
Mais elle estime que les parlementaires doivent également accorder une attention particulière aux difficultés quotidiennes des citoyens.
« On veut enquêter sur des fonds politiques. Peut-être demain le débat aura lieu. D’accord, débattons sur les fonds politiques. Mais est-ce que nous ne devons pas mener des enquêtes sur les difficultés, les vraies difficultés des Sénégalais ? »
Pour l’ancienne ministre, le coût de la vie, le pouvoir d’achat et les conditions économiques des ménages doivent occuper une place centrale dans les débats parlementaires.
Hausse du carburant : l’inquiétude sur les prix
Aïssata Tall Sall s’est enfin attaquée à la question de la hausse annoncée des prix du carburant.
Elle redoute un effet domino sur l’économie, notamment à travers l’augmentation des coûts du transport et de la production, avec des répercussions potentielles sur les prix des produits de consommation.
La députée a ainsi demandé au gouvernement de mieux communiquer auprès des populations et d’expliquer les décisions prises dans un contexte économique qu’elle juge difficile.
Elle a interpellé directement l’exécutif :
« Pendant ce temps, où est le gouvernement ? Il est absent ? Il est en vacances ? Il est évanescent ? »
« Le peuple est en souffrance »
Au terme de son intervention, Me Aïssata Tall Sall a résumé son inquiétude concernant la situation économique et sociale par une formule particulièrement forte :
« Le peuple est en souffrance. »
À travers cette intervention, la députée a donc placé deux questions au centre du débat parlementaire : la nécessité de préserver un véritable dialogue avec les partenaires sociaux et l’urgence de répondre aux préoccupations économiques des Sénégalais, notamment face aux conséquences potentielles de la hausse du carburant.