Au siège des Nations Unies à New York, la Journée internationale des Casques bleus a été commémorée vendredi par un hommage solennel aux femmes et aux hommes morts dans l’exercice de leurs fonctions sous le drapeau de l’ONU.
La cérémonie intervient au lendemain du décès d’un Casque bleu serbe de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, la FINUL, qui a succombé à ses blessures après un tir de mortier contre sa position dans le sud du pays.
« Malheureusement, comme nous le rappellent les événements de cette semaine, les Casques bleus continuent de risquer leur vie au service de la paix », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, après avoir déposé une gerbe devant le mémorial dédié aux près de 4 500 femmes et hommes morts au cours de près de huit décennies d’opérations de maintien de la paix.
Pour le Sénégal, qui possède une longue tradition de service dans le maintien de la paix des Nations Unies, la commémoration de cette année revêtait une signification particulière.
La cérémonie comprenait la remise de la Médaille capitaine Mbaye Diagne pour acte de courage exceptionnel, qui porte le nom du soldat de la paix sénégalais ayant sauvé des centaines de personnes pendant le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, avant d’être tué alors qu’il servait sous le drapeau de l’ONU.
Plus de 50 000 militaires, policiers et personnels civils servent actuellement au sein de 11 missions de maintien de la paix des Nations Unies réparties sur plusieurs continents, dans un contexte de conflits fragmentés, de contraintes financières et de pressions croissantes sur les opérations.
« Partout dans le monde, le Casque bleu des Nations Unies est un symbole d’espoir pour les populations dans leurs heures les plus sombres », a affirmé M. Guterres.
La Médaille capitaine Mbaye Diagne pour acte de courage exceptionnel est la plus haute distinction décernée par les opérations de maintien de la paix pour des actes de bravoure extraordinaires. Cette année, elle a été remise à titre posthume à l’Ukrainien Sergii Prykhodko, membre d’un équipage d’hélicoptère opérant pour la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud, la MINUSS.
En mars 2025, il s’était porté volontaire pour participer à une évacuation aérienne particulièrement risquée afin de secourir des soldats encerclés dans l’État du Haut-Nil. Malgré des garanties de passage en toute sécurité, l’appareil a été pris pour cible et il a été tué.
« Il est mort en tentant d’en sauver d’autres », a déclaré M. Guterres, s’adressant à la veuve et à la fille de M. Prykhodko.
La même distinction a été attribuée au sergent Matías Reyes, originaire d’Uruguay, qui continue de servir au sein de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, la MONUSCO.
En janvier 2025, alors que Goma sombrait dans les combats, il a quitté à plusieurs reprises la relative sécurité de la base onusienne pour aller chercher des soldats blessés sous le feu. Ses actions ont permis à 12 hommes grièvement atteints de recevoir des soins médicaux. « Ces hommes lui doivent la vie », a déclaré le Secrétaire général.
Le nom de cette médaille revêt une signification profonde pour le Sénégal et pour l’ensemble du maintien de la paix des Nations Unies. Le capitaine Mbaye Diagne, soldat de la paix sénégalais déployé au sein de la Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda, la MINUAR, est devenu célèbre pour son courage extraordinaire pendant le génocide des Tutsi en 1994. Avec des moyens limités et au péril de sa vie, il a sauvé des centaines de civils avant d’être tué dans l’exercice de ses fonctions.
Son héritage continue d’inspirer les Casques bleus déployés dans certains des environnements les plus dangereux au monde. La distinction qui porte son nom demeure l’une des plus rares du maintien de la paix des Nations Unies.
D’autres Casques bleus ont également été honorés pour leur service auprès des communautés, notamment la commandante indienne Abhilasha Barak, lauréate du prix de la personne parmi les militaires s’étant le mieux illustrée dans la défense de l’égalité des genres, et l’inspectrice allemande Stephanie Königs, désignée Policière des Nations Unies de l’année.
L’instant le plus solennel de la cérémonie est venu avec la remise de la Médaille Dag Hammarskjöld, décernée à titre posthume aux Casques bleus morts dans l’exercice de leurs fonctions. Au total, 68 noms ont été ajoutés cette année à la longue liste des disparus, dont 59 pour la seule année 2025. Ils venaient de 33 pays.
« Ils représentent ce que l’humanité a de meilleur : des femmes et des hommes prêts à tout risquer pour protéger les autres », a déclaré M. Guterres.
Plus tard dans la journée, le chef des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a rappelé que le budget annuel de l’ensemble des opérations de maintien de la paix s’élevait à 5,3 milliards de dollars américains, soit une somme équivalente à environ 16 heures de dépenses militaires mondiales. Les difficultés de trésorerie, a-t-il averti, ont déjà contraint l’ONU à réduire d’environ un quart les capacités de la plupart de ses missions, ce qui signifie moins de patrouilles et une protection moindre pour les civils.
Le thème retenu cette année par les Nations Unies, « Investir dans la paix », sonne ainsi comme un rappel autant qu’un avertissement.
Pour le Sénégal, l’héritage du capitaine Mbaye Diagne montre que le maintien de la paix n’est pas un idéal abstrait. C’est un engagement porté par des femmes et des hommes qui choisissent de protéger les autres, souvent au prix le plus élevé.
