Le 9 février, Meta (maison mère d’Instagram) et YouTube, propriété de Google, ont comparu devant un jury de la cour supérieure du comté de Los Angeles. Il s’agit de l’un des premiers procès américains de ce type à être jugé par un jury populaire.
À l’origine de la procédure, une plaignante de 20 ans, identifiée par les initiales « KGM », affirme avoir subi de lourds dommages psychologiques après une exposition précoce et prolongée aux réseaux sociaux. Selon son avocat, Mark Lanier, elle a commencé à utiliser YouTube dès l’âge de six ans et Instagram à neuf ans, publiant 284 vidéos sur YouTube avant même la fin de l’école primaire.
Accusations d’addiction délibérément conçue
Lors de sa plaidoirie, l’avocat de la plaignante a accusé les plateformes d’avoir « ingénié une addiction dans le cerveau des enfants », s’appuyant sur des documents internes et des recherches menées par les entreprises elles-mêmes.
« Ils ne se contentent pas de construire des applications, ils construisent des pièges », a-t-il déclaré devant les jurés.
TikTok et Snap, également visés au départ, ont conclu des accords amiables confidentiels avant l’ouverture du procès. Les analystes juridiques considèrent cette affaire comme un procès pilote, susceptible d’influencer des centaines de plaintes similaires à travers le pays.
La défense invoque l’absence de consensus scientifique
Les avocats de Meta contestent fermement ces accusations. Ils soutiennent qu’il n’existe pas de consensus scientifique établissant l’addiction aux réseaux sociaux et estiment que les troubles psychologiques de la plaignante sont liés à des facteurs personnels : conflits familiaux, violences émotionnelles, harcèlement scolaire ou problèmes d’image corporelle.
De son côté, YouTube rejette les accusations. Son porte-parole, Jose Castaneda, a déclaré que « les allégations contenues dans ces plaintes sont tout simplement fausses ».
Plusieurs dirigeants de premier plan, dont le PDG de Meta Mark Zuckerberg et le patron d’Instagram Adam Mosseri, devraient témoigner au cours d’un procès appelé à durer plusieurs semaines.
Un enjeu mondial
Au-delà de ce procès, la question de l’impact des réseaux sociaux sur les mineurs prend une dimension internationale. Le verdict pourrait peser lourdement sur la manière dont les plateformes sont conçues et régulées.
D’autres procédures sont déjà en cours aux États-Unis, notamment au Nouveau-Mexique, où Meta est accusé de ne pas avoir protégé des mineurs contre l’exploitation sexuelle. En juin, un autre procès majeur en Californie opposera des districts scolaires aux réseaux sociaux.
À l’étranger, l’Australie a interdit l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. La France appliquera une interdiction similaire pour les moins de 15 ans à partir de septembre. De son côté, la Commission européenne a récemment pointé le « design addictif » de TikTok comme une possible violation du droit de l’Union européenne.
À l’origine de la procédure, une plaignante de 20 ans, identifiée par les initiales « KGM », affirme avoir subi de lourds dommages psychologiques après une exposition précoce et prolongée aux réseaux sociaux. Selon son avocat, Mark Lanier, elle a commencé à utiliser YouTube dès l’âge de six ans et Instagram à neuf ans, publiant 284 vidéos sur YouTube avant même la fin de l’école primaire.
Accusations d’addiction délibérément conçue
Lors de sa plaidoirie, l’avocat de la plaignante a accusé les plateformes d’avoir « ingénié une addiction dans le cerveau des enfants », s’appuyant sur des documents internes et des recherches menées par les entreprises elles-mêmes.
« Ils ne se contentent pas de construire des applications, ils construisent des pièges », a-t-il déclaré devant les jurés.
TikTok et Snap, également visés au départ, ont conclu des accords amiables confidentiels avant l’ouverture du procès. Les analystes juridiques considèrent cette affaire comme un procès pilote, susceptible d’influencer des centaines de plaintes similaires à travers le pays.
La défense invoque l’absence de consensus scientifique
Les avocats de Meta contestent fermement ces accusations. Ils soutiennent qu’il n’existe pas de consensus scientifique établissant l’addiction aux réseaux sociaux et estiment que les troubles psychologiques de la plaignante sont liés à des facteurs personnels : conflits familiaux, violences émotionnelles, harcèlement scolaire ou problèmes d’image corporelle.
De son côté, YouTube rejette les accusations. Son porte-parole, Jose Castaneda, a déclaré que « les allégations contenues dans ces plaintes sont tout simplement fausses ».
Plusieurs dirigeants de premier plan, dont le PDG de Meta Mark Zuckerberg et le patron d’Instagram Adam Mosseri, devraient témoigner au cours d’un procès appelé à durer plusieurs semaines.
Un enjeu mondial
Au-delà de ce procès, la question de l’impact des réseaux sociaux sur les mineurs prend une dimension internationale. Le verdict pourrait peser lourdement sur la manière dont les plateformes sont conçues et régulées.
D’autres procédures sont déjà en cours aux États-Unis, notamment au Nouveau-Mexique, où Meta est accusé de ne pas avoir protégé des mineurs contre l’exploitation sexuelle. En juin, un autre procès majeur en Californie opposera des districts scolaires aux réseaux sociaux.
À l’étranger, l’Australie a interdit l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. La France appliquera une interdiction similaire pour les moins de 15 ans à partir de septembre. De son côté, la Commission européenne a récemment pointé le « design addictif » de TikTok comme une possible violation du droit de l’Union européenne.