JOJ 2026, sécurité au Sahel et loi anti-homosexualité : ce qu'a dit Diomaye Faye à l'ONU



Au-delà des enjeux financiers, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est revenu, dans un entretien à RFI et France 24, sur plusieurs dossiers sensibles à quelques semaines des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) que Dakar accueillera, une première pour le continent africain. Il a assuré que les infrastructures étaient prêtes et que le dispositif de sécurité continuait d'être renforcé.

Interrogé sur le risque de contagion de l'instabilité malienne, le chef de l'État a reconnu que « le terrorisme n'a pas de frontière » et que le Sénégal ne pouvait se dire à l'abri des groupes armés actifs dans la sous-région. Il a évoqué une coopération sécuritaire renforcée avec les pays voisins, incluant échange de renseignement et patrouilles communes.

En tant que président en exercice de la CEDEAO, il a annoncé la nomination de l'ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté comme médiateur spécial chargé de renouer le dialogue avec les trois pays de l'Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger), sortis de l'organisation régionale. Il a affirmé vouloir garantir la libre circulation des personnes et des biens entre les deux blocs.

Sur la loi criminalisant l'homosexualité, promulguée le 31 mars et critiquée par plusieurs partenaires internationaux, Diomaye Faye a défendu la souveraineté législative du Sénégal, comparant la situation à la légalisation du mariage homosexuel dans certains pays occidentaux. Il a également rejeté l'idée que le Sénégal servirait de « sous-traitant » à la politique migratoire européenne, insistant sur la protection des migrants secourus en mer plutôt que sur leur refoulement.

Rédigé par le Jeudi 24 Septembre 2026 à 22:05