Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des vagues d’arrestations liées à des poursuites pour actes contre nature et transmission volontaire du VIH, alimentant un débat national déjà sensible.
L’APR dénonce une « volte-face »
Dans un communiqué au ton ferme, l’Alliance pour la République (APR), par la voix de son porte-parole Alioune Badara Coulibaly, accuse le PASTEF d’incohérence.
« On ne criminalise plus, on pénalise durement », résume-t-il, estimant que la nouvelle ligne rompt avec les engagements annoncés avant l’accession au pouvoir. Selon l’APR, le gouvernement chercherait à justifier son positionnement en invoquant le risque d’accusations de violations des droits humains.
À la tribune, Ousmane Sonko a déclaré : « Avec cette nouvelle loi, on peut avoir ce qu’on cherche. Alors que si nous criminalisons, ceux qui étaient là pendant douze ans sans jamais le faire vont chanter partout que nous bafouons les droits humains. » Une explication que l’APR qualifie de « dérobade ».
Le rappel du précédent régime
Le parti évoque également la visite de Jean-Luc Mélenchon, qui s’était félicité de son engagement en faveur des droits des homosexuels en France, sans susciter, selon l’APR, de réaction ferme des nouvelles autorités sénégalaises.
À l’inverse, l’APR met en avant la position constante de l’ancien président Macky Sall. Dès 2014, celui-ci affirmait que le Sénégal n’était « pas prêt à dépénaliser l’homosexualité », des propos tenus notamment devant Barack Obama puis réitérés face à Justin Trudeau, en invoquant la spécificité culturelle et religieuse du pays.
Un débat toujours ouvert
Pour Alioune Badara Coulibaly, la question demeure : pourquoi le PASTEF ne va-t-il pas jusqu’à la criminalisation annoncée par certains de ses partisans ? L’APR souligne que, malgré l’alourdissement des peines — désormais de cinq à dix ans contre un à cinq ans auparavant — le cadre juridique resterait fondamentalement inchangé.
Cette nouvelle séquence politique confirme que la question de l’homosexualité demeure un marqueur idéologique fort dans le débat public sénégalais, entre impératifs juridiques, considérations socioculturelles et enjeux politiques.
L’APR dénonce une « volte-face »
Dans un communiqué au ton ferme, l’Alliance pour la République (APR), par la voix de son porte-parole Alioune Badara Coulibaly, accuse le PASTEF d’incohérence.
« On ne criminalise plus, on pénalise durement », résume-t-il, estimant que la nouvelle ligne rompt avec les engagements annoncés avant l’accession au pouvoir. Selon l’APR, le gouvernement chercherait à justifier son positionnement en invoquant le risque d’accusations de violations des droits humains.
À la tribune, Ousmane Sonko a déclaré : « Avec cette nouvelle loi, on peut avoir ce qu’on cherche. Alors que si nous criminalisons, ceux qui étaient là pendant douze ans sans jamais le faire vont chanter partout que nous bafouons les droits humains. » Une explication que l’APR qualifie de « dérobade ».
Le rappel du précédent régime
Le parti évoque également la visite de Jean-Luc Mélenchon, qui s’était félicité de son engagement en faveur des droits des homosexuels en France, sans susciter, selon l’APR, de réaction ferme des nouvelles autorités sénégalaises.
À l’inverse, l’APR met en avant la position constante de l’ancien président Macky Sall. Dès 2014, celui-ci affirmait que le Sénégal n’était « pas prêt à dépénaliser l’homosexualité », des propos tenus notamment devant Barack Obama puis réitérés face à Justin Trudeau, en invoquant la spécificité culturelle et religieuse du pays.
Un débat toujours ouvert
Pour Alioune Badara Coulibaly, la question demeure : pourquoi le PASTEF ne va-t-il pas jusqu’à la criminalisation annoncée par certains de ses partisans ? L’APR souligne que, malgré l’alourdissement des peines — désormais de cinq à dix ans contre un à cinq ans auparavant — le cadre juridique resterait fondamentalement inchangé.
Cette nouvelle séquence politique confirme que la question de l’homosexualité demeure un marqueur idéologique fort dans le débat public sénégalais, entre impératifs juridiques, considérations socioculturelles et enjeux politiques.