À Saint-Louis, sur les rives du fleuve Sénégal, Lâmp Faal Kala navigue entre plusieurs univers : professeur d'anglais depuis seize ans, il enseigne aussi le wolof à l'Université Gaston Berger, où il a fondé le Laboratoire Xalam, consacré aux dimensions non linguistiques de l'art verbal wolof. Disciple de Cheikh Ibrahima Fall, il se réclame également de valeurs fondatrices — le « ngor », le « jom », le « muñ » — héritées de son éducation familiale, qu'il présente comme le socle de son engagement pour la préservation du patrimoine culturel.
Son rapport à l'écriture s'est approfondi après la disparition de Serigne Moustapha Fall Faty Kala, à qui il rendait compte de sa vie de son vivant : écrire est devenu pour lui une façon de rester connecté à cet héritage. Auteur de « Xelum Xalam » et de « Tànn-béer », il explique choisir le wolof par conviction, voulant démontrer que cette langue peut « tout faire, et même davantage », notamment dans le contexte de l'introduction des langues nationales à l'école.
Il reconnaît des contraintes pratiques — l'absence d'outils informatiques adaptés au wolof, le manque de critiques capables de lire correctement une œuvre dans cette langue, l'absence de prix littéraire dédié — mais refuse de les présenter comme des obstacles insurmontables, préférant miser sur la patience. Il salue toutefois des initiatives comme l'ouverture de la bibliothèque « Téere ak Teraanga », dédiée à la littérature wolof, et appelle à ce que les langues nationales soient réellement enseignées à tous les niveaux, au-delà des simples déclarations d'intention.
Son rapport à l'écriture s'est approfondi après la disparition de Serigne Moustapha Fall Faty Kala, à qui il rendait compte de sa vie de son vivant : écrire est devenu pour lui une façon de rester connecté à cet héritage. Auteur de « Xelum Xalam » et de « Tànn-béer », il explique choisir le wolof par conviction, voulant démontrer que cette langue peut « tout faire, et même davantage », notamment dans le contexte de l'introduction des langues nationales à l'école.
Il reconnaît des contraintes pratiques — l'absence d'outils informatiques adaptés au wolof, le manque de critiques capables de lire correctement une œuvre dans cette langue, l'absence de prix littéraire dédié — mais refuse de les présenter comme des obstacles insurmontables, préférant miser sur la patience. Il salue toutefois des initiatives comme l'ouverture de la bibliothèque « Téere ak Teraanga », dédiée à la littérature wolof, et appelle à ce que les langues nationales soient réellement enseignées à tous les niveaux, au-delà des simples déclarations d'intention.