L'épouse de Cheikh Ahmed Cissé parmi les 60 personnes poursuivies pour des passages illégaux à la frontière entre les États-Unis et le Canada



Une ressortissante sénégalaise de 24 ans figure parmi 60 personnes poursuivies par les autorités américaines pour des entrées illégales aux États-Unis depuis la frontière avec le Canada. Son arrestation au Vermont illustre la diversification des routes migratoires empruntées pour rejoindre le territoire américain.

Une ressortissante sénégalaise de 24 ans figure parmi les 60 personnes poursuivies par les autorités américaines dans le cadre d’une vaste série de procédures liées à des entrées illégales aux États-Unis par la frontière nord, dans l’État du Vermont, près du Canada.

Identifiée par les autorités américaines comme Maimouna Diakhate, la jeune femme a été interpellée le 20 juin 2026 après la découverte d’un groupe de migrants dissimulés dans une zone boisée près de Highgate, dans le Vermont.

Selon le document fourni, la Sénégalaise est également présentée comme l’épouse du prédicateur sénégalais actif sur les réseaux sociaux Cheikh Ahmed Cissé.

60 personnes poursuivies en six semaines

Le bureau du procureur des États-Unis pour le district du Vermont indique que les poursuites ont été engagées sur une période de six semaines, à partir du 22 mai 2026, dans un contexte de forte augmentation des franchissements illégaux de la frontière entre le Vermont et le Canada.

Les 60 personnes poursuivies sont originaires de 20 pays, ce qui illustre le caractère de plus en plus international de ces mouvements migratoires.

Parmi les nationalités citées figurent notamment celles du Sénégal, de la Mauritanie, de la Guinée, de l’Angola, de la Colombie, de l’Équateur, de la Chine, de l’Inde, de l’Iran, de la Jamaïque, du Mexique, de la Roumanie, de l’Espagne, de la Turquie et du Royaume-Uni.

Une intervention dans une zone boisée

D’après les éléments judiciaires rapportés, les agents de la Border Patrol ont détecté vers 16 heures ce qui semblait être un franchissement de la frontière.

Environ deux heures et demie plus tard, les agents ont découvert six personnes cachées dans les bois, à proximité d’une route rurale.

Le groupe comprenait notamment une ressortissante colombienne de 24 ans, Sidney Lauryn Parra Torres, ainsi qu’une femme originaire du Congo accompagnée de ses quatre enfants, âgés de deux à quatorze ans.

Maimouna Diakhate a ensuite été interpellée dans une résidence située à proximité.

Un véhicule soupçonné d’être lié à un trafic de migrants

Dans le secteur de Highgate, les autorités ont également retrouvé une Toyota Prius qui avait précédemment attiré leur attention dans le cadre de soupçons liés au transport de migrants.

Le véhicule a été arrêté et son conducteur identifié comme Oguzhan Yilmaz, un ressortissant turc âgé de 25 ans.

Les enquêteurs ont indiqué que Yilmaz avait reçu des paiements via Zelle de la part de Sidney Lauryn Parra Torres.

Ces éléments ont alimenté les investigations sur les conditions dans lesquelles certains migrants étaient transportés ou aidés à franchir la frontière.

La Sénégalaise plaide coupable

Selon les informations communiquées par les autorités américaines, Maimouna Diakhate a plaidé coupable le 22 juin devant le juge d’instance américain Kevin J. Doyle pour entrée illégale sur le territoire américain.

Elle a été condamnée à une peine correspondant au temps déjà passé en détention, ce qui signifie qu’elle n’a pas eu à effectuer une nouvelle période d’incarcération au titre de cette condamnation.

Une offensive plus large à la frontière nord

Le dossier de la ressortissante sénégalaise intervient dans le cadre d’un dispositif plus large de renforcement des contrôles à la frontière nord des États-Unis.

Sur les 60 personnes poursuivies, quatre ont été inculpées pour des faits criminels de trafic de migrants, tandis qu’une autre personne fait l’objet d’une accusation criminelle pour retour illégal aux États-Unis après une précédente expulsion.

Les autres personnes poursuivies, dont Maimouna Diakhate, ont été accusées de délit d’entrée illégale.

La frontière avec le Canada, nouvelle route migratoire vers les États-Unis

Ces procédures mettent en lumière une évolution des itinéraires migratoires vers les États-Unis.

Si la frontière sud avec le Mexique reste historiquement au centre de l’attention, les opérations menées dans le Vermont montrent que la frontière avec le Canada constitue également une voie empruntée par des migrants originaires de régions très diverses du monde.

La présence de ressortissants d’Afrique de l’Ouest, notamment du Sénégal, dans ces procédures témoigne de cette diversification des routes migratoires.

Les autorités américaines semblent ainsi renforcer leur surveillance de cette frontière septentrionale face à l’augmentation des tentatives de franchissement illégal.

Rédigé par le Mardi 11 Aout 2026 à 00:06