Le Honduras a officiellement tourné la page de quatre années de gouvernance de gauche. Le conservateur Nasry Asfura a été proclamé président de la République mercredi 24 décembre, à l’issue d’un scrutin disputé dont les résultats définitifs ont été annoncés trois semaines après le vote par le Conseil national électoral (CNE).
Avec 40,1 % des suffrages, l’homme d’affaires devance de justesse le présentateur de télévision Salvador Nasralla (39,53 %), tandis que Rixi Moncada, candidate de la présidente sortante Xiomara Castro, arrive en troisième position avec 19,19 %. Ce délai prolongé et les interruptions répétées du dépouillement ont alimenté de fortes tensions politiques et des accusations de fraude, même si les missions d’observation de l’OEA et de l’Union européenne n’ont relevé aucune irrégularité majeure.
Surnommé « Tito » ou « Papi », Nasry Asfura, 67 ans, est né à Tegucigalpa dans une famille d’origine palestinienne. Entrepreneur prospère dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, il a bâti l’une des plus importantes entreprises de construction du pays après des études inachevées en génie civil. Figure du Parti national (PN), il s’est fait connaître du grand public en tant que maire de la capitale pendant deux mandats consécutifs, entre 2014 et 2022, période durant laquelle il a multiplié les projets d’infrastructures pour désengorger la ville.
Son parcours n’est toutefois pas exempt de controverses. Accusé par le passé de détournement présumé de fonds municipaux, il n’a jamais été poursuivi après une décision de la Cour suprême. Son nom est également apparu dans les Pandora Papers, sans qu’aucune procédure judiciaire n’aboutisse. Malgré ces zones d’ombre, Asfura cultive une image d’homme pragmatique, discret et travailleur.
Sur le plan politique, le nouveau président promet de relancer l’économie, d’attirer les investissements étrangers et de renforcer la lutte contre l’insécurité liée aux gangs et au narcotrafic. Il a également affiché sa volonté de se rapprocher de Taïwan, rompant avec la ligne diplomatique de la présidente sortante, qui avait rétabli les relations avec la Chine en 2023.
Son élection est saluée à Washington comme une victoire stratégique. Proche de Donald Trump, Nasry Asfura bénéficie du soutien explicite des États-Unis, principal partenaire économique du Honduras. Le chef de la diplomatie américaine a rapidement qualifié son succès de « clair » et « incontestable », soulignant la coopération attendue sur les questions migratoires, sécuritaires et économiques. Dans un pays profondément polarisé et marqué par l’influence historique des forces armées, le nouveau président devra désormais transformer cette victoire serrée en stabilité politique durable.
Avec 40,1 % des suffrages, l’homme d’affaires devance de justesse le présentateur de télévision Salvador Nasralla (39,53 %), tandis que Rixi Moncada, candidate de la présidente sortante Xiomara Castro, arrive en troisième position avec 19,19 %. Ce délai prolongé et les interruptions répétées du dépouillement ont alimenté de fortes tensions politiques et des accusations de fraude, même si les missions d’observation de l’OEA et de l’Union européenne n’ont relevé aucune irrégularité majeure.
Surnommé « Tito » ou « Papi », Nasry Asfura, 67 ans, est né à Tegucigalpa dans une famille d’origine palestinienne. Entrepreneur prospère dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, il a bâti l’une des plus importantes entreprises de construction du pays après des études inachevées en génie civil. Figure du Parti national (PN), il s’est fait connaître du grand public en tant que maire de la capitale pendant deux mandats consécutifs, entre 2014 et 2022, période durant laquelle il a multiplié les projets d’infrastructures pour désengorger la ville.
Son parcours n’est toutefois pas exempt de controverses. Accusé par le passé de détournement présumé de fonds municipaux, il n’a jamais été poursuivi après une décision de la Cour suprême. Son nom est également apparu dans les Pandora Papers, sans qu’aucune procédure judiciaire n’aboutisse. Malgré ces zones d’ombre, Asfura cultive une image d’homme pragmatique, discret et travailleur.
Sur le plan politique, le nouveau président promet de relancer l’économie, d’attirer les investissements étrangers et de renforcer la lutte contre l’insécurité liée aux gangs et au narcotrafic. Il a également affiché sa volonté de se rapprocher de Taïwan, rompant avec la ligne diplomatique de la présidente sortante, qui avait rétabli les relations avec la Chine en 2023.
Son élection est saluée à Washington comme une victoire stratégique. Proche de Donald Trump, Nasry Asfura bénéficie du soutien explicite des États-Unis, principal partenaire économique du Honduras. Le chef de la diplomatie américaine a rapidement qualifié son succès de « clair » et « incontestable », soulignant la coopération attendue sur les questions migratoires, sécuritaires et économiques. Dans un pays profondément polarisé et marqué par l’influence historique des forces armées, le nouveau président devra désormais transformer cette victoire serrée en stabilité politique durable.