Le Premier ministre Al Amine LO maintient le calendrier des discussions avec le FMI malgré les tensions budgétaires

Le Premier ministre assure que les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) se poursuivent sans changement de calendrier. Il affirme que la loi de finances rectificative doit intégrer les corrections liées à la dette cachée et à certaines pratiques de gestion publique, tout en se disant confiant dans la possibilité de parvenir à un accord avec le groupe parlementaire Pastef.



Les discussions entre le gouvernement sénégalais et le Fonds monétaire international se poursuivent, malgré les désaccords autour de la loi de finances rectificative. Le Premier ministre a indiqué que le calendrier des échanges avec l’institution financière internationale restait inchangé, tout en soulignant la nécessité d’apporter des corrections aux documents budgétaires.

Selon le chef du gouvernement, la loi de finances rectificative doit notamment prendre en compte les ajustements rendus nécessaires par la découverte de la dette cachée ou, selon ses termes, par des déclarations erronées qui doivent être rectifiées.

Il a précisé que les changements attendus ne concernaient pas uniquement les données statistiques. Ils impliquent également une évolution de certaines pratiques administratives et financières que l’exécutif souhaite abolir et remplacer par de nouvelles méthodes de gestion.

Les lettres de confort et certains transferts dans le viseur

Parmi les pratiques évoquées par le Premier ministre figurent notamment les lettres de confort et certains transferts. Le gouvernement entend revoir ces mécanismes dans le cadre des corrections apportées à la gestion des finances publiques.

Cette démarche s’inscrit dans le processus de révision budgétaire engagé par les autorités sénégalaises. L’objectif affiché est de mieux retracer les engagements financiers de l’État et de faire évoluer les pratiques concernées.

Le Premier ministre n’a toutefois pas détaillé, dans cet extrait, les mesures précises qui seront adoptées ni les modalités de leur mise en œuvre.

Le gouvernement espère un accord avec Pastef

Sur le plan parlementaire, le chef du gouvernement s’est montré confiant quant à l’issue des discussions avec le groupe parlementaire Pastef. Alors que la loi de finances rectificative a été rejetée en commission, il estime qu’un terrain d’entente peut être trouvé dès le lendemain ou au cours de la semaine.

Il a expliqué que certaines préoccupations soulevées par les députés nécessitaient des clarifications ainsi que la transmission de documents complémentaires.

Cette phase de dialogue doit permettre de répondre aux interrogations des parlementaires et de rechercher un compromis autour du texte budgétaire.

Le calendrier du FMI reste inchangé, selon le Premier ministre

Interrogé sur les conséquences possibles des tensions parlementaires pour les discussions avec le FMI, le Premier ministre a assuré que les échanges se poursuivaient normalement et que le calendrier n’avait pas été modifié à ce stade.

Cette déclaration intervient alors que le Sénégal attend toujours l’issue du processus relatif au programme de soutien financier évoqué à hauteur de 2,2 milliards de dollars.

L’évolution des discussions parlementaires et la mise à jour des documents budgétaires restent donc des éléments importants dans la suite du processus. Le Premier ministre affirme, pour sa part, compter sur un accord avec les députés afin de poursuivre les échanges avec l’institution financière internationale selon le calendrier prévu.

Rédigé par le Lundi 26 Octobre 2026 à 22:08