Dans une nouvelle tribune publiée sur Facebook, le professeur Mary Teuw Niane livre une réflexion sur la figure de « l'imposteur » en politique, celui qui, selon lui, ne crée rien mais usurpe une image, une morale et une vertu qu'il n'incarne pas réellement.
Un discours de façade au service du pouvoir
Pour l'ancien ministre, l'imposteur ne croit pas aux valeurs qu'il invoque, celles-ci n'étant à ses yeux que des instruments de conquête et de domination. Son discours se veut celui d'un homme de foi, de justice et de sacrifice, alors que son véritable moteur resterait la recherche du pouvoir. Il estime que cette imposture porte toutefois en elle les germes de sa propre chute, se trahissant d'abord dans le langage : un verbe qui devient violent, une intolérance croissante à la contradiction et au débat, où toute critique se transforme en offense et tout contradicteur en ennemi.
Du culte de la personnalité au risque totalitaire
Mary Teuw Niane situe le danger à son sommet lorsque les disciples cessent d'admirer un homme pour commencer à le vénérer, le chef devenant alors un sauveur ou un prophète aux yeux de ses partisans, l'esprit critique s'effaçant devant la croyance. Il observe que les faits finissent néanmoins par s'accumuler : contradictions, scandales, compromissions et faiblesses humaines longtemps dissimulées viennent contredire le discours de vertu affiché, tandis que les fidèles, selon lui, préfèrent souvent invoquer le complot ou la persécution plutôt que d'admettre la réalité.
Il conclut que les faits possèdent une force que la propagande ne peut vaincre indéfiniment, entraînant tôt ou tard l'effondrement de l'adoration construite autour de l'imposteur, dont le peuple découvre alors, souvent trop tard, avoir confié son espérance à une illusion.
Un avertissement historique sur la fragilité des démocraties
S'appuyant sur l'histoire, le professeur rappelle que le culte de la personnalité constitue l'un des chemins les plus sûrs vers le totalitarisme, évoquant les exemples de Mussolini, Hitler ou Pol Pot pour souligner qu'aucune société n'est à l'abri lorsqu'elle renonce au doute et à la liberté de penser. Il affirme que la démocratie ne meurt pas seulement sous les coups des tyrans, mais s'affaiblit également lorsque les citoyens renoncent à exercer leur jugement critique et préfèrent croire un homme plutôt que les faits, estimant que les peuples perdent leur liberté progressivement, à mesure qu'ils cessent de questionner et de confronter les discours à la réalité.
Dans cette tribune, Mary Teuw Niane met en garde contre les mécanismes de l'imposture politique et du culte de la personnalité, qu'il présente comme l'un des principaux facteurs de basculement vers le totalitarisme, en appelant au maintien de l'esprit critique comme rempart démocratique.
Un discours de façade au service du pouvoir
Pour l'ancien ministre, l'imposteur ne croit pas aux valeurs qu'il invoque, celles-ci n'étant à ses yeux que des instruments de conquête et de domination. Son discours se veut celui d'un homme de foi, de justice et de sacrifice, alors que son véritable moteur resterait la recherche du pouvoir. Il estime que cette imposture porte toutefois en elle les germes de sa propre chute, se trahissant d'abord dans le langage : un verbe qui devient violent, une intolérance croissante à la contradiction et au débat, où toute critique se transforme en offense et tout contradicteur en ennemi.
Du culte de la personnalité au risque totalitaire
Mary Teuw Niane situe le danger à son sommet lorsque les disciples cessent d'admirer un homme pour commencer à le vénérer, le chef devenant alors un sauveur ou un prophète aux yeux de ses partisans, l'esprit critique s'effaçant devant la croyance. Il observe que les faits finissent néanmoins par s'accumuler : contradictions, scandales, compromissions et faiblesses humaines longtemps dissimulées viennent contredire le discours de vertu affiché, tandis que les fidèles, selon lui, préfèrent souvent invoquer le complot ou la persécution plutôt que d'admettre la réalité.
Il conclut que les faits possèdent une force que la propagande ne peut vaincre indéfiniment, entraînant tôt ou tard l'effondrement de l'adoration construite autour de l'imposteur, dont le peuple découvre alors, souvent trop tard, avoir confié son espérance à une illusion.
Un avertissement historique sur la fragilité des démocraties
S'appuyant sur l'histoire, le professeur rappelle que le culte de la personnalité constitue l'un des chemins les plus sûrs vers le totalitarisme, évoquant les exemples de Mussolini, Hitler ou Pol Pot pour souligner qu'aucune société n'est à l'abri lorsqu'elle renonce au doute et à la liberté de penser. Il affirme que la démocratie ne meurt pas seulement sous les coups des tyrans, mais s'affaiblit également lorsque les citoyens renoncent à exercer leur jugement critique et préfèrent croire un homme plutôt que les faits, estimant que les peuples perdent leur liberté progressivement, à mesure qu'ils cessent de questionner et de confronter les discours à la réalité.
Dans cette tribune, Mary Teuw Niane met en garde contre les mécanismes de l'imposture politique et du culte de la personnalité, qu'il présente comme l'un des principaux facteurs de basculement vers le totalitarisme, en appelant au maintien de l'esprit critique comme rempart démocratique.