La cérémonie intervient au lendemain du décès d’un Casque bleu serbe de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, la FINUL, qui a succombé à ses blessures après un tir de mortier contre sa position dans le sud du pays.
« Malheureusement, comme nous le rappellent les événements de cette semaine, les Casques bleus continuent de risquer leur vie au service de la paix », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, après avoir déposé une gerbe devant le mémorial dédié aux près de 4 500 femmes et hommes morts au cours de près de huit décennies d’opérations de maintien de la paix.
Pour le Sénégal, qui possède une longue tradition de service dans le maintien de la paix des Nations Unies, la commémoration de cette année revêtait une signification particulière.
La cérémonie comprenait la remise de la Médaille capitaine Mbaye Diagne pour acte de courage exceptionnel, qui porte le nom du soldat de la paix sénégalais ayant sauvé des centaines de personnes pendant le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, avant d’être tué alors qu’il servait sous le drapeau de l’ONU.
Plus de 50 000 militaires, policiers et personnels civils servent actuellement au sein de 11 missions de maintien de la paix des Nations Unies réparties sur plusieurs continents, dans un contexte de conflits fragmentés, de contraintes financières et de pressions croissantes sur les opérations.
« Partout dans le monde, le Casque bleu des Nations Unies est un symbole d’espoir pour les populations dans leurs heures les plus sombres », a affirmé M. Guterres.
La Médaille capitaine Mbaye Diagne pour acte de courage exceptionnel est la plus haute distinction décernée par les opérations de maintien de la paix pour des actes de bravoure extraordinaires. Cette année, elle a été remise à titre posthume à l’Ukrainien Sergii Prykhodko, membre d’un équipage d’hélicoptère opérant pour la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud, la MINUSS.
En mars 2025, il s’était porté volontaire pour participer à une évacuation aérienne particulièrement risquée afin de secourir des soldats encerclés dans l’État du Haut-Nil. Malgré des garanties de passage en toute sécurité, l’appareil a été pris pour cible et il a été tué.
« Il est mort en tentant d’en sauver d’autres », a déclaré M. Guterres, s’adressant à la veuve et à la fille de M. Prykhodko.
La même distinction a été attribuée au sergent Matías Reyes, originaire d’Uruguay, qui continue de servir au sein de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, la MONUSCO.
En janvier 2025, alors que Goma sombrait dans les combats, il a quitté à plusieurs reprises la relative sécurité de la base onusienne pour aller chercher des soldats blessés sous le feu. Ses actions ont permis à 12 hommes grièvement atteints de recevoir des soins médicaux. « Ces hommes lui doivent la vie », a déclaré le Secrétaire général.
Le nom de cette médaille revêt une signification profonde pour le Sénégal et pour l’ensemble du maintien de la paix des Nations Unies. Le capitaine Mbaye Diagne, soldat de la paix sénégalais déployé au sein de la Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda, la MINUAR, est devenu célèbre pour son courage extraordinaire pendant le génocide des Tutsi en 1994. Avec des moyens limités et au péril de sa vie, il a sauvé des centaines de civils avant d’être tué dans l’exercice de ses fonctions.
Son héritage continue d’inspirer les Casques bleus déployés dans certains des environnements les plus dangereux au monde. La distinction qui porte son nom demeure l’une des plus rares du maintien de la paix des Nations Unies.
D’autres Casques bleus ont également été honorés pour leur service auprès des communautés, notamment la commandante indienne Abhilasha Barak, lauréate du prix de la personne parmi les militaires s’étant le mieux illustrée dans la défense de l’égalité des genres, et l’inspectrice allemande Stephanie Königs, désignée Policière des Nations Unies de l’année.
L’instant le plus solennel de la cérémonie est venu avec la remise de la Médaille Dag Hammarskjöld, décernée à titre posthume aux Casques bleus morts dans l’exercice de leurs fonctions. Au total, 68 noms ont été ajoutés cette année à la longue liste des disparus, dont 59 pour la seule année 2025. Ils venaient de 33 pays.
« Ils représentent ce que l’humanité a de meilleur : des femmes et des hommes prêts à tout risquer pour protéger les autres », a déclaré M. Guterres.
Plus tard dans la journée, le chef des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a rappelé que le budget annuel de l’ensemble des opérations de maintien de la paix s’élevait à 5,3 milliards de dollars américains, soit une somme équivalente à environ 16 heures de dépenses militaires mondiales. Les difficultés de trésorerie, a-t-il averti, ont déjà contraint l’ONU à réduire d’environ un quart les capacités de la plupart de ses missions, ce qui signifie moins de patrouilles et une protection moindre pour les civils.
Le thème retenu cette année par les Nations Unies, « Investir dans la paix », sonne ainsi comme un rappel autant qu’un avertissement.
Pour le Sénégal, l’héritage du capitaine Mbaye Diagne montre que le maintien de la paix n’est pas un idéal abstrait. C’est un engagement porté par des femmes et des hommes qui choisissent de protéger les autres, souvent au prix le plus élevé.